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Lundi 30 juillet 2007
Hola..
Ca y est je suis rendu a Vilcabamba depuis 3 jours maintenant. Plus que 3 de plus et je rentre au Perou. Mais pour l'instant c'est encore magique. Il fait plus beau et plus chaud que dans tout le reste de l'Equateur, du bonheur avant d'avoir froid tout le mois d'aout.
Apres une arrivee tardive au Ruines de Quinoroa (hotel a 9 euros chambre petit dej, piscine jacuzi....) un petit paradis j'apprends qu'il me faudra partir le lendemain, arrivee de 120 gamins pour le week-end oblige. Je ne pourrai donc profiter que du petit dej' mais j'ai quand meme le temps de rencontrer deux Angevins Clemence et Julien. Ils sont la depuis 5 jours et doivent partir le lendemain. On discute bien et vers 1 heures je vais me coucher dans le lit super douillet de l'hotel. Mais le lendemain c'est donc reparti. Tous les hotels sont pris sauf un. Cabanas a 3 dollars sans service mais avec petit jardin douche et cuisine rien que pour moi.. Je depose les sacs, les autres francais aussi car ils doivent partir le soir. On s'embarque dans une petite marche vers une cascade. Le bus nous depose deux fois trop loin, on revient donc et commence a s'engouffrer dans un petit village. La vue est magnifique des montagnes partout, pas un nuage, on marche 2 bonnes heures et arrives a 10 minutes de la cascade, plus de chemin... la riviere est trop haute a cause des pluies de la veille.
C'est pas grave on redescend doucement apres une belle balade et on se pose un peu a Vilcabamba. On y rencontre Julio et Carlos deux gars trop gentils qui vivent ensemble a Vilcabamba. L'un fait des colliers l'autre est guide de chevaux et les deux sont biens tranquilles. Du coup on passe un petit bout de soiree avec eux. 
C'est week-end de fete dans la ville tout le monde danse sur la place de l'eglise transformee en discotheque en plein air. Vers 23h00 fin de la musique. Tout le monde se dirige vers la Casa Tinka, sorte de boite locale. Sur la route une vingtaine de jeunes se chamaillent pour rire mais on apprendra plus tard qu'en fin de soiree ils l'ont fait serieusement sur un gars. Du coup paumette eclatee et mal de main. Nous on a rien vu, apres quelques minutes on a prefere rentrer.. Car finallement les deux francais se sont installes avec moi pour deux nuits de plus.. Fete oblige. On papote, on boit et on s'endort bien raides. Lendemain, recuperation.. petit tour en ville et je vais avec Carlos voir un autre hotel. 8 dollars, piscine, billard, ping-pong, vue magnifique, velo et petit dej inclus. Je reserve pour le lendemain pour 5 jours et rencontre Loana une allemande qui travaille sur place et parle francais (en plus de l'allemand, l'anglais et l'espagnol). C'est Nestor, present trois jours plus tot qui m'en avait parle.
On rentre nouvelle petite soiree avec les 4 accolytes et on se couche encore tot.
Aujourd'hui c'estait la fete de l'artisanat au village.. Bracelet, plats locaux, je me fais faire une tresse en fibre par Julio. Puis direction "l'arene" ou tous le village est reuni pour une demonstration de rodeo sur chevaux et taureaux.. Ca rigole c'est bonne ambiance, on prend des photos.. 
Une journee bien sympa qui m'a aussi permis de prendre mes appartements dans le nouvel hotel. Du coup ce soir je vais y rester tranquille tandis que les deux autres partent au Perou. Demain cheval, mardi marche, mercredi massages et depart pour le Perou et Piura. 8 heures de nuit puis 15 de plus pour atteindre la cordilliere blanche. J'y resterai jusqu'au 8 pour attendre les autres qui me rejoignent lentement puis direction Lima pour rejoindre Nestor. 
En attendant je vais me poser au bord de la piscine, un bon Cuba libre a la main...
Par MoalitO
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Jeudi 26 juillet 2007
Apres une arrivee bien fatiguee, je n'ai pas eu trop de mal a dormir hier soir malgre la musique a fond de l'hotel. Un petit hotel sympa avec une cour interieur qui propose boisson et repas avec de la bonne musique mais dont je n'etais pas en mesure de profiter hier. Du coup coucher tot et lever tot a 7heures pour arpenter les rues de celle qu'on appelle l'Athenes d'Equateur. Je ne connais pas Athenes mais cette ville me fait penser a beaucoup de villes francaises. Une petite riviere qui la coupe en deux. D'un cote le centre historique et de l'autre le plus moderne. Les maisons les plus belles sont sur les quais et une butte surplombe l'ensemble hebergeant une belle petite eglise. Un petit Paris en somme. Dans le centre historique les rues sont paves a la Mouffetard autour d'une cathedrale qui rappelle Notre Dame. Une ville sympa mais pas si depaysante que ca... suaf au niveau des prix. Un bon petit plat de poisson a 1 dollar, des bus a 0.25 qui permettent en une journee de faire le tour de la ville. Du coup j'ai fait mon petit touriste toute la journee, du moins jusqu'a 16 heures, moment ou la pluie a fait son apparition. L'occasion de verifier une fois de plus la theorie du dereglement climatique. On en parlait autour du feu avec Manuel. Normallement juillet est le mois de Verano soit ete en Equateur et il ne doit y pleuvoir que deux ou trois jours dans le mois. Mais depuis deux ans, c'est tous les jours en fin d'apres-midi que les nuages font leur apparition. Inquietant surtout quand on se dit que l'equateur est par definition l'endroit le plus eloigne des poles.. 
Du coup je suis rentre a l'hotel ou sur les conseils de Nestor j'ai chercher Juan et Felipe, deux gars qui y bossent. Juan est equatorien et Felipe suisse francais. Ils vivent ensemble avec deux autres gars, et connaissant Nestor ont decide de m'embarquer faire la fete ce soir.. Du coup je devais partir tot demain, mais ce sera peut etre tard dans l'apres midi.. 
Quoiqu'il arrive demain je pars pour Vilcabamba, ville des centenaires et lieu ou le climat est le meilleur d'equateur. Je vais ainsi redescendre a 1850 metres, trouver un peu de la chaleur qui manque depuis quelques jours. En attendant je vais aller me descendre deux trois bieres histoire d'etre en forme pour ce soir.
Par MoalitO
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Mercredi 25 juillet 2007
Ce qui devait arriver arriva... Apres une heure a trier, redimensionner et renommer les photos on m'annonce que le quota du mois est depasse... du coup 6 jours sans photos faudra faire travailler l'imagination. 
Par MoalitO
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Mercredi 25 juillet 2007

Je vous avais laisse a Riobamba avec un train qui voulait pas de moi…. Mais depuis beaucoup de choses se sont passees. Premierement, apres avoir laisse le cyber je suis retombe sur les 2 francais de Saint Bart. Apres une soiree en boite (rien de bien passionant), on se donne rendez-vous le lendemain a 6h30 devant le train pour essayer de gratter des places. Mais le lendemain, pas de signe de vie des deux garcons. Je suis a la gare tout seul et confiant, j’arrive bien a frauder la SNCF, y a pas de raisons que ca marche pas ici.. et justement j’apercois un controleur avec un pins de la sncf sur la casquette.. porte d’entree je lui fait la causette.. « y a pas de billet c’est sur », « oui, c’est sur », « sur, sur ? », « oui, sur, sur », « mais si je te donne dix dollars a toi, peut-etre que… », « vas-y, monte »…

Le billet coute 11.5 dollars je suis content de mon coup. Le temps est magnifique, le chimboranzo se montre enfin et je me retrouve a voyager entre deux wagons, donc dehors. Autant vous le dire tout de suite, a part le folklore du train en lui-même rien d’exceptionnel. Depuis que deux couillons de japonais ont trouve le moyen de se faire decapiter il y a 5 mois, l’acces au toit est interdit (apres la chute d’une nana de la pyramide de Chichen Itza ils commencent a me broutter ceux-la), et le train perd beaucoup de son interet. Les paysages sont sympas jusqu'à arriver a la narine du diable. Tout le monde descend « que c’est joli », et puis on repart. La fin du tajet est la plus belle, j’ai les pieds dans le vide et on arrive enfin a Alausi. A partir de la tout s’enchaine et je regrette que mes yeux ne puissent pas prendre de photos. Charge comme une mule je marche dans la ville en plein marche du dimanche.. les couleurs sont plus belles que partout ailleurs, on se croirait en plein western. Un enorme christ surplombe la ville encaissee au milieu des montagnes. Et la, grosse hesitation. Pour rejoindre Cuenca, deux possibilites. La sure, en bus, 4 heures et 4 dollars ou la plus incertaine… rejoindre un village que personne connaît Achupallas pour y chercher un certain Manuel Taipelisa dont je ne sais meme pas s’il est la, pour rejoindre Ingapirca en cheval apres deux jours par le chemin des incas. Dans le guide, deux lignes pour dire « taxi collectif a 10 dollars, puis nuit chez manuel et pour 30 dollars deux jours de cheval »… J’ai jamais fait de cheval, ca semble complique, mais trop de touristes montent dans le bus pour Cuenca du coup je me lance.. Apres une dizaine de demande je trouve enfin un espece de van rempli de 17 indiens aui va au village. Je me glisse entre eux, et encore une fois je suis le seul blanc donc la star des enfants donc de leur mamans… j’offre des bananes sechees a tout le monde et je suis adopte. Les costumes des nanas  sont superbes : chaussures de ballerines, collans en laine blancs, jupes en laine epaisse bleues ou mauves, grans challes dans la couleur opposee et chapeaux ornes d’un plume de paon. Mais pas question de prendre des photos. Apres 3 tours dans le village ou a chaque fois monte une personne supplementaire on prend la route, direction les nuages.. Ca monte, ca monte sur une route en terre avec un precipice a cote.. plus impressionant et authentique aue la narine du diable ! Le tout pour un dollar, premiere erreur du routard. Apres 1 heure vertigineuse je me rtrouve dans ce village paume, a pas y voir a trois metres.. je demande manuel, et apres trois maisons je tombe sur lui.. enfin !! Il m’emmene a l’hotel du coin (deuxieme erreur du routard) et m’annonce le prix 120 dollars (3eme erreur). Ce sera la seule mauvaise surprise de ces trois jours. J’avais pas prevu le coup et je n’ai que 110 dollars avec moi. Moins 10 pour l’hotel et moins 20 que je cache au cas ou. Car Manuel me certifie qu’il y aura un distributeur pour la difference mais je suis pas persuade. Je lui donne donc 80 et on verra plus tard.

L’hotel est tenu par Ines, 55 ans, qui me fait penser a ma meme, aidee de Gavi, 6 ans et Joce, 8 ans. Pour 8 dollars, elle m’offre la nuit, le repas du soir et le petit dej.. Mais avant un bon the reparateur car il fait froid.. le repas arrive, delicieux et je me retrouve au cœur d’une veillee au coin du feu. J’ai le droit a Robinson crusoe en espagnol et ensuite aux legendes du coin.. la pierre des incas qui cache la source d’eau, les rochers solitaires qui sortent de nulle part, photo a l’appui… comme a la maison. Incroyable que ce lieu ne soit mentionne nulle part…

Je pars me coucher, la tete pleine d’histoire car le lendemain manuel vient me chercher a 8 heures.

Le reveil est tranquille, il fait super beau et je decouvre les environs du village. Des montagnes partout autour (desole Fifi mais c’est bien plus beau sans la neige), un plaisir. Apres un bon petit dej’ je quitte a regret ce lieu si hospitalier. Manuel debarque, charge la mule des provisions et de mon sac et me presente mon cheval.. Il s’appelle Caballos (pas tres original) et la mule Bourro (toujours pas original). « et toi il est ou ton cheval » « moi j’en ai pas je vous suis a pied » ! J’hallucine mais me voila embarque avec ce jeunot de 52 ans capable de fatigue une mule et un cheval et d’enchainer sur le marathon de New-york. Je prend mes reperes sur Caballos et en fait c’est pas tres dur. Souplesse du bassin pour encaisser les acoups, abdos pour rester pencher en avant dans les montee (en ecrivant ces lignes je me dit que je devrait trainer plus souvent dans les hippodrome moi……), et pour le reste c’est comme une moto. On change les vitesses avec les pieds (pas et trot, j’ai pas tenter le galop) et on se dirige et freine avec les mains. La montee commence doucement pour rejoindre du village le chemins des incas. Un chemin qui relie Quito a Cuzco et qui etait emprunte par les incas au temps ou les deux villes etaient amies (soit avant les deux freres aui se sont frittes des annees).

Les deux premieres heures sont somptueuse, la vallee est verte, le ciel bleu, les montagnes noires et au forme hallucinante, le tout dans un silence juste coupe par les clop clop de mon cheval et les « Burro » de Manuel pour faire accellerer son ane. On passe un premier col a 3800 metres et on arrive dans une longue vallee aui me rappelle les Pozzi en Corse. Au milieu un petit ruisseau fens la sphaigne et autour la monotonie des montagnes n’est coupee que par des cascades et des troupeaux de moutons. Deux nouvelles heures comme ca ca fait un peu long mais on atteind un premier lac celui des trois croix pour une pause bien meritee. Une pause ecourtee car a peine deux minutes plus tard on se fait rattraper pas les nuages qu font leur apparition. On repart vite vers le point culminant du voyage une crete a 4830 metres.. dans les nuages. La changement total de decor, on se croirait sur la lune. Du sable jaune, plus de verdure, des rochers noirs et apres quelques metres les nuages s’en vont et j’hallucine. A droire une vallee coupee par une riviere a gauche un lac perdu dans un cirque de montagne. Il faudrait une camera pour vraiment rendre un peu de la realite. Du coup je descends du cheval et on entame la descente vers le lieu ou on va dormir. Une nouvelle vallee un nouveau lac et une nouvelle pensee pour la corse et Vitalac, pour atterir dans une muleterie. Un groupe de 10 jeunes est la mais l’une d’entre eux a la bonne idee de tomber malade et ils repartent aussitôt. Je prends mes appartements au milieu d’une paillasse et je me pose 5 minutes pour admirer la serenite de l’endroit. 5 minutes pas plus car d’un coup une tempete de grelon s’abbat sur nous. Je me refugie dans la « cuisine » ou Manuel nous prepare un the puis une soupe de poulet.. Moment culinaire et recette en direct :

Decouper un poulet en petit morceaux, faire chauffer l’eau du lac grace a la paille, presser le poulet a main nue pour en faire sortir le gras, jetter les morceaux dans l’eau, y rajoutter un oignon coupe en morceau, un gros filet d’huile (dietetique oblige), des pattes chinoises, puis une espece de pate d’epice a base de curry.. faire chauffer une heure a feu bien puissant en couvrant et c’est prêt. Le pire c’est que c’est bon sauf quand je tombe sur un bout de poulet non identifie. Apres avoir trouve l’œsophage je comprend qu il s’agit du coup, et je le laisse a mon hote du soir. Une fois le liquide bu on y ajoute le riz prepare la veille par madame et on est blinde pour aller se coucher a 18 heures.. Je me retrouve dans ma paille, et me rend compte que je ne suis pas le seul taureau a ronfler.. tout un troupeau a cote s’en donne a cœur joie, mais emmitouffle dans ma couverture je m’endors sans trop d’effort.. Une bonne nuit passee a rever mais je ne rentrerai pas dans les details, trops complique. Tout le monde etait present les uns apres les autres.. delirant.

Reveil a 6 heures, frais (c’est le cas de le dire) comme un gardon, et apres un bon the on repart pour les 5 heures finales sans l’ane qui nous ralentit d’apres Manuel qui veut etre rentrer avant la nuit chez lui. Du coup je monte avec mon sac a dos sur le dos (logique). Les spouitch spouitch du cheval dans la sphaigne sont remplaces par des scrouitch scrouitch car tout est gele, mais je suis equipe tout va bien.

On croise les restes d’un pueblo incas que le temps aide par les touriste a raye de la carte, d’autres lacs et on arrive au premier village celui de San Jose. Droit de passage 3 caramels. La nature reprend ces droits et la montagne redevient verte et accueillante. Des fermes fleurissent un peu partout et on se rechauffe petit a petit.

Les dernieres heures sont un peu longues pour arriver a Ingapirca, que l’on apercoit de loin mais qui se rapproche tres lentement. Las-bas il y a des ruines que l’on surplombe vite mais qui n’ont rien d’impressionant. Tres renovees on n’y sent pas le cote mystique du Mexique ou du Guatemala. Du coup je zappe la visite. Un bus est la prêt a partir pour Cuenca mais comme je le craignais pas de distributeur. Le premier est a 20 kilometres. Je sors alors les 20 euros caches et discute avec Manuel « j’en garde 10, je t’en donne 10.. en tout 90 pour toi. Aujourd’hui on avait pas d’anes j’ai porte mon sac.. » pas le temps de finir mon argumentaire il me dit que je suis plus un ami qu’un client et que 90 c’est tres bien. Je le sers dans mes bras, fais un gros calins au cheval et monte dans le bus..

Deux heures apres me voila a Cuenca de retour dans la civilisation qui ne m’avait pas manque. Deux jours pour visiter « l’Athenes de l’Equateur » ce sera suffisant..

Avant d’aller dormir et en guise de conclusion, j’emprunterai deux citations a deux grands philosophes contemporains francais (issus de l’immigration, desole Nicolas S. ) que sont Omar Sharrif et Fernandel (je detournerais d’ailleurs celle de ce dernier :

« Le cheval c’est mon dada » et « Quand je suis dans les andes….. » (je vous laisse terminer) !

Par MoalitO
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Dimanche 22 juillet 2007
12 heures... c'est le nombre d'heures que j'ai dormi cette nuit. Ca faisait longtemps et ca fait du bien! Par contre les yeux sont restes colles un bout de temps. C'est donc au radar que je me dirige vers le marche. La-bas je trouve un petit coin cuisine. Le menu n'y est pas tres varie : du cochon. Une dizaine de stand, tete de cochon rotie dehors se dispute les clients. Deux trois me font gouter. Tous ont le meme gout mais faut en choisir un. J'opte pour celle qui insiste le moins. Elle me sert une platre de mole (du mais gonfle bien bon), accompagne de salade le tout recouvert de morceau de cochon roti. Pour accompagner ca, un jus de ramboutan glace par des glacon qui arrive tout droit du Chimboranzo. Le matin tot, les indiens montent sur le volcan sacre jusqu'au glacier pour decouper des blocs de glaces qu'ils descendent jusqu'en ville. Je me regale pour deux euros, meme si au reveil ca fait un peu bizarre. Puis je me dirige vers le grand marche. En fait la ville entiere. Ils vendent de tout, dont des morceaux de fer censes proteger du mal. Et au coin d'une rue, un mec me hurle dans l'oreille avec un megaphone "polynesie francaise". J'hallucine un peu, discute avec lui. Il vend des produits bio energisants a base de je ne sais quelle plante de Tahiti. J'essaye de lui expliquer que je vais pas loin a Noumea, mais son espagnol est aussi moyen que le mien (il parle surtout Quechua) et il comprend que je viens de Tahiti. Il a l'air tellement heureux que je n'ose le contrarier. Du coup, j'ai le droit a une degustation de tous les fruits du marche. Framboise, banane, mangue, ramboutans, et des trucs que j'avais jamais vu avant.. C'est donc le ventre plein que je me dirige vers la gare achete mon billet de train. Et la, deception, il n'y a plus de place... En 30 minutes les 200 sieges ont trouve preneur. Il va donc falloir prendre un bus jusque Alausi d'ou je prendrait le train dans l'autre sens pour la narine du diable et retour a Alausi. Ca me semble bien complique, on verra bien demain si je ne vais pas directement choppe les chevaux pour descendre dans le sud.. Depuis, le Chimboranzo joue a cache cache avec moi. Il boude et seuls des eclats blancs au milieu des nuages gris m'en montrent un partie du sommet.. Pour la photo c'est rate, encore une fois on verra demain.
Bref, une bonne journee de balade et de repos qui va se terminer par un bon repas avant d'aller au dodo...
Par MoalitO
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