Encore une fois, il va etre dur d'expliquer tout ce que l'on a pu ressentir durant 3 journees bien remplies. Apres la deception d'apprendre que le chemin des incas etait complet pour 3 mois, on a
donc decide de se lancer dans la valle des incas sans agence. Du coup, depart mardi matin tot apres une nouvelle nuit arosee, pour Chincheros, petit village sur la route d'Ollantaytambo. Celui-ci
a garde intacte les rues de l'epoque incas et est donc un temoignage sur l'urbanisme inca. Tres interressant avec son petit marche, peu de touristes et des ruines de terrasse de culture et des
murs incas qui protegeaient le castillo. Les alentours aussi sont magnifiques, des montagnes a perte de vue, des canyons, le tout assez sec car on est a 3400 metres. Apres cette petite visite on
rejoint la route principale pour prendre un nouveau collectivo et rejoindre Urubamba pour se ballader vers les salines de Maras. Mais avant que celui-ci n'arrive un taxi dja charge nous propose d
nous y emmener pour le meme prix. On se retrouve donc avec Nestor dans le coffre, cedric sur la banquette arriere en direction d'Urubamba. La route est magnifique, les villages sont fait de
maison en terre rouge, sorte de camouflage dans la montagne, on a l'impression que l'on va voir sortir un inca dans un virage.... mais non, c'est la vallee d'Urubamba qui apparait au detour du
chemin. Beaucoup plus basse, la vegetation reprend ses droits autour du fleuve du meme nom. Le rouge et le blanc des sommets se melent donc au bleu de la riviere et au vert des arbres, c'est
assez magique. On entame donc la descente vertigineuse vers le petit village qu'on atteint en debut d'apres-midi. Le taxi prolonge pour nous laisser au debut du chemin pour les salineras, bien
gentil et on entame la petit demi-heure d'ascension. Les paysages sont grandioses jusqu'au salinas, un ensemble de 4000 petits lacs sales exploites par les locaux qui essayent aussi de nous
exploiter (une coutume au Perou). Apres avoir monter et prit des photos, une nana debarque et nous demande encore des sous pour avoir le droit d'etre la. Probleme il n'y a aucun panneau en bas,
et ce n'est pas une fois en haut qu'elle va me reclamer de payer. Je lui explique ca gentillement et ca seule reponse est "c'est pour ca qu'il faut payer ici". Voila la phrase la plus populaire
du Perou. On leur explique trois heures et eux "c'est pour ca que". A vous faire peter les plombs! bref, on l'envoie chier et elle part essayer d'arnaquer d'autre touristes. Ca nous fait vite
redescendre sur la route ou on atend le collectivo pour Ollantaytambo. Probleme c'est l'heure de la sortie des ecoles et tous sont pleins. Le troisieme a passer devant nous s'arrete quand meme et
en s'entassant bien on arrive a rentrer dans le mini-bus pour une demi-heure de torture. Je suis accroupi au milieu sur la pointe des pieds appuyer sur je ne sais qui... mais bon on arrive vers
16 heures a cette forteresse qui protegeait l'acces au Machu Picchu. 1 heure avant de prendre le train pour s'y rendre, du coup on remet la visite a jeudi matin au retour et on se
contente de manger tranquillement en attendant notre train. Un train qui coute 57 euros aller-retour pour les touristes au depart d'Ollantaytambo (5 euros au depart de Cuzco pour les
locaux) une belle arnaqu quand on sait que dans cette journee pour faire la meme distance depuis Cuzco on a payer 1.5 euros chacun de bus. Mais voila pas de rout entre la forteresse et le
Machu, donc ils en profitent bien, comme toujours! C'est le seul vrai probleme du Perou pour le moment c'est que tous nous prennent pour des vaches a lait... Ce n'est pas grave, on s'embarque a
17h30 direction Aguascalientes au pied du machu. On y arrive vers 19h45, le temps de trouver une chambre pas chere et d'acheter le ticket pour le lendemain. Cette soiree, pas de folie, le reveil
du lendemain est prevu pour 4 heures!!
Et enfin, nous y voila! le grand jour attendu depuis les mysterieuse citee d'or que je regardais tout petit est arrive : l'ascension du Machu Picchu! Reveil donc a 4 heures, le Waras encore un
peu malade declare forfait pour la matinee et on s'engage avec Nestor, Christina, une espagnole rencontree a Lima et retrouvee dans le train, et son mec Oscar du Perou dans le noir pour grimper
jusqu'a l'entree. Il faut normallement 1h30, le site ouvrant a 6 heures on part a 4h30. Au depart tout va bien c'est plat mais ensuite il faut grimper les escaliers du "raccourci" qui doivent
nous faire passer de 1800 metres a 2400 metres. Nestor est en forme et trace, je n'ai pas ma lampe torche donc je le suis.... on double tout le monde et arrive a l'entree apres seulement 45
minutes. J'ai l'impression d'avoir prit une douche tellement je suis trempe mais ca va on y est! On est les 20emes a peu pres, et une demi heure a attendre.
A 5h55 tout le monde se leve et s'entasse a l'entree et surprise, les premiers bus arrivent. On aurait donc pu les attendre et monter tranquille mais on nous avait dit que les premiers arrivaient
a 7 heures. C'est pas bien grave, les portes s'ouvrent et on se dirige vers le Mirador. apres 5 minutes supplementaire de montee , j'ai enfin ma premiere vision du Machu Picchu. Recouvert par la
brume l'instant est magique, je ne peux pas voir l'ensemble du site mais je devine les montagnes autour et les ruines au centre. Mais pas le temps d'aprecier tout de suite car on voit que tout le
monde se dirige vers le Wayna Picchu (montagne jeune), la montagne la plus haute que l'on voit sur toutes les photos et qui surplombe le site. Seuls les 400 premiers ont le droit d'y monter donc
on s'y dirige pronto. L'acces ouvre a 7 heures, du coup c'est une petite heure d'attente supplementaire. On est les 130eme de la queue donc tout va bien, on rigole et on se repose avant une
nouvelle ascension que l'on entame a 7h30. Cette fois-ci c'est une heure de montee a pic pour atteindre 2700 metres qui nous attend. Nestor est toujours en forme, un americain me provoque un peu
en debut de montee, du coup on grimpe en 35 minutes et je ne reverrai plus l'americain!!! On arrive donc au sommet, le brouillard se leve peu a peu et c'est la qu vraiment j'apprecie l'endroit.
On a une vue sur tout le site ce qui nous permet de se rendre compte que la cite a la forme d'un condor ailes deployees. Il y a beaucoup de monde, mais on se trouve une pierre isolee ou l'on
attend tranquillement que la brume se leve completement. Moment silencieux et encore une fois magique... mais le silence est trouble a 10 heures par le coup de sifflet du garde qui nous demande
de redescendre pour laisser la place au 200 suivants.. On obeit mais tres lentement.. du coup on est les derniers a descendre et on a quelques instants la citadelle du sommet pour nous tout seul.
On prens des photos et surtout on prend notre temps pour descendre les escaliers vertigineux a tous points de vues. un mur d'un cote le precipice de l'autre, des marches etroites, pas tres plates
et tres hautes... on flippe un peu quand meme. Mais apres 1 ptite heure on revient au pied de la deuxieme montagne que l'on voit sur les photos. Plus proche et moins haute, on hesite a
l'escalader mais on se lance. L'occasion de voir une chose dont je ne m'etait pas rendu compte. Les deux montagnes avec la petite collin du milieu forment le visage d'un inca couche. J'essayerai
de l montrer en mettant les photos. Apres le nez donc on se retrouve au sommet des levres, et c'est encore plus beau bien que beaucoup plus facile d'acces (comme quoi). au sommet on est seul et
on a une vue a 360 degre extraordinaire. D'un cote la cite enfin decouverte totalement et d'un angle que je n'avais jamais vu, a gauche le wayna picchu et tout autour des montagnes a perte de
vue, des vallees, le village d'aguascalientes et le fleuve Urubamba. Le tout envahi de papillons multicolores. Nouvel instant de grace et de silence que seuls nos estomacs vont interrompre vers
midi. On se dirige donc a l'exterieur du site pour les remplir avant de visiter le site a proprement dit. Nouvelle arnaque, des sandwichs hors de prix et l'eau aussi (a savoir que normallement on
a rien le droit d'emporter sur le site donc obligation de casquer a la petite buvette pour tous...). Mais bon on oublie vite et on se redirige vers le mirador. On y retrouve le Waras qui vient
d'arriver et on apprecie la vue la plus connue du Macchu. Les deux pics que l'on a escalader le matin en fond et la cite au milieu. Il y a meme un Lama qui broute. la digestion se fait tranquille
et on attaque la visite du site. Pas grand chose a dire, il faut juste y aller... Pendant deux heures on se balade au milieu de ces ruines chargees d'histoire en evitant les groupes de
touristes.. Rue des fontaines, observatoire astronomique, Inti Punku (porte du soleil)... C'est magnifique. chacun part dans sa direction apprecier l'insatnt t on se retrouve a la sortie vers 16
heures pour un dernier effort la redescente vers Aguascalientes a pied (9 euros les 20 minutes de bus.... voleurs). Cedric dcouvre le chemin qu'on s'est tappe le matin et est bien content
d'avoir dormi.. il traine un peu pour prendre les photos, Nestor et moi on a plus d'eau, on est mort de fatigue du coup on trace jusqu'au village en limite courant dans les escaliers. Et enfin,
on atteint l'hotel completement raides.. meme pas la force d'aller au bains chauds on se prend un douche, on part manger avec le Waras et a 22h30 au lit!!!!!!!
Une nuit pleine de reves mais encore une fois un peu courte avec un reveil a 8 heures pour aller chopper le train du retour a 9h15. Mission accomplie mais je n vois rien du trajet car je
m'endort en deux minutes. Ce n'est pas grave au terminus a Ollantaytambo, tous les touristes montent dans des bus qui vont dircts a Cuzco, nous on prend le temps de visiter la forteresse,
magnifique. Une montagne comme calendrier solaire encore des pierres magnifiquement taillees et montees jusque la on ne sait comment.. deux heures de visites avant de remonter dans un bus
direction Pisac, dernires ruines au programme. On atteint le village apres un changement a Urubamba vers 16 heures. Le site ferme a 17 heures, on monte dans un taxi qui nous emmene au sommet des
ruines que l'on commence a descendre tranquillement. Le site, tres different du Machu est tout aussi beau. Ce n'est pas une cite mais un ensemble de petits quartiers contruits tout autour d'une
montagne qui domine toute la vallee. Vu l'heure il n'y a pas grand monde, sauf un groupe d'un moyenne d'age de 50 ans completement perche. Ils ont des especes d'instruments et font des
incantations en regardant le soleil se coucher. On fait pareil (sans les incantations) un peu a l'ecart et lorsqu'ils se dirigent vers les taxis de la sortie sud, nous on dcide de descendre
a pied jusqu'au village. On traverse les dernieres ruines et on se depeche car la nuit nous rattrape. Mais heureusement, on arrive a la ville juste avant la nuit noire... petite flippe quand
meme, car meme avec les frontales on etait pas sur le trouver le bon chemin. Mais on y est, et on a plus qu'a retourner tranquillement sur Cuzco apres une nouvelle discussion de sourd avec
un taxi qui veut nous ramener pour 25 soles... "mais mon ami en bus c'est aussi rapide et ca ne coute que 2 soles par personne", "c'est pour ca on y va!". Je me dit que mon espagnol est
mauvais mais Nestor arrive au meme resultat. Du coup on le laisse parler jusqu a l'arrivee du bus..
On arrive vers 20 heures et on refait la meme que le premier soir : douche rapide, repas rapide, tour des verres gratuits et Mama Africa. Entre temps je rappelle Sofia, petite peruvienne
rencontree plus tot et que j'aime bien. Du coup pour la premiere fois dpuis le debut du voyage je passe un deuxieme soiree avec la meme fille. C'est agreable et la soiree enorme se termine a 6
heures par la visite de la cathedrale. Un grand moment. Le lendemain on se reveille vers 15 heures pile poile a temps pour aller jour au Volley avec les filles et d'autres gars. Un match
memorable que l'on perd lamentablement mais Sofia est fiere de moi c'est l'essentiel. Elle le sera moins le soir, entre la fatigue t le virus du Waras qui m'attaque je m'endors a 21 heures sans
l'appeler. Du coup il faut que je rattrape le coup maintenant, donc il faudra patienter un peu pour les photos.
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