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Mardi 19 février 2008
Nous voilà de nouveau en Thaïlande, plus exactement à Kon Khaen, choyés par la famille d’Ae et donc la belle-famille de Florian. Enfin, serais-je tenté de dire, tant ce fut dur de s’extirper du piège tendu par le Laos dans le petit village de Vang Vieng.

A vrai dire on s’en doutait, d’après les propos tenus par les différentes personnes rencontrées auparavant et qui étaient passées par ce petit village d’apparence tranquille lové au milieu d’une vallée au bord de la rivière et entouré de montagne fines et verticales, sortes d’obus naturels recouverts de végétation.

Et dès notre arrivée, le piège se refermait sur nous. Première étape, trouver un hôtel, chose beaucoup plus compliquée que prévu et preuve de l’engouement touristique que suscite Vang Vieng. Pendant que le Waras se pose au milieu de la rue principale avec une petite pancarte indiquant notre recherche, Hicham et moi commençons à arpenter les 3, 4 rues qui forment le village à la recherche d’une chambre. Une recherche qui dure près de 2 heures durant lesquelles, à chaque porte, nous est donnée la même réponse « full ». On se sépare et c’est l’occasion pour moi de connaître la ville. Une rue principale bordée de Guest house dont le rez-de-chaussée est transformé en salle de TV passant en boucle les épisodes de la fameuse série Friends. Assez dépaysant après la nature sauvage du nord et, à vrai dire, assez navrant !

Faire des milliers de Kms pour s’entasser devant une télé passant la serie la plus populaire et mondialement connue, ca fait un peu de la peine mais ca semble ravir les anglophones de passage par ici.

Pas trop de succès dans cette rue, qui est évidemment la plus prisée, je me dirige donc vers les bords de la rivière. A cet endroit changement radical, les Guest house sont bien plus roots et jolies, des airs de guitares s’échappent au milieu d’odeurs voluptueuses avec vue sur la rivière, mais toujours la même réponse.

Je tombe alors sur un panneau Island Bar bungalow. Je suis sa direction et après avoir traversé un petit pont de bambou pas très rassurant, nouveau changement d’ambiance. Les bars en plein air se succèdent tous sur le même modèle mais avec des musiques différentes. Pour le modèle, il s’agit de bars entourés de bungalows ouverts où sont installés des hamacs, éclairés par la seule lumière d’un grand feu centrale et de quelques guirlandes lumineuses. Il n’est que 20 heures, les bars sont déserts mais ca n’empêche pas les propriétaires de booster la musique. Un coin rock, un autre reggae, puis musique plus dansante de la pop a la techno. Pour tous les gouts. Par contre au niveau des lits choux blanc !

Je m’apprête à rejoindre mes compères, lorsque, au moment de franchir un autre pont je me fais aborder par Dominique (ca ne s’invente pas), le lady boy du coin. Apres deux minutes il me propose de revenir avec mes amis planter notre tente devant sa Guest house… Un peu risque, mais c’est la seule solution pour le moment donc je la garde au cas où... Heureusement de retour auprès de Cédric, point de rendez-vous, Hicham m’annonce avoir trouvé une chambre pour 3, à 6 euros la nuit... Un petit peu à l’ écart de la ville, mais vue la situation, on ne fait pas la fine bouche et on se met en route. 10 petites minutes de marche et on prend donc nos appartements dans une petite chambre bien propre. Le patron a l’air sympa, on valide !

Quelques minutes pour se changer et on repart direction la ville pour manger et boire un coup. On évite les bars à Friends et après un repas rapide on se dirige vers l’Island bar et son bar apparemment le plus populaire : le smile bar. On ne croise pas grand monde sur la route jusqu'à l’entrée du bar où c’est l’explosion. Même modèle que tous les autres bars de l’ile, mais cette fois, blindé de touristes. Ca danse autour du feu, ca mate dans les hamacs et partout ca boit les fameux buckets. On y retrouve Anna, la hollandaise rencontrée a Luang Prabang, qui nous donne quelques plans, mais on n’a pas vraiment le temps de profiter de la soirée car comme partout au Laos, le couvre feu sévit et, à minuit, la musique est arrêtée.

Pas plus mal, le voyage en bus et la recherche de chambre m’ont épuisé, on rentre donc, après une soirée que l’on qualifiera de repérage, se coucher en se disant que l’endroit va vraiment bien nous plaire.

Lendemain, réveil avec le beau temps. On décide de continuer l’exploration de la ville. On se renseigne pour la location de moto, le tubing (j’y reviendrai plus tard), et l’exploration des grottes. Ca, plus des bons petits repas, la découverte des happy menu, et un tour sur Internet et la journée s’achève. Retour donc a l’hôtel pour se changer et profiter de la vue magnifique sur les montagnes et les champs. Encore une fois la chance nous a sourit ! Trouvé à l’arrache, cet hôtel bien qu’à dix minutes du centre est parfait. Calme, vraiment pas cher, propre, avec une vue splendide et une famille d’accueil adorable… C’est d’ailleurs avec eux que l’on passe le début de soirée à jouer au foot avec les gamins où à la pétanque (sport national, héritage du « passage » français au Laos) avec les plus grands.

Les différentes parties sont arrêtées par la nuit, signe pour nous de retrouver le smile bar !

La soirée se passe bien, mais rien de fabuleux, je n’arrive pas à me lâcher avec l’anglais donc pas facile de rencontrer des gens. Surtout que tous semblent en bande. On danse quand même, une bonne soirée mais encore une fois à minuit on est couchés !

Ca tombe bien on veut se motiver à se lever tôt le matin pour partir a l’attaque d’une des activités que propose la région. Mais cette belle motivation est tuée par le temps. Sans pleuvoir il fait gris, et trop froid pour la baignade ou la moto. On passe donc la journée à se balader dans le village. Cédric, un peu fatigué des derniers jours nous quitte pour terminer l’ultime tome d’Harry Potter et on se dirige donc avec Hicham sur l’ile voir a quoi elle ressemble en plein jour. Le tour est rapide et on se pose au Lucky bar en bordure de rivière attendre le coucher du soleil. On y voit défiler quelques touristes sur leurs bouées terminant leurs sessions tubing. Ils semblent avoir froid et n’ont pas trop le sourire ca ne donne pas envie. Pourtant sur le papier tout semble nickel. On remonte la rivière sur 3 kilomètres en tuk-tuk où l’on est lâché sur d’immenses chambres à air pour rejoindre le village via la rivière grâce au courant. Sur le chemin quelques bars sont censés agrémenter le voyage de leurs buckets... On met donc le manque d’entrain apparent des gens sur le compte de la température de l’eau et on se décide à n’entreprendre cette descente qu’avec un beau ciel bleu !

La soirée progresse notre état de forme aussi, grâce a un thé régénérassent ! On squatte alors autour du feu, occasion de rencontrer James, un anglais bien sympa vivant à Bangkok et squattant le Laos pour renouveler son visa thaï. Un peu de percu, on tchatche et on se dirige à nouveau avec le Chamo vers le smile bar.

Mais ce soir pas d’envie de danser ou de boire, juste celle d’observer les gens à l’ écart sur un hamac. On squatte donc dans un des petits bungalows qui entourent le feu et on rigole bien en regardant tous ces gens faire la fête. Au bout d’une heure, alors qu’il nous semble être minuit, un australien débarque et nous demande s’il peut squatter la moitie de la cahute avec nous. Bien sur on accepte avec plaisir, sauf qu’il n’est pas seul... en 2 minutes une bonne quinzaine de personnes se retrouvent dans le bungalow à cote de nous. Une situation qui nous rappelle Tulum avec le même chamo. La moitie du bungalow pour nous deux et nos hamacs, l’autre moitie pour 15 touristes entasses par terre. Du coup, on part en crise de rire à se rappeler ce bon moment, un rire encore plus franc lorsque l’on apprend qu’il n’est que 21h30, ce qui n’est pas du gout d’une anglaise qui essaye de nous faire comprendre que ce serait bien de s’en aller. Je lui fais alors comprendre qu’elle risque de se retrouver avec le bucket (que Hicham a finalement acheté) sur la tète, et que son brushing de Cocker aurait du mal à y résister. L’australien lui explique qu’on est la depuis bien longtemps et elle repart énervée vite suivie par le reste de la bande enfin décidé à aller onduler les corps autour du feu. Retour a la tranquillité et on reprend notre travail d’observation qui porte notre regard sur Dominique toujours fidele au poste. Il vient nous saluer comme à chaque fois et nous demande des nouvelles du Waras. Celui-ci semble avoir la cote il sera ravi de l’entendre le lendemain. Quelques minutes plus tard, juste devant nous, un anglais de la bande précédente s’écroule jambe à l’extérieur, complètement cuit ! Dominique, à l’affut, ne laisse pas filer l’occasion et entreprend une petite danse de réveil, dos tourné à sa proie bien évidemment... Celle-ci se réveille et semble ravi que dans cet instant de solitude une jeune demoiselle s’intéresse a lui, il se redresse, la prend par la taille et ni une ni deux, notre lady boy l’embarque vers la rivière…. Sous l’œil discret de l’appareil photo de l’un des amis de la victime qui se transforme en Paparazzi. Avec Hicham, le rire devient crise et les abdos sont de plus en plus douloureux. Ca semble contagieux car lorsque notre ami photographe montre ses œuvres à toute la bande, le fou rire est généralisé. Heureusement, certains vrais amis du malheureux volent à son secours, et, au bout de quelques minutes celui-ci revient tout penaud, alors que Dominique réapparait visiblement irrité(e) de ne pas avoir achevé sa proie.

C’est sur ce grand moment que l’on décide de rentrer. Encore une fois, on n’aura pas rencontré de gens, mais on aura bien rigolé et on se motive pour se lever tôt !

Mission facilement accomplie, mais encore une fois le soleil ne semble pas vouloir nous sourire. Les activités sont une nouvelle fois repoussées, le programme est donc le même que les jours précédents. Balade dans la ville, Internet, passage devant les rediffusions de Friends qui continuent à tourner en boucle, repas et on squatte un peu la Guest house avec la famille. On se décide à partir le lendemain, tant pis pour tubing. On part boire un dernier verre en ville dans un nouveau bar le « Oh la la » (on comprendra plus tard pourquoi).

Une étape qui va totalement transformer notre passage a Vang Vieng.

19 heures, on s’installe donc au bar. Le serveur, Tony, est Irlandais et décide de s’occuper de nous. Le Waras flaire l’embuscade et part manger. On commande donc un petit bucket de Lao Whisky. Toujours la même recette, la moitie du seau est occupe par le whisky local et le reste par du coca et du red bull, le tout glacé. Tout se passe bien jusqu'à ce que Tony décide de nous faire gouter le Lao Lao du patron, ce fameux alcool de riz a 50% qui nous a fait tant de mal par le passé. On rigole bien et toutes les 20 minutes il revient à la charge avec ses petits shooter, « cadeaux » de la maison. Une chilienne et une irlandaise s’installe à cote de nous. Trop content de parler espagnol, je tchatche donc la première (dont je ne me rappelle plus le prénom) pendant qu’Hicham danse. Le Waras revient 1h30 plus tard et…. Je me réveille dans mon lit, vêtements pliés à cotés ! Aucun souvenir, trou noir total... J’attends le réveil du Chamo, chose qui ne m’apporte rien car lui se rappelle exactement de la même chose. Je vais donc vers la chambre du Waras (qui a décidé de s’exiler pour fuir ceux qu’il surnomme gentiment le bruit et l’odeur) mais porte fermée il semble déjà en ville. On croise notre voisin japonais, avec qui on avait fait un rapide concert guitare didjeridoo bien sympa la veille. Il nous apprend que l’on est rentrés vers 23 heures mais rien de plus. On vérifie nos poches, tout y est voir trop, seules nos chaussures ont disparues !

On retourne donc sur les lieux du crime en savoir un peu plus. Du bout de la rue, Tony nous reconnaît et nous saute dans les bras. Il semble qu’il soit devenu notre ami ! Lui se rappelle et commence à nous expliquer. On s’est mis à danser comme des fous puis Hicham a disparu de la soirée. J’en ai alors profité pour me rapprocher de la Chilienne lorsque le patron a retrouvé Hicham… en train de dormir dans le petit jardin intérieur caché entre un arbre et un fourré. Ils ont du m’extirper de ma discussion pour que je m’occupe de lui. Et l’on est parti pieds nus jusqu'à la chambre, lui car il a oublié ses claquettes dans son lit provisoire (mais on les retrouve lors de la reconstitution), et moi car les miennes n’ont pas résisté aux pas de danse enflammés et ont rendu l’âme !

Mais apparemment tout s’est passé avec le grand sourire et tout le monde dans le bar semble très content de nous revoir… Bref ca y est, on est connu. Dans la foulée le Waras débarque du cyber d’à coté et nous raconte sa version, pas très éloignée de celle de Tony. De retour du resto il nous a trouvé en furie en train de danser, parler, jouer avec mon chapeau… Décalé, sans comprendre pourquoi (seulement 1h30 d’absence), il a préféré nous laisser à la fête et rentrer tranquille.

Bref une grosse partie du mystère est résolue, seule reste une inconnue non racontable.

Mais la bonne nouvelle du jour est que le beau temps est revenu. On se décide un peu dans le pâté à partir pour le tubing, rite initiatique de Vang Vieng. On part se changer, louer les bouées, on embarque dans un tuk-tuk et 10 minutes plus tard on se retrouve les fesses d’en l’eau à descendre la rivière… Et c’est le moment où l’on comprend tout !!! Pourquoi il n’y a personne la journée en ville alors que les hôtels sont pleins, pourquoi le tubing est populaire, pourquoi tous les gens semblent se connaître lors des soirées et pourquoi tout le monde est bourré à minuit… En fait le tubing n’est qu’une excuse pour faire la fête tout l’après-midi. Sur l’eau on peut distinguer une centaine de bouées, entendre de la musique à fond et au bout de quelques mètres sur l’eau rencontrer le premier bar. Les buckets sont la, les touristes aussi pour l’instant calmes ; ce n’est que la première escale. On repart après 20 minutes et un bucket (Cédric rescapé de la veille nous est d’un grand secours), plus joyeux. 200 metres plus loin nouveau bar et un peu plus d’ambiance. Un grand saut à faire dans la rivière après s’être suspendu à la tarzan à une liane, la musique un peu plus forte, les gens un peu plus chauds. On y retrouve James et ses potes et on commence à rencontrer de plus en plus de monde. Les nanas semblent très libertines et s’écrivent des invitations à la débauche sur le corps. L’occasion pour moi d’enrichir mon anglais de nouvelles expressions dont le fameux « motorboat me », avec un verre offert au premier d’entre vous qui trouvera ce que cela signifie !

On repart à nouveau à l’assaut de la rivière et on est franchement en forme. On parcourt 500 mètres et on arrive à… Ibiza, ou en tous cas a l’image que je m’en fais ! 500 jeunes en train de danser, boire, s’enlacer, jouer au volley, sauter dans l’eau après une tyrolienne… le tout en maillot de bain. C’est noël ! J’y retrouve Tony plus en forme que jamais.

Cédric et Hicham jouent pour moi les rabatteurs, et je rencontre ainsi de plus en plus de monde. Majoritairement irlandais (décidemment j’adore ce peuple), des hollandais, et des Israéliens (décidemment, j’ai du mal avec eux). Un après-midi de folie donc, mais la nuit tombe et il nous faut rejoindre le village 2 Km plus bas. On commence en bouée mais on se rend vite compte que ce sera impossible donc on se rabat sur le tuk-tuk qui, question d’habitude, nous attend de l’autre coté de la rivière. On est 8 à l’intérieur et le retour se fait en chanson, ou plutôt en hurlements ! A peine arrives, Cédric commence un show dont il a le secret et nous fait bien rire. On file vers le Oh la la ou Tony et tous les irlandais(es) nous attendent déjà. On enchaine, on rigole, on danse, on rencontre toujours plus de monde… puis direction le smile ou cette fois ci, on connaît 80% des gens présents. La soirée est donc forcément différente et après des étapes anglaises et israéliennes je finis la soirée au Chili après avoir retrouvé ma belle de la veille.

Hicham rentre on ne sait comment et Cédric finit la soirée avec un irlandais à le chambrer sur la défaite de son pays contre la France deux jours plus tôt.

Le lendemain, le réveil est forcement plus difficile. On part prendre le déjeuner au Oh la la et c’est officiel on connaît tout le monde. On refait le match avec tous ces invites surprises, je retrouve ma Chilienne que je perds aussitôt, et on retourne à l’hôtel pour une sieste bien méritée. Cette fois-ci c’est sur, on part le lendemain pour Vientiane. On retourne donc dire au revoir à tout le monde quand une nouvelle embuscade me tend les bras. Mais celle-là est des plus agréables.

Je laisse quelques instants Cédric et Hicham au bar pour aller faire du change, et j’y rencontre Sandra, une petite bombe blonde canadienne qui m’aborde direct. On discute 5 minutes et elle m’accompagne rejoindre mes compères. La chilienne ayant disparu de la circulation je me laisse charmer et finit la soirée avec elle. Forcement je me réveille tard et le départ est à nouveau repousse d’une journée.

Cette fois-ci, la répétition des fêtes a enfin raison de notre motivation et on passe la journée à se reposer à la Guest house. On a déjà dit au revoir a tout le monde, donc pas de raison de retourner en ville, on se couche tôt et, enfin, le lendemain on recharge les sacs a dos, direction la station de bus pour rejoindre Vientiane, capitale et dernière étape laotienne. Un trajet que l’on aurait pu effectuer en kayak pour une belle expérience mais les aléas climatiques ne nous ont pas permis de nous lancer dans cette aventure. Vang Vieng nous tend alors un dernier piège, le bus de 10 heures étant complet. Mais on achète nos billets pour 13 heures et on patiente dans un resto a cote de la gare. Le moment de constater avec regret que le temps et les activites mouillees ne nous ont pas permis de prendre de photo de cet endroit magique!

13h30, enfin nous sommes sur la route. Un trajet rapide, 3 grosses heures étant suffisantes pour rejoindre la capitale que l’on atteint vers 17 heures. On croise le soleil qui part se coucher derrière le Mékong, ultime frontière avec la Thaïlande qui observe Vientiane depuis l’autre rive. Pas le temps d’en profiter il nous faut à nouveau trouver un hôtel. Cette fois 20 petites minutes suffisent à trouver notre bonheur. C’est notre dernière nuit à 3 car Hicham doit partir le lendemain retrouver sa douce Kéké à Bangkok. On ne célèbre même pas l’événement, et après un bon repas on va se coucher pour effacer complètement la fatigue accumulée.

Le réveil suivant s’effectue donc tôt, vers 7 heures pour le Chamo et moi. On laisse le Waras finir sa nuit, trouve un hôtel avec chambre de deux, dépose nos affaires et laisse un mot au Waras pour qu’il fasse de même à son réveil. J’en profite aussi pour emmener mon linge à laver pendant que Hicham, après s’être fait chiper la dernière place de train devant ses yeux, achète son billet de bus pour la capitale de Thaïlande cette fois.

On enchaine par une petite visite de la ville, deux trois temple bien jolis (on en a pas vu depuis longtemps donc ca fait plaisir), la maison blanche laotienne
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, le ministère des finances (à l’intérieur duquel flottent côte à côte les drapeaux laotien et communiste, j’aime ce pays), 
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l’arc de triomphe local Patuxai, 
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pour finir après 3 bonnes heures de marche au Pha That Luang, le monument le plus sacré du pays. 
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Celui-ci n’ouvrant qu’à 13 heures, on met a profit la demi-heure qui reste pour manger dans un petit resto excellent. Service et cuisine 4 étoiles pour un prix vraiment dérisoire. La visite ensuite est rapide, les alentours et les quelques temples présentent plus d’intérêt (notamment le tuk-tuk Che Guevara) 
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que le monument en lui-même, gros obélisque en or néanmoins très photogénique. On rentre alors en tuk-tuk jusqu’au That Dam (Black Stupa) à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Monument original par sa couleur, qui semble sortir de la jungle au milieu d’un carrefour, et qui renferme les esprits protecteurs du Laos. 
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15 heures on est de retour à l’hôtel ou on retrouve le Waras, et on se repose avant de laisser Hicham partir prendre son bus.

Cela fait, on part admirer le coucher de soleil entrevu la veille, cette fois depuis la terrasse du Sunset bar, qui comme son nom l’indique est le meilleur endroit pour en profiter pleinement. Pas trop de touristes, le spectacle est agréable. Le soleil, rougit par une petite brume, se reflète dans le Mékong coupé en deux à cet endroit par une immense langue de sable. En face toujours la Thaïlande. Au milieu, les gamins jouent au foot. Et de notre cote, la bière est bien fraiche. Du bonheur.
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On rentre en ville manger indien (poulet tika massala, riz au safran, nan fromage et lassi banane a prix toujours aussi doux), avant que je n’arrive à convaincre le Waras à me suivre au Future, LA boite de Vientiane. Mais il ne fait pas long feu et m’abandonne au bout d’une petite heure, laissant l’occasion a Saan, étudiante laotienne de 27 ans de m’aborder. Grace a elle, je valide in-extremis et complètement le Laos, grâce a une nuit a l’image de ce pays, belle et inattendue.

Il est alors le temps de quitter ce petit paradis et de rejoindre la Thaïlande. On quitte la chambre in extremis et on va profiter une dernière fois du soleil et de la plage de Vientiane. En cette saison, le Mékong n’est pas au plus haut et laisse apparaître une bande de sable d’une centaine de mètres de largeur qui tombe d’un coup à pic dans le fleuve nourricier. Sur la rive on se sent vraiment a l’écart de la ville dont on distingue a peine les bruits. 
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Mais un jeune lady boy vient nous gâcher le plaisir en venant glousser (il n’y a pas d’autres mots) autour de nous pour attirer notre attention. On s’en va avant de s’énerver, on récupère les sacs et on embarque dans un tuk-tuk direction le pont de l’amitié a 20 kilometres plus a l’est et trait d’union entre les deux pays. Œuvre des australiens, il termine la route de l’amitie qui relie Nong Khai (ville frontière thaïlandaise) et Bangkok, construite par les américains lors de leur villégiature dans la région.

Le tuk-tuk nous laisse au poste frontière que l’on passe sans souci en quelques minutes avant d’embarquer dans un bus qui traverse le pont. De l’autre coté, ce sont les formalités d’entrée en Thaïlande qui, encore fois, se font en 5 minutes.

10 minutes de Tuk plus tard et on se retrouve dans une petite Guest house bien sympa, toujours au bord du Mékong mais cette fois-ci avec le Laos en face. Le soleil nous offre alors un nouveau coucher de soleil magique avec, en premier plan, le pont de l’amitié.
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Dans la foulée je trouve une cabine téléphonique pour appeler Florian et Ae qui sont un peu plus bas a Kon Khaen. Ils nous proposent l’hospitalité quelques jours dans la famille d’Ae, chose que l’on accepte avec grand plaisir. Le rendez-vous est donc donné pour le lendemain après-midi.

La soirée s’annonce courte, je laisse Cédric à la Guest house parler avec un français et je vais faire un petit tour de la ville. Je ne sais pas trop comment, mais après Saan et l’adieu du Laos la veille, c’est Pe-on qui me souhaite cette fois la bienvenue en Thaïlande. Je rentre donc fort tard m’attendant à trouver le silence à l’hôtel quand j’entends des beuglements et des voix françaises. Je monte les escaliers, essaye d’ouvrir la chambre mais je trouve porte close… Bizarre car c’est moi qui est les clefs. Je rentre. Pas de Waras. Mais après 5 minutes, je reconnais sa voix au milieu des beuglements de la chambre d’à cote, je le rejoints donc et arrive dans une scène assez comique. Il y a Arnaud, Cédric (un autre, encore), le Waras, une fille en train de dormir sur le lit, et une autre, auteure des fameux beuglements, en train de rejeter le trop plein de whisky qui habite son foie dans un sac troué. Le Waras a l’air consterné et heureux de me retrouver. Ayant fermé la porte a clefs en descendant dans le jardin il s’est retrouvé à la porte de la chambre et personne dans l’hôtel pour lui ouvrir. Il a donc du suivre les deux voisins en boite et les voir ramener deux nanas. On rigole quand même avec eux mais on les laisse rapidement pour aller dormir.

On les retrouve lors du petit dej’, et je rigole bien au récit de leur soirée. Mais pas le temps de s’attarder on est attendu et on file à la gare routière chopper un bus. Les billets en main, j’appelle Flo pour lui donner notre heure d’arrivée et on monte dans le bus. 3h30 de bus que je ne vois pas passer grâce a une bonne sieste et on debarque dans la 4eme ville thaïlandaise avec une sensation inédite depuis Aguascalientes au Mexique mais agréable, celle d’être attendus a l’arrivée.

On voit donc Flo débarquer, tout blanc (il est arrive 4 jours avant de France) et tout classe avec le frère de Ae ! C’est bien, on parait bronzés mais à l’arrache à coté. On se chambre mutuellement et on embarque dans un tuk-tuk en suivant nos deux hôtes qui nous précèdent en moto. En arrivant on sent tout de suite que l’on est pas dans l’endroit le plus touristique de la Thaïlande mais peut être l’un des plus authentiques. Pas d’européens, des sourires à tous les coins de rue et encore plus lorsque l’on atteint la maison. Une grande partie de la famille est présente, attendant l’arrivée des Farang !

Des plus jeunes aux plus anciens tous nous accueillent avec sourires et Wai (le signe des deux mains jointes, le bonjour thaï) que l’on leur rend, même si l’on a plus envie de les prendre dans nos bras. Ae, toujours aussi rayonnante nous présente tout le monde sans retenue, parfois de façon un peu embarrassante. « ca c’est ma sœur, vous avez vu comme elle est grosse ? ». Une phrase que personne n’oserait prononcer en France mais qui, ici, est normale. Elle nous parle également sans retenue des petits problèmes de santé des uns et des autres, de leur travail… On semble connaître tout de leurs vies après seulement quelques minutes en leur présence. On se sent tout de suite à l’aise, avec tout de fois déjà un gros regret, celui de ne pas parler Thaï. Hormis Ae, personne ne parle anglais, et la communication de se fait que par elle, les gestes et surtout les yeux.

A peine les sacs posés, c’est le début du festin. Au menu les fruits de mer. Crevettes, moules, riz gluant (dont Ae m’apprend la recette au passage)… Un vrai régal que l’on ne peut terminer !

A la fin du repas, on attaque quelques bouteilles de vin français (pas amateur ca me fait pourtant du bien) ramenées par Florian. Le plus petit de la famille devient vite mon pote, me sautant dans les bras a chacune de mes apparitions, et voulant faire l’avion a chaque fois… je m’exécute avec grand plaisir. Puis, c’est le copain de la nièce d’Ae qui semble avoir envie de communiquer, mais c’est toujours difficile. Je pense alors à lui demander s’il joue de la guitare. La réponse est oui, je sors donc la mienne de son étui et la lui confie pour la soirée. Ils me demandent quelques chansons françaises. Je m’exécute avant qu’il ne récupère à guitare pour nous chanter des airs Thaï repris en cœur par toute la famille. Un très bon moment qui me fait vraiment penser a la Nouvelle-Calédonie. Toute une famille réunie pour donner du plaisir a des gens qu’elle ne connaît pas, le repas a même le sol sur une natte, les chants… on se sent vraiment bien, a quelques heures seulement de Vang Vieng et pourtant si loin !

La veillée ne dure pas tard et vers 23 heures tout le monde est couché. On rejoint notre belle chambre, les draps sentent bons, le lit est confortable, pas un bruit aux alentours… la nuit s’annonce parfaite, et elle le sera.

Et on arrive enfin à aujourd’hui, lundi pour la fin de cette très longue rétrospective. Je me lève vers 10 heures, premier européen debout, mais loin d’être le premier de la maison en activité. Tout le monde vaque à ses occupations principalement à la préparation du repas du midi. La cuisine, principale activité ici, encore un air de Kanaky ! Mes deux compères me rejoignent rapidement et après un petit dej’ rapide on se lance avec Florian, vite rejoints par Cédric dans une partie de pêche dans le petit étang du jardin. Une partie remportée après une petite heure par Florian avec 4 prises suivit de moi-même avec 2 quand le Waras arrivé un peu trop tard ne parvient pas à taquiner du goujon. On les rejette tous a l’eau sauf un qui finira dans notre assiette a midi. Un repas ou l’on est encore gâtés. On ne nous laisse rien faire, on se fait donc servir comme des rois, et le repas terminé c’est le début de la partie de carte. Je laisse Cédric et Florian se faire battre par les femmes de la maison, et je vais me faire un tour en moto rapide vers la ville. Et décidemment j’adore cet engin. C’est décidé, dès que je serai posé (ce n’est pas encore gagné) je m’en achète une, tellement la sensation de liberté est grande au guidon. De retour, je profite de l’ordi à Florian et de son clavier azerty pour écrire. Pas d’internet, mais ca me permettra de passer peu de temps dans un cyber demain pour envoyer ça sur le blog. Apres un nouveau festin, on discute longuement avec Cédric et Florian, avant d’aller se coucher après une journée passée à ne rien faire, mais quel bonheur. Au milieu de la famille, à voir le rythme de vie, se faire chouchouter, loin des fêtes mais proche des sourires, ces quelques jours de repos s’annoncent idéaux.

De quoi recharger pleinement les batteries avant d’attaquer les iles du sud où je rejoindrai dans quelques jours Hicham, Kéké et Oggy, futur marié venu passer quelques jours au soleil avec nous. Le Waras nous rejoindra plus tard, après un passage avec la belle Sylvia vers le Cambodge et Angkor.

La vie est belle !

Par MoalitO
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Samedi 9 février 2008

Avec un peu de retard encore une fois, la suite des aventures des inconnus au Laos. On en etait donc a Muang Sing pret pour aller trekker a 8 francais chez les Akhas, avec une petite apprehension concernant la meteo. Une apprehension pas tout a fait levee au reveil, les montagnes etant toujours embrumees. On se rejoint tous au petit dej' pour prendre des forces avant d'entamer la marche  ou plutot de monter dans un tuk-tuk pour effectuer les 5 premiers km de piste. La forme a l'air generale, et on nous a annonce une marche facile, on est confiant.. Apres 10 minutes le tuk-tuk, on est debarque avec Nong et san nos deux guides dans un village Akha. On s'engage dans la marche et apres quelques centaines de metres on croise des cannes a sucre sur le cote. San nous en coupe des morceaux je me regale ca me rappelle des vieux souvenirs kanaks. Apres 20 petites minutes, on apercoit les premiers rayons de soleil a travers le nuages et on atteint un deuxieme village Akha, ou les habitants nous attendent sur la petite place principale. En quelques instants on est entoure, par les gamins principalement. Les premiers contacts sont timides, on ne sait pas trop si on est les bienvenus ou non, mais deux elements vont rompre la glace.
Le premier: Hicham et son chapeau Akha achete la veille a une mamie de son harem, qui fait rire les gamins qui semblent lui expliquer qu'il a une bonne tete a etre l'un des leurs. 
Les sourires apparaissent et se transforment en rires lorsque Marion decide de couper la canne a sucre avec le coupe coupe local pour en distribuer aux enfants. On a peur pour ses doigts mais elle s en sort plutot bien et les gamins sont contents. Je me lance pour la premiere fois dans ce type de village a prendre quelques portraits. Les gens ici sont moins genes qu'en Amsud, et se pretent bien a l'exercice. Si certains sont encore un peu genes, d'autres en redemandent, et me laissent ainsi des bons souvenirs!
LA marche reprend et le soleil fait enfin son apparition complete. LA brume se leve et nous delivre des paysages comme souvent magiques. Toujours ces collines qui s' enchainent. Pas de chaine montagneuse reellement mais des multitudes de domes. Avec le soleil c est encore plus beau mais ca s'annonce encore plus dur...
Il est 11 heures il nous reste 5 heures de marche et il commence a faire tres chaud. La marche enchaine montees et descentes bien penibles psychologiquement, mais le rythme n'est pas eleve et tout le monde suit bien. Vers 13 heures on atteint une crete d'ou l'on peut avoir une premiere vue sur la Chine immense. C'est l'occasion de la pause repas. San, Nong et Ae (qui nous a rejoint au dernier village), preparent la table en coupant quelques branches et en les installant par terre. Dessus, ils posent le repas prepare dans la nuit et conserve dans des feuilles de bananiers. Au menu, omelette, eminces de viande avec pleins de legumes et evidemment une portion de sticky rice (Riz gluant qui accomapgne tous les plats ici, trop bon) chacun. 
Le tout ne fait pas long feu et nous demande quelques minutes de digestion mises a profit par Ae pour sortir son telephone derniere generation a fair palir Hicham de jalousie! Grand ecran, musique et film... le progres au milieu de nulle part... Il entreprend de nous montrer sa collection de film porno ce qui nous donne l'energie necessaire pour se remettre en marche..
Le soleil n'est plus trop lourd car la suite se fait en foret, de bambou notamment. Seul l'enchainement montees descentes continu de couper un peu le jambes, mais la fatigue est compensee par les paysages qui sóffrent a nous a chaque fois que les arbres sont plus bas.
Elle est meme completement oubliee quand vers 16h30 on arrive enfin dans le village Akha perdu au milieu de nulle part ou on va passer la nuit. 
La vue est degagee, les habitants accueillants et en quelques instants chacun fait son petit tour dans le village. Avec Cedric et le Chamo on se lance dans un petit foot. Ici, pas de match mais juste des sessions de passe ou le ballon ne doit pas toucher le sol. On sétait entraine la veille sur le toit de l hotel avec un haki (sorte de petit volant de badminton), du coup ca nous parait facile et on flambe un peu. Yo et Bob ont choisit l'atelier biere, et les filles se baladent au milieu des gamins. 
Pendant ce temps, les guides ne choment pas et nous preparent un petit festin dans notre hotel... une barraque en bambous avec un petit feu et 10 matelas.
C'est donc rapidement l'heure de manger, mais pas avant avoir terminer la petite bouteille de Lao Lao qu'on avait emporte. A la seule evocation de ce nom les sourires sont rapidement apparus sur les visages des locaux, renforces par les bieres qui suivent. On se casse bien le ventre, et on attend dehors les massages Akhas en digerant sous un ciel etoile impressionant. Pas de lune, aucune lumiere a plusieurs kilometres aux alentours, ca dechire pas mal!
Une petite heure a squatter et a bien rire et Nong va chercher les masseuses. En quelques instants c'est l'effervescence. Les nanas du villages debarquent avec les gamins et certains hommes. Ces dernieres s installent au milieu comencent a chanter et a boire, les gamins scrutent curieusement partout et les femmes nous prodiguent leurs fameux massages. Je m'en tire bien la mienne est douee, mais ce n est pas le cas pour tout le monde... quelques gemissements en sont la preuve, mais l'intention est la et les sourires aussi. Hicham, toujours hypersensible des pieds, blesse sa masseuse mais sort la trousse a pharmacie et la soigne avec l'aide de Marion. Detail important pour la suite, ils lui donnent quelques compresses alcoolises et autres medocs.
La veillee commence alors doucement avec encore les chants de Ae et quelques gorgees, et devient folie a la fin des bouteilles. Nos amis Akhas entament un concours de grimace avec chapeaux, concours de rires... C'est du grand n'importe quoi et c'est bien bon. Tout le monde tombe au fur et a mesure et on finit quand meme par un repos bien merite. 
La nuit se passe bien (Hicham ayant reussi a repousser les offres des deux guides, mais n a pu echapper au surnom de Lady Cham), le reveil aussi. Il fait frais on se prepare vite et apres le petit dej, on s'apprete a partir quand une maman nous emmene son petit a l'oreille infectee. La session medecine de la veille a fait le tour du village et on voit debarquer tous les enfants qui ont des petits bobos..
La situation ravit Marion qui semble dans son element, moi beaucoup moins. Je n'ai pas envie de jouer l'apprenti medecin n'ayant aucune connaissance dans le domaine, et de peur de faire des betises, et ca ne me plait pas trop quand les autres le font. Je ne dis rien jusqu'a ce que, faute d'eau sterilise, On ne reflechisse a mettre le reste de l eau du the dans l'oreille du mome.. 
Mais Marion s'en sort bien malgre les moqueries conjuguees de Bob et de moi-meme. Avec deux heures de retard on s'en va donc du villages en heros!
Avant de partir, une derniere scene comique.. Avant de venir au village on nous apprend quelques regles a respecter, ne pas se balader torse nu, prendre la douche en Sareng ne pas toucher les habitants et en particulier les femmes... pour que, en nous attendant au village, Ae ne montre sa collection de film a tous les gamins du villages bouches bees devant le spectacle.
Les premiers kilometres sont tranquilles, la vue plus degagee que la veille et le ciel totalement bleu. Du bonheur, meme si la cadence est plus elevee que la veille. J'apprends un peu a connaitre les deux lascars Bob et Yo bien sympa qui me refilent quelques plans sur ce qu il ont deja fait en Asie. Pause dejeuner rapide, des nouveaux villages et en fin d'apres-midi on arrive au point final de la marche, un village Hmong ou nous attend le tuk-tuk.
Apres une courte pause direction Muang sing ou apres avoir pris rendez-vous avec les guides pour une chtite biere en soiree, on se fait plaisir en changeant d'hotel pour un a peine plus cher (2 euros la nuit), avec vue magnifique sur les rizieres et eau chaude!
On se rejoint donc un peu plus tard dans un resto. Bob joue les animateurs, on rigole bien et on finit a l'hotel tranquillement avant de se dire au revoir. 
La nuit est reparatrice mais pas assez longue!! a 8heures on est debout pour aller choper le bus de 9h30 pour Luang Namtha.
Avec nous il ne reste que MArlene. Les 4 autres se dirigeant vers la Thailande. MAis on perd aussi rapidement la miss qui fait l'impasse sur le petit dej'. Et bien lui en prend car a notre arrivee a 9h25 le bus est plein. On est bon pour attendre 11 heures. Avec les transports Laosiens on a toujours pas decide de la suite du trajet, on verra suivant les possibilites. Premiere etape donc retour a Luang Namtha. De la on enchaine avec le seul bus qui reste direction Udomxai a 125 km et donc a peu pres 6 heures de route.... La pluie redouble et nous fait hesiter pour le lendemain.Nong Khiaw pour descendre en bateau jusque Luang Prabang, ou Luang Prabang direct... Rien afaire a Udomxai, on se couche tot et on improvisera le lendemain. 
Au reveil toujours la pluie! Mais on y croit jusqu au bout et on s engage pour 4 heures jusque Nong Khiaw. La route est somptueuse, mais a l arriere d un pick-up (seul transport entre les dexu villes) il fait froid et malgre la bache on mouille un peu. 4 heures de pistes pour arriver sous des trombes a Nong Khiaw. Du coup,le bateau c'est rate pour aujourd'hui.. Soit on reste la a attendre léclaircie soit on file a luang Prabang en mini van. 4 nanas sont en train de negocier, il faut se decider vite, et on abandonne le bateau pour monter dans le van. On aura perdu un peu de temps et de sous dans ces trajets mais cést la solution la plus sage.
Le voyage est pour une fois rapide, et sous les conseils d'Anna, une hollandaise qui est deja passe par Luang Prbang on se fait deposer a une guest house de folie. 
Pas cher pour la ville (8 euros pour 3), au rez-de-chaussee avec une petite terrasse et une vue sur la nahm Kha, lúne des deux rivieres qui encadrent la ville (avec le mekong del autre cote). C'est magnifique.
On va se manger un bout dans la rue principale et encore une fois le lieu est magique. Le vieux batiments melangent les styles asiatique et francais. Les temples cotoient les immeubles en briques rouges, les couleurs du marche aux odeurs du pain. Un petit cote de Aix, sans tout le cote flambeur!
On s'installe et on rejoint trois de nos compagnes de bus dans un des petis bars locaux. Il y a une portuguaise dont je ne me souviens plus le prenom, Anna et Frederique deux hollandaises.
Les coktails sont sympas, on enchaine avec le semi-bar chic d'a cote le tout jusque... minuit! heure du couvre feu laossien. A partir de cette heure la seule solution pour rester eveilles est d aller au boling.. on prefere aller se coucher.
Lendemain, les trois nanas reprennent la route et on retrouve Marlene perdue dans la ville. On se raconte nos peripeties et je file sur Internet decharger quelques photos.. Une operation qui me prend toute l'apres-midi! Heureusement il pleut encore donc pas de regret. Apres un petit passage au marche (pour y acheter une balle en osier qui remplace facilement un ballon de foot) puis au bowling pour voir avec le Waras, on ne se couche pas bien tard.
Lendemain, reveil avec le soleil! On en profite avec le Chamo pour se fair un petit tour de la ville. on commence par le si phu, une colline au milieu de la ville qui donne une vue imprenable sur la vallee. On arrive a mi-chemin avec une vue deja magnifiques mais on ne va pas plus haut car c est payant et que l on doit y retourner le lendemain avec le Waras et encore plus de soleil. on redescend donc sur les rives de la Nam Kha dans un premier temps. On se perd dans des petites rues et Hicham mitraille le moindre moine que l on croise. Mais cést vrai qu'avec les paysages autour, la couleur safran de leur Sareng est encore plus belle. On continue notre petit tour vers le mekong cette fois. Le soleil se couche les couleurs sont de plus en plus belles. On remonte vers le point de jonction des deux rivieres le long de la rive et on revient de l autre cote vers l hotel, apres avoir apercu des moines faire des salto pour se jeter a l'eau, un vieux laosien pecher au filet, et avoir laisser nos dernieres forces dans un foot organises dans la rues avec les gamins du coin avec la balle en osier. Une belle journee bien occupee qui se termine encore au bowling mais encore pas tard.
On commence a se faire de plus en plus a cette ville et le soleil est cette fois present pour de bon. On se decide alors pour aller explorer les cascades du coin. 13 heures, on s'embarque avec d autres touristes a l arriere d un tuk tuk pour 35 minutes de routes sauvages. A lárrivee un petit sentier mene aux cascades apres avoir longes deux enclos ou sont soignes tigres dans l un et ours dans láutre. Un peu triste de les voir la, mais c'est une residence temporaire, le temps de la guerison de leurs petits bobos. Le tigre est raiment impressionant, et donne envie d'en voir gambader dans la jungle. 
Apres 5 petites minutes de marche on arrive au pied de la cascade principale. L'endroit est evidemment tres touristiques, mais ne perd pas son charme. Les bassins sont bleus turquoises, et les cascades de succedent gracieusement. La balade est rafraichissante meme si l'on ne trouve le bassin pour se baigner qu a 5 minutes du depart. Retour donc a Luang Prabang ou on retrouve Marlene avec qui on se decide a partir le lendemain pour les caves sacrees remplies d'effigie de bouddhas. Pas de sortie cette fois, juste un barbecue correen assez succulent. Du coup pas de soucis pour se reveiller le lendemain, surtout que Marlene debarque avec des petits croissants! On se met en route, on negocie avec deux trois chauffeurs de bateaux et on se decide pour Si, un vieux laosien qui parle francais. La balade sur le mekong pour aller rejoindre les grottes vaut a lui seul le coup. On remonte quelques kilometres ou l on croise, pecheurs, gamins, temples touristes. Les rires sont presents, les photos aussi et apres dexu petites heures de croisiere on atteint les grottes. Les touristes sont encore en masse mais l endroit est assez grand pour tous. Deux grottes juste au dessus du mekong qui remferme des effigies de boudhas dont personne ne sait d ou elles proviennent. L'occasion de nouvelles belles photos et on prend le chemin du rtour. Dans ce sens seulement une heure de bateau et un pause a Lao Whisky village. Un village akha ou ils fabriquent ce fameux alcool qui nous fait tant de mal depuis notre arrivee. Apres une degustation, on achete deux nouvelles bouteilles dont une renferme un scorpion baignant dans le lao lao... ca promet.
De retour vers 14 heures en ville, on se fait un petit repas avant la sieste reparatrice qui nous permet d'etre en forme pour le coucher de soleil du phu si sur la ville. Le Waras fait l'impasse et on file avec Marlene et Hicham monter les 300 marches qui nous separent du sommet.... et de la masse de touriste qui s'y trouve. On est pas seul a avoir eu cette idee.. mais la vue reste magnifique meme si le silence aurait ete le bienvenue. 
On traine jusqu'a la derniere lumiere avant de redescendre vers le marche. Un bon petit sandwich et direction le Hive pour feter la derniere soiree avec Marlene. Elle partira plus tard pour Hanoi en avion et nous on file a Vang Vieng le lendemain. On se cale dehors, papote, mais comme d'hab a minuit c'est dodo ou bowling, on file donc se coucher. 
Dernier reveil a Luang Prabang, Hicham est le premier en action. Il file a 6h30 prendre son sujet prefere en photo durant sa procession matinale : le moine! Pour ma part c est un peu plus dur.. Je me sens un peu malade, mais pas de quoi m'empecher de faire mon sac et de filer a la station de bus. On s'y prend au taquet mais ca passe, 1h30 d attente et on est parti pour Vang Vieng. 
En bus local evidemment avec toujours le folklore qui l'accompagne... musique du bus a fond qui rivalise avec celle du telephone derniere generation du rebelle qui fume ses clopes dans le bus; concours du plus beau crachat, dans le bus par terre ou par les fenetres auxquels s'ajoute la presence d'une kalaichnikov sur l'epaule d'un des passagers. LA region est celle des derniers rebelles, on suppose donc que ce passager doit nous proteger mais on cherche pas a savoir. Mais comme d'hab tout ca est compense par ce que l'on voit par les fenetres. Le paysage est encore differents, les montagnes plus eparpillees et plus fines, pleines de falaises avec toujours cette vegetation luxuriante et ces petits villages paumes. Pour ne rien gacher le soleil se couche au fil des kilometres pour des derniers instants de lumiere magiques. 6 heures et 250 kilometres plus tard on arrive enfin a Vang Vieng.
Le lieu est repute pour etre LE lieu de fete des voyageurs au Laos. Des notre arrivee ca semble confirme. un mec bourre rentre du tubing a perdu son hotel, les bars a TV avec la serie Friends en boucle se succedent et surtout plus un hotel de libre. Apres en avoir fait une dizaine avec les sacs, on laisse Cedric les garder, et on part avec Hicham faire le tour des hotels de la ville.  on commence ensemble et on finit par se separer. Je file au bord de riviere vers les guest house cachees... full. Je traverse les petits ponts de bambous qui rejoignent l'ile des bars... toujours full! La balade est belle mais le resultat nul je retourne vers Cedric. En chemin je croise Dominique un lady boy laosien local qui me propose de mettre nos tentes dans son jardin... A voir. De retour aupres de mes deux comperesHicham m 'annonce qu'il a eu plus de succes que moi. Il a trouve a la sortie de la ville une guest a 6 euros la nuit pour trois. C'est loin du centre mais propre et pas cher... on peut enfin se poser...
Une pause qui ne dure pas bien longtemps, car on repart jauger un peu l'ambiance des bars de l'ile. pas grand monde dans l'ensemble sauf dans un bar le Smile qui reunit tous les touristes du coin majoritairement anglophone.. On y retrouve Anna, qui a trouve un boulot de prof d anglais dans une ferme organique pour deux semaines. Le cadre est magique plein de huttes en bambous qui encercle 2 feux, un petit bar plein de bucket... mais une ambiance bien americaine et pas si hippie que ca. Mais de quoi bien s'amuser jusque minuit, car la encore le couvre-feu est severe!
On rentre donc tranquillement en imaginant le programme des prochains jours: tubing, moto et farniente!
C'est l'avant derniere etape laosienne avant de retourner en Thailande et d'y retrouver Flo, Ae, Keke, Sylvia et le Oggy! et pour le moment grosse validation de ce pays magique. Je ne m'attendais a rien en venant ici, n'ayant jamais vu de photos ou rencontre de gens connaissant ce pays. Et la surprise n'en est que plus belle! Un pays vraiment sauvage, une nature a couper le souffle, des habitants toujours souriants et une seule veritable ville Vientiane pour beaucoup de grands villages... Seul regret, les touristes sont pour le moment cantonnes dans les guest house des centre, alors que les laosiens vivent plus en peripherie. On ne rencontre donc pas trop de locaux sauf ceux qui travaillent dans le tourisme.
Mais j'ai deja hate d'en decouvrir le sud. Ce sera si tout se passe bien pour la fin du voyageau retour d'Inde.
Mais d'ici la tout peut encore changer!

Par MoalitO
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Lundi 4 février 2008

Apres un nouveau silence prolonge (mais cette fois force), nous voila au Laos et a Luang Prabang exactement. Silence force car les 5 premiers jours au Laos ont ete sous le signe de l’isolement total. Mai savant tout petit retour sur les derniers jours en Thailande. Ayant recu quelques plaintes anti-censure, je vais essayer d’etre un peu moins edulcore. De retour de Pai a chang rai, on se decide pour une derniere petite soiree de fete avant de filer a la campagne. A peine sortis du bus direction donc le Sunday market de la ville. Le long des remparts qui protegent une entrée de la vieille ville, est recouvert de stand aux couleurs feutrees vendant des vetements, des objets d artisanat, des chapeaux, des instruments de musiques et a manger. On fait un petit tour, Cedric craque sur deux trios tee-shirt et on se remplit le bide avec plusieurs petits plats pas chers et bien bon. Sur une petite place, un gars joue du vilon thailandais et des stands de massage de pieds sont installes. Je craque pour une heure de massage vite imite par mes deux comperes. L’instant est divin, musique, couleurs, massage et une vue imprenable sur les charmantes demoiselles qui arpentent le marche. Remis en forme on se dirige vers le THC roof top Bar. Rendez-vous des fareng (gringo asiatique) de chang Mai. La deco vaut bien le coup pleine de tentures eclairees de lumiere noire. Sur les toits avec une petite vue sur le marche et sur le ciel on se deguste un nouveau petit bucket de Sang som, redbull coca. Assises a cote, 3 suedoises et un couple de norvegiens nous font le coup de la photo pour entamer la discussion. On repond vite fait et les voila a notre table a partager des buckets. Le samsong monte et nous aussi dans un tuk-tuk direction une boite ouverte après 1 heure, heure de fermeture du Roof Top. Le trajet est memorable charges comme des mules les tuk tuk font la course et nous depose devant une boite assez etrange de l exterieur. Des petites thai nous proposent de les suivre, ca semble bizarre. On rentre quand meme.. dans la 4eme dimension. On est le seul groupe de touristes, a gauche un enorme bar surplombe de eux ecrans geants passant le meme match de foot. Au milieu quelques tables, et a gauche plusieurs box ou sont empiles les thai homes et les entraineuses. A notre entrée, toutes montent sur le bar en file indienne et se mettent a danser devant les ecrans… Mouai.. Je choisi celle de gauche, une bouteille de sansomg du plus bel effet. Elles comprennent vite qu on est pas interresses et retourne caliner leurs thai au bout de 10 minutes. Ca nous inspire et je monte a mon tour sur le bar pour danser. Deux suedoises me suivent et me font un sacre numero, devant les yeux heberlues d Hicham reste en bas pendant que Cedric sert le Samsong. On danse, je me fais embarquer par une suedoise mais rattraper par une thai et bien fatigues on rentre vers l hotel. Le trajet de retour est encore une fois epique, mais l on s’en sort après que Cedric n’ait encore confondu un palier de porte avec des toilettes publiques. Couches tard, on rate le check-out du lendemain et on repousse le depart au lendemain. La journee passe vite et je retrouve mes neurones en debut de soiree. On se rend compte alors que c’est l heure de l’apero et qu’il s’agit de notre dernier jour a Chang Mai. On retourne donc au roof top bar. Pas trop d ambiance, on file au Bubble, la boite ou Hicham s’etait perdu la semaine precedente. Un peu plus de monde que la fois precedente on danse comme des fous. J’engage la conversation avec une thai, tout se passé bien jusqu a ce que sa “soeur” (en fait un lady boy comme la moitie des filles de thailande la nuit) ne me demande des sous pour partir avec. Elle est genee et un peu enerve contre sa soeur je refuse et me remet a ma table avec le Waras et le Chamo. Le premier des deux nous abandonne pour rentrer alors que, me voyant en forme, Hicham decide de me suivre. On va donc dans un bar clandestine le spicy. J’ai la tchatche facile, mais la memoire courte, du coup j’embrasse une bonne partie des filles de la boite, avant que l’une d’entre elle ne m’emmene sous le regard approbateur d’Hicham terminer la fete un peu plus loin. Lendemain, reveil a 14 heures, je file rejoindre les deux lascars a l’hotel. Le check out est rate le depart repousse… Mais cette fois ci pas d’erreur, j’evite de rappeler un des numeros trouves au fond de mes poches, on se couche tot et on se reveille enfin a l heure pour partir direction Chang Rai. Au revoir Babylone, on part vers un monde plus eloigne.. Exodus!

Arrives dans le bus, Hicham ne manque pas de se faire pote avec l’alcoolo du coin qui nous demande une bonne demi-heure de faire quelque chose avec son telephone, mais on ne comprend rien, avant de s endormir a l arrache derriere les sieges du fond. A part ca rien de bien speciale, la route n’est pas bien spectaculaire et après 3 heures on debarque dans une petite Guest house, la Chat House bien sympa. Pas chere, une belle chambre, un bon resto, et possibilite de louer des motos. On en prend trois direct pour prendre la route le lendemain pour le nord de la thailande. Avant de se coucher je pars avec Hicham faire un petit tour de la ville et manger sur le night market devant un concert qui laisse tout le monde indifferent. Le repas lui est bon, et on rentre pour prendre des forces. Le lendemain, depart vers 10 heures après un bon petit dej. Au premier virage, Hicham et sa degaine de Biker de l extreme (qui lui vaudra le doux surnom de mollah Omar) manquent de se retrouver a l’arriere d’un pick-up. Ce sera la seule frayeur de deux jours de routes. Le debut de la route est sans grand interet.. 30 minutes sur une 2*2 voies, avant d’enfin bifurquer pour s enfoncer vers les montagnes. Avant de monter vraiment on s engage dans une grandes vallee qui traverse des villages de communautes minoritaires. Des cases un peu comme a la tribu en nouvelle-Caledonie entourees de montagnes le long d’une riviere.. Premiere etape, une cascade. On entreprend la montee, mais on a pas beaucoup de temps donc on s’arrete après une belle petite balade, a mi-chemin et on reprend la route. Apres quelques kilometres, on commence a vraiment monter et les decors sont de plus en plus beaux. On s’arrete dans un petit village pour manger. Et, a peine les motos eteintes, toutes les nanas nous sautent dessus pour vendre leur artisanat. L’une d’entre elle comprend que l on veut manger et nous trouve le vendeur de glace du coin, seule nourriture a vendre.. On repart pour atteindre le Doi Suthep. Une colline ou est installe un village KMT, des chinois du Kuomontang refugies. Petite pause au monument des martyrs et on s’engage sur une route pour rejoindre le temple que l on avait rate 4 ans plus tot. Cette fois on suit bien la route jusqu au bout et le detour en vaut la peine. Le temple est magnifique et surtout il surplombe toute la vallee et les montagnes. On traine un peu, et on se retrouve bien en retard sur notre programme. La nuit tombante, on s’arrete au hazard pour dormir, et la chance intervient a nouveau. La vue sur la vallee au crepuscule est splendide. Les petits bungalows entourent un jardin avec des nains boudhistes en terre cuite.. Pas cher, propre, du Bonheur. Hicham, qui s’en ai fait une specialite, nous ramene un mec bourre deu coin. Mais celui-ci est sympa et veut bien nous indiquer le resto du coin. Evidemment c’est moi qui le recupere sur la moto, et dans le noir, avec lui qui danse a l arriere, le voyage se fait lentement… mais surement pour arriver dans un petit resto en plein air au bord d une petite marre. Il ne comprend rien a l anglais, on se debrouille avec des signes et les quelques mots du routard. Le repas est debride et bien bon. Apres une chtite biere direction le lit. Ou plutot le jardin ou on s amuse a photographier les nains a la pleine lune.

Lendemain, après un nouveau bon petit dej, on remfourche les motos a 9 heures direction Doi tung la prochaine etape. On emprunte une petite route, sorte de sentier bitumen, superbe et après 1 bonne heure on rejoint doi Tung et son temple. La vue sur le Mekong est gachee par toujours cette brume qui recouvre la vallee, mais le spectacle reste magnifique. Un peu plus loin, une Pierre sacree en forme d’elephant sert de lieu de priere. Je m’y essaye pour la premiere fois, avant de reprendre la route en faisant l impasse sur l arboretum. Dernier troncon avant de rejoindre Mae Sai tout au nord, mais le plus moche. La route longe la Birmanie dont les quelques villages sont separes de la thailande par un gros grillage. Midi on attaint enfin le point septentrional de la Thailande Mae Sai, avec son pont qui le separe de la Birmanie. Le passage se sera pour une autre fois, on se contente d une repas sur la rive avant de filer vers le triangle d’or. 60 Kilometres avales (on doit tracer si on ne veut pas rester la 1 jour de plus), et nous voila dans le pole de touriste du coin. Chang Saen est le nom du bled qui a usurpe le terme de triangle d or. Celui-ci represente a la base, la region comprenant Laos, Birmanie et Thailande (d ou triangle), ou etait concentree la production d’opium (voila pour l’or). Il n’en reste pas moins que c’est le meilleur point d’observation de ces trois pays, plus la Chine et le Mekong qui les separe. Quelques photos et on s’engage pour la derniere etape et le retour sur Chang Rai. On trace bien la route meme Hicham, completement en confiance. On traverse les rizieres, les petits villages avant d arriver a l’hotel separemment s’etant perdu dans les embouteillages. Mal au fesses, premiers coups de soleil, on ne fait pas long feu. On organise juste la journee du lendemain qui nous verra passer la frontiere Laosienne en craignant face au 12 heures de trajet annoncees et un premier visa a obtenir. On se leve assez tot mais pas trop, direction la gare routiere. On rate le bus de 5 minutes, ca commence bien. Le prochain est dans une heure, on s’occupe des photos d’identite, et c’est parti. 3 heures pour Chang Khong, que l on atteint sans probleme, puis direction l.embarcadere pour traverser le Mekong et rejoindre Huay Sai et la frontiere Laosienne. La encore pas de soucis, les visas sont delivres en 2 minutes contre 30 dollars, on part en tuk tuk vers la gare routiere. Il est 13 heures, on nous a annonce 8 heures pour 120 kilometres pour rejoindre Muan Sing au nord du Laos, permiere etape du programme. On est donc pas tres confiant. Pourtant… le deuxieme et dernier bus de la journee est sur le point de partir, on le paye en Baht (pas eu le temps de faire du change) et on est reparti. Bus confortable, paysages grandioses et surtout une toute nouvelle route qui nous fait faire le trajet en 4 petites heures. Finallement, on atteint Luang Namtha vers 18 heures. On est plus qu a 1 heure de Muan Sing, mais plus de bus, on passe la nuit dans la premiere guest house pas chere trouvee. Premiere impression, le Laos est vraiment sauvage. Sur la route aucune ville, peu de voitures, une nature exhuberante… En venant ici, je n’avais aucune idée d’a quoi m’attendre mais je sens que je vais aimer.

Un petit poste Internet nous rappelled au progress, on remet le mail a plus tard, fatigues du voyage… grosse erreur. Le lendemain au petit dej, on decouvre les saveur locales et on rencontre Marion, une montpellieraine qui passé un peu de temps en Asie. On lui parle de notre projet de trekker a Muan Sing. Elle veut faire la meme chose on se donne rendez-vous la-bas pour partir ensemble. Direction a nouveau la station de bus, ou l.on s.embarque avec Marlene (c’est la journee de la francophonie), une Paloise, en Asie depuis quelques temps et qui vient de finir un contrat de prof de francais en chine. 5 minutes après etre partis Hicham ne trouve plus son appareil photo. Il fait stopper le bus, demande a faire demi tour, avant que son voisin ne decouvre l’objet de ses angoisses au pieds d’Hicham… La route est encore une fois bien sauvage et de moins en moins confortable… Mais ca passe, et on debarque en milieu d’apres-midi dans une petite guest house au milieu de nulle part. Ici, il n’y a plus rien.. Pas de reseau GSM, pas d’Internet, plus aucun liens avec le monde exterieur. Ca ne nous derange pas, sauf pour donner quelques news.. On fait un peu le tour du village et des options et on opte pour un trek de 3 jours pour le surlendemain. Ca nous laisse une journee pour attendre Marion et convaincre Marlene. On se dirige vers le resto, ou une embuscade nous attend.

Voulant gouter l’alcool de riz laosien le lao lao, Marlene et Cedric en commande un chacun. Le patron debarque donc avec deux bouteilles… petites mais suffisantes pour nous mettre un gros coup de boost. On les finit sur le toit offrant un spectacle une guitare 4 voix au village et dodo.

Lendemain, la pluie joue les invitee surprise.. On va se perdre avec Hicham jusqu’a ce qu elle ne devienne trop mouillante. Du coup on hesite pour le trek jusqu’a l’arrivee de Marion accompagnee de trois francais, Bob, Yo et Emeline. On se motive pour partir tous ensemble. On choisit finallement le trek de deux jours.

Dans la foulee Hicham construit son harem avec toutes les mammies Hakha. Elles trouvent que le chapeau traditionnel lui va bien (elles n’ont pas tort) et veulent toutes le lui vendre. Quelques videos immortalisent l.instant et on se rejoint tous sur le toit de l’hotel. Pas de concert, on se couche tot….

D’ailleurs je vais faire la meme chose de ce pas, la suite demain!!!!

Par MoalitO
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Vendredi 18 janvier 2008

Apres l amerique du sud et un retour par la case France, nous voila repartis a la decouverte de l Asie. Avec un changement de taille (a defaut de poids) puisque Hicham s est joint a l aventure. Avec 3 jours de retard sur nous, troi sjours mis a profit pour recuperer des trop nombreux decallages dont on a ete victimes lors de notre arrivee a Bangkok... Decallages horaire, climatique et cullinaire qui ont tour a tour eu raison de ma forme. Les premiers jours se sont donc passes essentiellement a l hotel avec Cedric, a dormir par petites sessions, entrecoupees de passages furtifs aux toilettes. Mais apres cette acclimatation on rencontre Maria, petite mexicaine sympa avec qui on se pemet une petite sortie la veille d accueillir notre nouveau compagnon de route. Au programme massages et petit passage par un bar marocain voir quelques groupes locaux jouer autour d une (ou deux) bieres. Une sortie qui nous permet de tater un peu l ambiance des rues du quartier de Kao San Road ou se trouve notre hotel. On trouve des touristes par milliers et autant de thai qui se battent pour les rabbatre dans leur commerce. Nourriture, telechargement d album, fausse carte etudiant, massage, boite... il y a de tout a tout petit prix. Mais on se reserve pour faire la tournee avec Hicham qui debarque le lendemain en soiree a l hotel en pleine forme. Pour lui c est la liberation, apres un dur labeur lyonnais, et on le sent bien partant pour une petite fete. Ca tombe bien on s est fait accoster plus tot par Francois, un canadien en recherche de monde pour sortir. Apres des breves retourvailles on se dirige vers le point de rendez-vous ou nous attendent Maria, Francois, un autre canadien et kythie une finlandaise. La soiree commence dans l animation de Khao Sand Road autour d un bucket specialite du coin. Il s agit d un seau dans lequel sont melanges whisky thai, coca et red bull... Pas fameux mais de quoi mettre la patate en debut de soiree. L ambiance monte et nous aussi, vers le bar marocain de la veille. Moins d ambiance mais fete tout de meme, avec une nouvelle bouteille qui a raison de la petite energie qui me reste a ce moment. Direction l hotel pour dormir.. Dehors, Hicham devellope pour la premiere fois une nouveau don, celui de la disparition instantannee.. Cedric fini doucement la soiree et chacun se retrouve le lendemain a l hotel, pour se raconter sa fin de soiree respective, on rigole bien sauf qu hicham s est eclate le genou en essayant de nous retrouver.. Mais rien de serieux semble t il. Les journees suivantes sont aussi placees sur le signe de la recuperation.. Mon estomac n est toujours pas gueri et Hicham a aussi besoin de souffler. On s acclimate aussi au moeurs locales qui nous valent quelques baht envoles deci dela. Mais avec les bahts l arnaque est limitee et on ne se fait avoir qu une fois. La forme retrouvee on se bouge enfin un peu. Un premier itineraire fait son apparition. On envisage de partir vers le nord et chang mai, puis de rejoindre le nord du Laos avant le Vietnam que l on redescendra pour retrouver la thailande et se diriger vers le sud.. Des previsions qui seront surement amenees a changer mais qui pour le moment nous laissent deux jours pour faire un petit tour de Bangkok ou de toutes facons on repassera. Premiere etape Le IT Center. Comprenez le centre commercial exclusivement electronique. Sur 4 etages, des centaines de boutiques proposent aux milliers de passants tout et n importe quoi. Un vrai casse tete pour nous trois, tant les besoins semblent se creer au fur et a mesure des decouvertes. Objectifs, iPod, Archos, objectif, batteries... les tentations sont grandes mais on resiste chacun a son niveau.Sans argent Cedric ne craque pas, je m en sors avec un iPod 8 Go et une nouvelle batterie, et Hicham sort en grand vainqueur (comme il en a pris l habitude) avec le dernier modele wi-fi de chez Archos. 
Le jour suivant, plus motives encore on part changer les billets d avion et pour le retour on se prend un bateau pour traverser les canaux de Bangkok. Une balade sympa, loin de la pollution de la ville qui nous fait decouvrir une autre face de la megalopole. Sur la route plusieurs temples jalonnent notre chemin. On y fait quelques passages pour profiter du calme et de la quietude des lieux. 
Les batiments sont splendides les sculptures aussi.. apres une superbe balade on rejoint l hotel en traversant des parcs. Sur le chemin Hicham croise des guitares et se decide a apprendre pendant le voyage. On temporise l achat, il s entrainera avec la mienne avant de craquer. 
Les dernieres soirees sont aussi animees, avec a chaque fois des gens differents mais toujours les memes buckets. Apres avoir fait le tour des massages (thai, suedois, traditionnels, mousseux ou huileux), le tour des boites et des temples on s embarque donc pour Chang Mai, grosse ville mais plus humaine que Bangkok au nord de la Thailande. 
Un voyage en bus de nuit pour presque rien et avec presque pas de probleme. Le presque concerne le retour de la tribu israelienne dans notre voyage. Ils se mettent au fond avec la musique a tappe, moi je me mets en rogne. Petite embrouille vite reglee, ils baissent le son, je releve le siege que j avais allonger sur leurs genoux et en sort bons amis.
On arrive donc en matinee, et on se dirige direct vers l hotel que l on avait frequente avec cedric 4 ans plus tot. Mais les prix ont bien monte, on file vers la guest house au meme nom mais avec des prix beaucoup plus doux.. Top north gueshouse avec belle chambre, belle piscine le tout pour 3.5 euros par personne. On se decide aussi a louer des motos pas beaucoup plus cheres acote de l hotel. Hicham pas encore a l aise avec son genoux et pas trop en confiance au guidon decide de monter avec moi plutot que d en conduire une.
Dans la foulee on recroise Maria, occasion de prendre quelques verres. Elle nous donne rendez-vous dans la soiree mais ne vient pas... Pas grave, on termine la bouteille sans elle et direction le bubble, la petite boite du coin. Le trajet restera dans les annales grace a hicham qui s est autoproclamme cameraman du groupe. Derriere mois il filme tout.. En ligne quand on aura fini le montage (c est pas gagne). Apre s etre perdu dans le night bazar (un marche de nuit enorme et rempli de touriste) on arrive enfin sur la piste de danse. Pas grand monde, mais ca ne nous derange pas. On danse jusqu a perdre Hicham... Le coquin s etant trompe de route vers les toilettes se retrouve a visiter les cuisines et toutes les entrailles de la boite pour finallement se retrouver dehors. Le tout suivi par deux thai pas content de cet itineraire bis. 
Mais apres quelques negociations il entre a nouveau dans la boite par la bonne porte cette fois. Mais il est tard donc on rentre vers l hotel. Le trajet est rapide et au dernier virage avant l hotel, j effectue un freinage assez rude, Cedric avec sa moto manuel n a pas le temps de retrogader nous evite mais la chute (a 5 km/h), dans la foulee hicham et moi tombons a l arret.. pas de bobo. beaucoup de rire jusqu a ce que Cedric se rende compte qu il a perdu les clefs dans la chute et que lq moto continue a rouler.. Il se dirige vers le loueur, qui reveille par un touriste pas frais prend la mouche pour rien... S en suit une negociation menee par moi meme pour clore le probleme... Apres moults rebondissements l affaire est reglee je file me coucher.
Lendemain on se decide a relouer une moto avec le chamo.. cedric echaude par les aventures de la veille ne veut plus se separer de son passeport (sesame obligatoire pour la location) et opte pour la piscine de l hotel. Avec le chamo on se dirige donc vers le Doi Suthep, un temple qui surplombe la vallee de chang Mai. La balade est jolie et le temple majestueux. La petite histoire raconte que le bouddha de chang mai,proprietaire d une relique sacree l aurait charge sur le dos d un elephant blanc. Celui-ci ayant pour mission d aller a l endroit qu il jugerait opportun pour la deposer. Apres plusieurs jours d efforts il arrivait sur ce lieu et epuise par l effort y passait de vie a trepas. Un temple fut construit autour de la precieuse relique, et une sculpture a l entree du temple rend hommage a l elephant sacree. On se pose un peu avant de redescendre sur chang Mai via le zoo. Touristique a souhait, un peu deprimant a la vue des chats sous vitrines, mais il me permet de croiser un panda, des hippopotames, des girafes... Une nouvelle belle balade que l on termine seul.. Au moment de rentrer il est en effet bien tard et on se retouve seuls au milieu des animaux. On reemfourche la moto direction l hotel. En route on se perd (volontairement) en prenant toutes les petites rues possibles. On decouvre alors le chang mai plus thailandais. Une bonne journee qui nous fait enfin apprecier la vie asiatique et son rythme si particulier.
C est alors le moment de se diriger vers un endroit que l on ne connait pas, Pai tout a l ouest. Un petit village ou sont installes des hippies et des thai au milieu de la montagne. On opte pour la solution economique, un bon chiken bus qui nous rappelle certains trajets asiatique, mais qui inspire plus confiance au Waras "Celui la ne nous fera pas le coup de la panne".. Peut-etre pas, mais des la premiere heure petite frayeur lorsque le chauffeur prend un virage a la mode Senna (en evitant le mur) et que le sac d Hicham eprit de liberte ne saisisse l occasion pour sauter par la porte ouverte devant moi.. Une chance, personne d autre ne le remarque et il me faut hurler pour qu on s arrete 300 metres plus loin. 
Ca nous fait bien marrer, on a trouver notre Pierre Richard!
la route continue magnifique. Les paysages sont de plus en plus beaux et la nature de plus en plus verte. Seule quelques fleurs viennent mettre des touches de mauves ou de jaunes, mais chaque centimetre de montagne est recouvert de la couleur verte des bananiers, papayers et autres arbres.
A a 20 km de Pai, je me rappelle les paroles du Waras, et je suis sur le point de lui donner raison quand un drole de bruit fait son appartition et nous force a nous arreter 30 minutes pour reparer je ne sais trop quoi..
Malgre tout on arrive avec peu de retard dans le petit village. Apres avoir un peu tourner, on suit les conseils d un jeune thai sympa qui nous indique la riviere au bord de laquelle sont installees plusieurs guesthouse en bambou. L endroit est vraiment beau avec les montagnes autour la riviere et ces petits cabanons poses un peu partout. On opte pour la moins cher et pas la moins belle, avec un petit lac un jardin interieur, des hamacs et tout au bout une petite maison qui nous servira de camp de base quelques jours. On se pose, on respire et apres un bon petit repas on se couche tot. 
Reveilles tot on profite le lendemain pour louer des motos et faire le tour des environs. Avec toujours Hicham derriere moi qui filme des parties du trajet, et le waras a cote on se retrouve en pleine nature a visiter les camps d elephants, les bains chauds (sans se baigner trop cher et trop chaud), traverser les villages chinois, lhasu pour terminer au pied d une cascade. Le waras se baigne pendantqu on comate avec Hicham... et au coucher du soleil on reprend la route tout doucement. La soiree reste tranquille pour une nouvelle fois se coucher tot. Lendemain on refait la route mais avec plus de pauses pourprendre des photos, on trouve aussi le temple of the hill qui surplombe encore une fois toute la vallee. Une journee magique tant les paysages qui nousentourent le sont. On se fait une petit pause dans un cafe perdu sur la route ou quelques reggae men jouent des vieux standards de rock. On se fait accoster par certains d entre eux, pour passer un vraiment bon moment avant de finir la journee au canyon de Pai. On tombe dessus par hasard, mais il semble que c est l ENDROIT pour profiter du coucher du soleil comme en temoigne la rangee impressionante d appareil photos sur trepied derriere lesquels on retrouve un photgraphe asiatique et devant lesquels se dandinent les amis de ce dernier. on fais quelques metres, meme vue mais seuls, on profite du coucher de soleil tranquillement.
De retour pour la derniere nuit a Pai avant de rentrer sur Chang Mai, hicham et moi profitons d un rgain d energie pour aller faire un tour dans pai by night. Le choix n est pas complique, il y a un bar qui n est pas vide et ou joue un petit groupe sympa. On danse, rencontre du monde et on se fait embarquer a la fermeture dans un nouveau bar clandestin (le seul ouvert apres 1 heure du mat). J ai un coup de barre et rentre tranquille pendant qu Hicham traine un peu.
Lendemain, retour a chang mai sans probleme... je fais le trajet a cote d un moine les pieds sur un scooter embarque dans le bus et apres 4 petites heures on retrouve le meme hotel!
Deja 15 jours en Thailande, et enfin un recit. Forcement j'ai du zapper pas mal de choses, et forcement je promet de m y mettre plus regulierement... Meme si a l approche du passage au Laos, ca risque d etre plus difficile de trouver des acces Internet, mais apres avoir profier des villes, le retour a la nature plus sauvage n est pas pour me deplaire... Bien au contraire!

Par MoalitO
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Dimanche 18 novembre 2007
Voila, le dernier chapitre du premier acte du voyage est arrive.. Me voila au Bresil et a Florianopolis au sud du pays le plus grand du continent. Aujourd hui, on est assez loin de l image ensoleillee du Bresil car il pleut! L occasion de me mettre sur Internet raconte ces derniers jours de course. 
A buenos Aires, Nestor m a accompagne jusqu au dernier moment. On est d abord alle lui lui trouve un hotel vers San Telmo avant de se rendre, une fois de plus, a la place Dorrego. LE francais n est pas la, mais on croise un autre pote artisan avant qu une curieuse agitation ne s empare de la place. Sur la terrasse d un resto on peut apercevoir quelques sublimes nanas, un mec joue au foot avec un gamin sous l oeil des cameras et des musiciens s installent. La realisation d un film bresilien est en cours. Apres quelques minutes de preparation, les cameras tournent et tout ce petit monde se met en action. Samba. danse, football et fete, le Bresil me donne la un apercu de ce qui m attend les deux prochaines semaines. Je tombe amoureux d une des danseuses, mais pas le temps qu elle s en rende compte on quitte la foule de curieux pour se diriger vers La Boca, mon quartier prefere de BAs. Le soleil est la, je prend quelques photos, et on se prend une derniere biere avamt de rejoindre l hotel pour prendre mes affaires. On arrive juste a temps, taxi et la station de bus pour un depart prevu a 20 heures pour Iguazu. Sur le quai je n ai vraiment pas envie de partir. La ville, l ambiance, l espagnol et Nestor vont bien me manque! Car si le voyage est fait de rencontres ephemeres, il y en a certaines que l on a vraiment pas envie de quitter. Nestor en fait partie, Merci!
Pas trop le temps d avoir le cafard, je me retrouve dans le bus a cote d une charmante petite argentine, et de l autre cote de l allee, un francais et un allemand qui parlent en francais. Au bout de quelques minutes, j entends un "et lui il est d ou?", je reponds et les presentations sont faites. Il y a Ludo, francais qui travaille dans la construction de route depuis 2 ans au Chili, et Markus, allemand bien a l arrache. Ludo rencontre un probleme que je comprends bien... Ce sont ses premieres vacances depuis deux ans, et il a choisit de les passer en Argentine a l imcomprehension totale des sa famille et de ses amis. Mais entre la france a 800 euros et l argentine a 20 il fallait trancher... le voila donc dans le meme bus que moi. Markus, c est plus complique il vivait plus ou moins dans la rue en france a vendre des marques pages fait a partir de ses photos et il a recupere assez d argent pour rejoindre sa copine au Chili. Mais celle ci est plutot liberee et il a prefere se faire un tour seul pour ne pas peter les plombs. Bref.. on discute un peu et apres une vraie merde a la TV (Fisherman avec kevin Costner) je m endors... pour me reveiller vers 8 heures du mat avec dans mes bras l argentine d a cote.. Elle se reveille aussi, est aussi surprise que moi mais ne bouge pas pour autant. On fait les presenations, elle s appelle Clara, et je me rendors.. pour me re-reveiller vers 10 heures, Clara l est aussi sur son siege cette fois... On discute un peu, et apres une heure de route on s arrete a Puerto Rico, a 100 Km d Iguazu. Elle descend la, me propose de rester un peu, mais pas le temps desole, je reste.
La discussion reprend avec les deux autres jusqu a atteindre Iguazu vers 14 heures. Chaleur etouffante, soleil eclatant. c est, je l espere la fin officielle du froid et de la pluie (je comprendrais des le lendemain que non!).
On va ensemble laisser les sacs vite fait dans un hotel vraiment pas cher, avant de filer passer l apres midi sur le site. En attendant le bus on voit les deux plus belles femmes flics de nos vies, dans leurs uniformes qui n incitent pas vraiment au calme et au respect des lois. Arrives sur place on paye 40 pesos le premier jour (pour un deuxieme jour a 20 pesos), devant nous une nana paye 23.. On lui demande pourquoi et elle nous repond qu elle est autrichienne mais parlant portuguais elle se fait passer pour une bresilienne.. Futee, elle s appelle Barbara et nous accompagne dans la balade. On opte pour le sentier rempli d animaux qui mene a une petite cascade mais sans vue sur le site a proprement parle. On croise des Coatis, singes, biches.... pour arriver au pied d une cascade de 20 metres, endroit ou l on peut se baigner... en theorie, car en pratique elle est trop froide pour moi. Markus et Barbara seuls ont le courage pendant que je m ecarte un peu pour prendre des photos. J y rencontre une nouvelle espece animale, la guepe. Je m en serai bien passe.. coup sur coup je me fais empaller deux fois le bras, qui double de volume. Ca gratte un peu mais ca va.. Au moins je sais que je ne suis pas allergique! Car sinon dixit le garde, avec ses petites bestioles bien puissantes c est l arret cardiaque surtout pique au bras gauche.. Je pense qu il bluff mais je ne retourne pas voir! Le soleil se couche et on va vers l hotel. Dans le bus du retour un francais appele Paco, encore un fou a velo nous accoste. Et je lui decerne la palme du boulet du voyage. Le bon stereotype du marseillais, grande gueule, sur de lui qui drague tout ce qui bouge et qui a rate son bus de retour pour le Paraguay. Il doit donc passer la nuit a Puerto Iguazu pour prendre un bus le lendemain. On lui montre l hotel pas cher et chacun va a ses occupations, Ludo et Barbara au resto, Markus sur le net et moi je vais m acheter des empenadas. A mon retour je vois, MArkus gave par Paco qui le supplie de manger un peu des pates qu il a achete. Il a depense ces derniers sous dedans pensant que l on allait mange tous ensemble  et veut qu on mange une cuillere pour partager le repas... JE sens le mec bien lourd et je vais me coucher. Lendemain reveil tot, motive et en sortant de la chambre je vois.... la pluie... des trombes d eau s abattent sur le village. Markus se reveille et me parle direct du Paco qui l afait chier toute la nuit a lui gratte des clopes, des sous... et tout ce qu il peut en repetant a chaque fois son histoire qu il a tout au paraguay toute ca tout ca. Il me gonfle vite je l envoie chier, il aura rien j aime pas les parasites! Il se prend des vents par tout le monde et apres avoir saoule le receptionniste il se casse en payant ce qu il peut. Le vrai boulet qui veut prouver qu on peut voyager sans rien... d autre que les gens domt il profite... Il est mal tomber avec nous il aura rien eu!
Apres avoir passe la matinee a attendre l eclaircie, on part quand meme aux chutes avec Ludo. Markus va direct a Florianopis, motive par le week-end long et la fete! La pluie s arrete juste quand on arrive, le ciel restant gris (dommage pour les photos) mais les chutes au maximum de leur debit (tant mieux pour les yeux et les oreilles). Le site est vraiment impressionant. Au sommet de la gorge du diable on ne peut pas voir le fond tellement les trombes d eau remontent au contact du lac 80 metres plus bas. Le spectacle est impressionant et mouille, je laisse Ludo qui a retrouve Barbara, et je me dirige vers la station de bus, direction Florianopolis. MAis ce n est pas si simple! Il faut en prendre un premier jusqu a la frontiere que l on atteint en 20 minutes. Le temps de faire les tampons le bus est parti il faut donc attendre le prochain dans 45 minutes, pour la station de Foz Iguazu. Puis un autre bus jusqu au terminus grande ligne. Bref, apres 1h30 j arrive au Bresil, et ca fait tres tres bizarre. Jusque la j etais habitue a psser des frontieres et a ne me preoccuper que de la nouvelle monnaie... Mais la il y a aussi une nouvelle langue et je comprends rien.... aprt qu il faut lever le pouce a chaque fin de phrase. En parlant espagnol, eux me comprennent c est l essentiel. Mais bien frustrant car le bresilien a le contact facile. Apres avoir achete mon billet, j ai une heure d attente durant laquelle une dizaine de personnes differentes vient me parler. Avec un melange d espagnol, francais et anglais on s en sort mais c est pas evident. En gros, le portuguais fait penser a de l espagnol prononce a la francaise (finit les llllll, les r sont de retour) mais en mangeant tous les mots et avec un accent bresilien a la Chico (Brazil c est plazir). Pas facile. LE voyage de nuit passe bien et j arrive sous le soleil au camping Fortalezza de Barra apres deux nouveaux bus.. Un de Florianopolis pour rejoindre l ile de Santa Catarina et son village principal, Lagoa de Conceao, puis un autre jusque Barra de Lagoam petit village de pecheurs et de surfeurs.
Le soleil est la mais le vent aussi. La tente est dur a monter, je la cale avec mon sac en priant pour que ce soit suffisant, sans aide car je sui seul dans le camping!! Une petite sieste et je retourne a Lagoa de conceao tirer des sous car pour le moment aucun distributeur n a voulu de ma carte. Je n ai du mon salut qu a 10 dollars qui trainaient dans mon sac! De l argent enfin en poche je me fait le retour a pied. Le port au coucher du soleil, les gens en terrasse, les dunes de sables, c est magnifique, et avant de rentrer a l hotel je tombe sur markus. Il a plus trop d argent et va dormir a la belle etoile. PAs trop penible sauf qu il doit se trimballer son sac de 30 Kg toute la journee.. On squatte un peu et je rentre me coucher tot, bien fatigue de tous ces voyages. Je dis au revoir a Markus qui doit partir le lendemain. Cette fois ca y est je suis seul.
Lendemain, reveil de bonne heure je me dirige vers la plage, le soleil est legerement voile mais ca va. Premiere plage, Praia Mole, plage de la coupe du monde de surf. PAs de competition aujourd hui ou en tous cas pas dans l eau. Sur le sable, c est a un concours de beaute que j assiste. Les bresiliennes sont vraiment extraordinaires, et leurs maillots quasi inexistant! La patate revient.... ainsi que la pluie. Je me rapproche donc du camping et je me fais une pause sur une autre plage. Le ciel est maintenant gris mais pas de pluie. Mon chapeau plait a un artisan qui s arrete tchatcher et bonheur il est argentin! J ai jamais eu l impression de si bien parler espagnol apres 2 jours de portuguais! Car ici ils me comprennent mais aucun ne fait l effort de parler lentement ou espagnol. On delire bien, il me montre des nouveaux noeuds sort le mate et apres quelques minutes je vois un allemand avec 30 kilos sur le dos debarque.. C est Markus toujours pas parti. On reste la toute l apres midi, profitant des bribes de soleil. En repartant Diego me donne le contact d un pote a lui pour faire du surf, et je me dirige vers ma tente. A peine rentre des trombes d eau s abattent, je colmatte les breches comme je peux et je m endors... faute de mieux.
Lendemain je me reveille sous la pluie et dans l eau! une petite fuite dans la tente et ma tete trempe dans une flaque.. j essuie tout ca et apres une bonne douche (chaude) je m en prend une autre (froide) sur la route du village. Je vais voir le pote de Diego, il me sort une planche et on va dans l eau, seul endroit ou la pluie m est pas un probleme. Pendant une heure je pagaille dans l eau prenant deux trois vagues au passage, j arrive a me lever retrouvant des sensations oubliees depuis le Costa Rica mais je suis vite congele. Pas trop de vague, beaucoup de temps passe a les attendre.. Apres 1h30 je ressors bien creuve! Direction: chercher de quoi manger. Avant de trouver je retombe sur... Markus qui a dormi a la belle etoile sous la pluie, toujours avec ses trente kilo.. PAs affecte un brin il me propose de retourner a Praia Mole. On se prend de quoi faire des sandwichs et c est repartit. Mais a peine arrives les trombes d eau reprennent de plus belle et on se refugie au bar. Tout le monde a fait la meme chose, la samba commence et la danse aussi sous la pluie. Ca donne vite un concours de tee-shirt mouille loin d etre desagreable. Mais la pluie j en ai marre je peux meme pas manger mon sandwich tranquille. Apres quelques heures, le monde se disperse et moi aussi.. je rentre dormir dans ma piscine! 
Les affaires sont bien protegees et heureusement car c est encore l inondation a l interieur. Je craque et apres avoir negocie sec j obtiens un bungalow a 15 pesos (au lieu de 25).. A peine le double de la tente!
Enfin un vrai lit! douche chaude et guitare ont raison de moi et bien heureux je m endors dans un vrai lit!!!
Apres cette bonne nuit, je me reveille plein d espoir... mais non il pleut toujours. Je me motive quand meme pour venir ecrire sur le blog, t ensuite je sais pas.. peut etre aller retrouver Diego ou me relancer dans l eau. a voir! Seule certitude je pars demain soir pour Ilha Grande entre Rio et Sao Paulo ou j espere trouver du soleil avant de rejoindre vendredi pour une semaine Rio de Janeiro!!!!
Pour terminer un petit mot a Nestor:
Gracias por todo hermano!
Ahora nadie puede entender mi bromas (del fondo de mi corazon), pero el viaje continua.
Suerte con la tuna, las chicas, el trabajo y por todo en Buenos Aires. Casa te (imperativo...sasasa), con la chica la mas guapa de Argentina quien tiene muchas amigas para yo!
Para de te burlar de mi accento, y quiesas nos vemos...
Cada dia fue un plaisir, por.... todo (no puedo decir mas aqui)
Suerte y, por favor senor, cuidate mucho!
Par MoalitO
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