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Mardi 16 octobre 2007
Toujours en Argentine, mais un peu plus au sud, a Cordoba, deuxieme ville du pays, apres avoir bien ecume les alentours de Salta. Lundi dernier, c'etait l'arrivee de Fefea 23h00 en provenance de Buenos Aires. Un Fefe en pleine forme et motive d'entree pour reprndre un bus le lendemain pour rejoindre Humahuaca et sa cordillere a 6 heures de Salta. Le depart est prevu en debut d'apres-midi pour arriver en soiree a Humahuaca. On se reveille donc tranquillement, et, apres recuperation du linge et deux trois courses, on se dirige vers le terminal de bus. On se prend des enpenadas (12 pesos la douzaine), et on embarque pour Humahuaca. La route est jolie et apres plusieurs escales et une bonne sieste on arrive a la tombee de la nuit a Humahuaca. En descendant du bus on entend de la musique a bloc! La fete? non un local de soutien politique a un candidat des elections. C'est a peu pres la seule animation dans ce village qui nous ramene un mois en arriere dans la cordilliere indienne.. On se croirait en Bolivie. Les visages des gens,les rues paves, l'altitude.. Seule difference on ne marchande pas les prix! Je l'apprends le lendemain lorsque j'essaye de faire baisser le prix d'un chapeau de trois pesos. La reponse ne se fait pas attendre "tu es fou!" avec un gros eclat de rire.. c'est pas grave, je le trouve 5 pesos moins cher 200 metres plus loin. La soiree precedente avait ete tranquille, petit repas et couches tot, et la matinee suivait le meme rythme. Artisans, place principale.. On se dirige ensuite vers le mirador, un peu a l'exterieur de la ville, qui la surplombe et offre une belle vue sur les andes et la cordilliere. Premiere vision pour le Fefe. Pour Nestor et moi ce n'est pas nouveau, mais c'est toujours aussi beau. On squatte un peu avec le chien de l'hotel qui ne nous lache pas et on reprend un bus pour Uquia a 15 minutes de la. Petite escalle sympa dans un petit village paume. L'occasion d'un bon repas servie par une mama aux petits soins, et d'une petite balade avec Fefe vers les Senoritas, pics de montagne blancs au fond d'une vallee rouge. NEstor declare forfait, victime a nouveau d'une angine naissante. La balade est sympa et rapide, on revient sur nos pas prendre un bus pour Tilcara, prochaine etape, encore plus au sud. Le village est mignon, et la place animee par un marche d'artisans. Apres une discussion enflammee sur les inegalites en argentine, en amerique du sud et dans le monde, on rentre se coucher assez tot. Du coup reveille tot, pendant que mes deux comperes visitent le musee archaologique (lieu qui ne m'attire plus du tout, je prefere etre sur le lieu des fouilles, que de voir ce qu'on en sort), je me fais un thermos de yierba mate, puis direction la station de bus. Prochaine etape Purnamaraca et la montagne aux sept couleurs. Une curiosite due aux differents minerais qui la composent, et du coup un endroit assez magique. D'un cote montagnes noires pleines de crevasses, de l'autre une valle verdoyante avec un petit rio au milieu, et la un village au pied d'une montagne de couleurs! On fait le tour avec Fefe, et on part prendre un nouveau bus pour Jujuy en transit pour Salta. Probleme le bus est 1 heure plus tard, on se decide a tenter le stop. En 5 minutes un couple de vetos nous embarque a l'arriere de son pick-up et nous laisse 5 kilometres plus loin sur la route 9 direction Jujuy ou il doit y avoir plus de monde.. Donnee relative, ca va etre dur d'en voir moins. On s'installe devant le poste de police et on recommence le stop. Une bonne demi-heure et une betailliere s'arrete pour nous embarquer a l'arriere. Malgre un petit froid qui nous force a remettre les pantalons et abandonner les shorts, on rigole bien et on se retrouve tres vite a Jujuy. De la, deux choix: rejoindre la gare et prendre un bus ou tenter de continuer en stop. On choisit la deux ieme solution. Apres une hesitation entre deux routes qui nous fait perdre une bonne demi-heure et quelques espoirs, on se fait enfin prendre par un medecin bien sympa. Il s'excuse de s'etre arrete trop loin, refuse qu on paye le peage, donne son telephone a Nestor pour qu'il puisse appeler son pere dont c'est l'anniversaire en Espagne et veut nous inviter a boire un cafe en arrivant. Une gentillesse dont on est meme plus surpris tellement les argentins sont coutumiers du fait. Retour a l'hotel Kaskai de Salta donc ou on commence a etre connus et ou on est encore une fois tres bien accueillis. Pour feter l'anniv de Fefe on sort un peu, mais alors que je suis bien motive, les deux autres decident de rentrer. Je les accompagne a contre coeur, le lendemain on doit rejoindre Cordoba. La nuit est donc tranquille, et on se reveille assez tot. Mais pas de pot, le bus part le soir, du coup une journee d'attente. Autre mauvaise surprise les prix (100 pesos par personne) qui changent du reste de la merique du sud. J'envoie mes photos, on va se faire un tour avec Fefe, et c'est deja l'heure de quitter l'hotel. On a le droit a des aux revoirs chaleureux de tout le personnel. En 12 jours on a eu le temps de sympathiser! Les 12 heures de voyage passent vite. Je m'occupe en faisant des bracelets comme m'a appris un argentin a l'hotel, et je m'endors comme un bebe! On arrive a 8 heures du mat a Cordoba, avec l'adresse d'un bon hotel en poche et une grosse motivation. On en aura besoin car des l'arrivee a l'hotel on dechante. C'est l'un des deux gros week-end de l'anne en Argentine et l'occasion pour une colonie allemande installee pres de Salta d'y feter la biere comme dan leur pays d'origine. Ca attire du monde de toute la region et tous les hotels sont pleins. Tous? oui, tous! sauf un irreductible installe de l'autre cote de la ville. Joint au telephone son patron nous annonce qu'il n'y a pas de lit mais vu la merde en ville, nous propose de venir on s'accomodera, Lui est victime d'un colloc des femmes, et est rempli par 80 % d'argentine de plus de 60 ans.. On y va donc un peu a contre coeur. Mais arrive sur place on est bien content! Le gerant, un homosexuel pleinement assume, nous accueille a bras ouverts et nous propose de dormir... sur le toit. Sur place il y a quelques francais, c'est sympa, gratuit du coup et on a pas le choix donc on accepte. Je monte ma tente sur le toit, Fefe et Nestor qui n'en ont pas dormiront a la belle etoile. Ps le temps de trop penser a la nuit, on va manger, et au retour on assiste entre francais a la defaite de la Frnace contre l'Angleterre, on y pense pas longtemps car la soiree commence. Victor, le gerant, va chercher de quoi faire un barbec, Alain et Anthony, deux francais qui vont jusque Cuba a velo, sortent les guitares et on est vite rejoints par trois francaises et 4 irlandais qui viennent d'arriver. Il y a aussi Olivier un autre francais rasta et Will un argentin vivant a Vancouver et qui se fait un tour d'amerique. Ca mange ca boit ca rigole et vers 2 heures, le dernier nomme nous emmene tous dans une boite du coin. Je pense qu'il est tard... c'est mal connaitre les argentins! C'est le tout debut de la nuit, donc ca se remplit au fur et mesure. Et je confirme la ma premiere impression: les argentines sont magnifiques. Vers 5 heures changement de boite et apres une serie d'abandon on se retrouve seul avec le Will, il me presente encore des gens et je declare forfait a 7h30.. JE pense qu'il est tard..MAis non! C'est le milieu de la nuit. Devant toutes les boites il y a des queues de 50 personnes qui attendent! LA nuit ici c'est jusque midi! Moi je ne peux pas. De retour a ma chambre avec vue imprenable j'ouvre la tente et y trouve une francaise qui n'a pas trouve d'autre endroit pour dormir. Nuit agitee, et reveille par la chaleur, je passe mon dimanche a dormir. Pendant ce temps Fefe va faire un tour et Nestor va a l'hopitral soigner un oeil gagne par un Herpes.. Reveil a 16 heures et matage de la defaite argentine face a l afrique du sud.. j'ai perdu mon statut de porte bonheur en deux matchs! On renonce a la fete de la biere qui semble trop touristique, on va manger tranquille et au retour, Will est a nouveau la, avec d'autres irlandais et Morganne une francaise. Rebelotte on repart en boite. Moins d'ambiance et fatigues par la veille on ne rentre QUE vers 5 heures avec Nestor. LEs autres copntinuent, Fefe n'a pas suivi. Du coup une nouvelle journee de repos aujourd'hui remforcee par la pluie. Le temps de dire au revoir a Fefe qui part vers le Bresil et une nouvelle journee a dormir. Au reveil, c'est la fin du week-end, l'hotel s'est vide il ne reste plus que Victor Nestor et moi. Je vais donc pouvoir dormir dans un vrai lit et ne pas etre reveille par la pluie ou la chaleur!! Demain c'est direction Mendoza a 10h45 pour un retour a la nature et une nouvelle pause fete....
Par MoalitO
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Mardi 9 octobre 2007

Une autre semaine de passee. Beaucoup moins active que la precedente, mais tout de meme bien agreable. Apres le petit marathon depuis La Paz a San Pedro on avait bien besoin de souffler un peu avant de se relancer  pour parcourir le 4000 km qui nous attendent en Argentine. On s'est donc pose un peu a Salta surnomee "la linda" (la belle), ville du nord ouest argentin ou on se sent vite a la maison. Arrives dimanche soir avec Nestor, Cedric et Sylvia, on s'est dirige vers le Prisamata un hotel situe au coeur du quartier de la fete de Salta. Le personnel est tres sympa mais les prix un petit peu trop eleves, on decide d'y passer une nuit avant de changer le lendemain. Bien morts, on se contente avec NEstor d'aller manger un bout avant de se jeter au lit. L'occasion de manger pour la premiere fois la viande argentine qui est fidele a sa reputation. Apres 4 mois de poulet ou de viande de boeuf archi cuite, c'est un vrai regal de gouter a ces morceuax de boeuf juste grille, et fondant. En terrasse, c'est aussi l'occasion d'observer un peu les gens dans la rue. Autre confirmation, les nanas sont bien magnifiques, et la drague est bien le sport national! Des qu'un homme croise une nana, on entend un sifflement, une remarque.. L'homme s'arrete deshabille du regard la demoiselle qui passe (forme de compliment ici). Si elle est interressee celle ci s'arrete et le fixe sans jamais baisse des yeux. C'est alors a lui de jouer. Ce petit jeu se repete sans cesse, on est loin des regards fuyants a l'europeenne. C'est aussi le moment des premiers contacts avec le gens qui rivalisent de gentillesses. Tous ont le sourire, aucun ne nous court apres pour nous vendre un bonbon ou nous proposer de cirer mes claquettes! Rien de plus pour cette premiere nuit mais on va se coucher avec le sentiment que l'on va apprecier ce pays ou du moins cette ville. Lundi, journee repos total. Apres avoir change d'hotel, je profite pour finir d'ecrire sur le blog pendant que Nestor glande et que Cedric Et Sylvia preparent la suite de leur voyage. Ils ont decide de tracer vite a Iguazu pour profiter du Bresil sachant que Cedric connait cette region d'Argentine. A part ca rien! repos! Sauf le soir, tombes amoureux la veille de la viande, on decide avec Nestor de s'attaquer a un Asado (barbecue) disponible a l'hotel. On s'achete 2 Kg de viande, de quoi faire une salade et c'est partit! Le couple cedric Sylvia prefere le resto, tant pis pour eux, on devore 1.5 Kg a deux et demi, aides un petit peu par Paola, une argentine de buenos aires en vacances dans le coin. A son contact je comprends enfin vraiment pourquoi Ernesto Guevara se faisait appeler CHE. C'est un son qui revient dans chaque mot et chaque phrase. En fait chaque YE des autres pays espagnophone est remplace par un CHE. Si on ajoute a ca l'accent italien en fin de phrase, j'ai un peu de mal a suivre, mais mon oreille se fait petit a petit. On se couche tot l'estomac plein. le lendemain c'est mission voir les prix des voitures de loc. Mardi donc, pour leur dernier jour en Argentine, Cedric et Sylvia partent s'envoyer en l'air en parapente. Trop cher1 pour nous, Nestor et moi on part en ville se balader et se renseigner sur les balades a faire dans le coin. Premiere pause sur la place principale, premiere biere, et premiere impression confirmee! Les nanas, la gentillesse, la drague.... tout est la! apres cette petit pause on va a l'office du tourisme. Deux boucles valent la peine descendre a Cafayate et revenir (au sud), ou au nord la cordilliere de Humahuaca. Du coup on file vers les agences de locations de voiture. On les fait toutes, croisant au passage la femme de ma vie a qui je n'ai su que dire BABA BOBO BI.. Du coup c'est Nestor qui parlait pendant que je me noyais dans ses yeux. Le pire c'est qu elle le sent et en joue... 
Pour en revenir aux voitures le moins cher c'est 160 pesos par jour (un peu moins de
40 euros), ca fait cher a deux mais c'est le seul moyen de bien profiter de la boucle sud. En route, on rencontre un francais qui etait avec nous dans le bus de San Pedro Atacama, on va se boire une autre biere dans un petit bar ou ils passent.... Lyon-Glasgow pour la premiere bonne nouvelle sportive de la semaine. Decullotee lyonnaise ca fait plaisir et j'apprends dans la foulee que le match de marseille sera diffuse le lendemain! Pas de depart mercredi donc mais jeudi! Une volonte confirmee lors du retour a l hotel ou fred m'annonce son arrivee pour le lendemain, motive comme jamais a faire la fete. Nous on reste une fois de plus a l'hotel en se finissant la viande. Le waras est tout mort de son parapente donc pas de fete de depart. Avec Luciano un autre argentin trop gentil de Resistenzia, j'apprends a faire des bracelets. Il me donne l'adresse pour acheter les fils, et une planche de bois, je suis pret! Soiree sympa ou j'apprends pleins de choses sur l'Argentine. Il me parle du mate comme d'une femme, de la poilitique (election presidentielle en octobre), et du mode de vie de son pays. Comme tous les argentins il est persuade que nous, europeens, sommes tres riches grace a la force de l'euro. C'est vrai que le taux est avantageux mais pas de quoi faire de moi un cresus. Je lui explique et il comprends vite d'autant que c'est la meme chose en argentine. Notre vision d'un pays qui redecolle apres quelques annees de crise est faussee par la hausse des prix. Comme en europe les salaires ont augmentes mais les prix encore plus. Du coup, pas plus de pouvoir d'achat au contraire. Le pire est pour le nord andin de l'argentine ou les prix augmentent mais pas les salaires. Une belle merde! La soiree se termnie autour d'une nouvelle biere et dodo. Je ne vois pas le waras partir (depart a 5h du mat), et je me reveille vers 10 heures tanquille. Seule mission de la journee aller encourager marseille contre liverpool. On se dirige tranquillement vers le bar, et apres 2 heures de stress et de cris j'assiste a la magnifique victoire marseillaise. Heureux, je rentre a l'hotel en chantant et, enfin, des nouvelles du Fred qui vint d'arriver avec 24 heures de retard. La faute a un auto-stop hasardeux entre san pedro et Salta et a une attente de 24 heures au milieu de nulle part... Fred quoi! On le rejoint a son hotel ou il est avec Pepe un parisien (frere du fondateur des nfants de Don Quichotte, on en parle un peu, tres interressant), esteban un Quebequois et un Italien, motives a sortir. On se laisse embarquer et apres quelques tours dans les bars on en trouve un ou un groupe de reggae joue. Bonne ambiance, du Bob, du manu chao, encore des nanas et toujours de la biere. On rencontre pas mal de monde, et on finit pleins de rendez-vous a 5 heures du mat'. Pas mal, surtout qu on doit se lever le lendemain a 9 heures pour louer la voiture et partir dans le sud. Mission accomplie tant bien que mal avec le Nestor et a 11 heures on arrive a l'hotel de Fred pour le recuperer avec le Pepe. Ils dorment encor, il nous faut attendre 1 bonne heure avant qu'ils soient prets. Je m'auto designe conducteur officiel ( apres 4 mois ca fait trop plaisir de se retrouver au volant) et on est parti vers Cafayate. LA route est belle le soleil present, une impression de deja vu. je me sens comme en France sur la route des vacances. On s'arrete dans un petit village acheter un CD a 5 pesos. Shakira, et passame la botella resonnent a fond dans la voiture, du bonheur. Premiere etape autour d'un lac artificielle, Fred veut sauter du pont (15 metres) mais le mec de la securite n'est pas d'accord. Du coup on reprend la route direction allemania un ancien village indien aujourd'hui peuple par quelques familles de Hippies qui vivent de leur artisanat. L'occasion d'en acheter un peu et de parler avec Manu marrie a Sol et papa de la petite Luna. Comme quoi ces deux derniers peuvent se rencontrer. On reste un peu on profite de la tranquillite et on reprend la route pour la partie la plus belle la Quebrada de Cafayate. en quelques kilometres, les montagnes deviennent rouges et creuses, les gauchos apparraissent a la tete de leur troupeau, le tout avec un petit ruisseau au milieu. C'est assez magique mais ca rappelle la vallee de la luna au chili. Plus on s'approche de Cafayate et plus la route est belle. On fait une escale a la bocca del diablo et a l'amphiteatro deux lieux ou la montagne creusee prend des formes spectaculaires. Puis on se pose au tres cruces pour regarder le soleil se coucher sur la vallee enchantee. La nuit tombe on termine donc la route pour rejoindre le Huayca, un hotel conseille par l'hotel de Salta. 15 pesos la nuit, petit dej, cadre sympa et gens extras! encore du bonheur. On achete de quoi faire un enorme asado, et apres quelques bouteilles de vins je tombe direct vers 23 heures. Les autres suivent sauf Fred occupe a monter sa tente et a tchatcher avec une danseuse. Il ira se coucher a 5 heures mais seul.... Lendemain apres un reveil difficile, on reprend la route a regret tant ce lieu est agreable! vers midi nous voila donc embarque vers Cachi perdu dans la montagne entre Salta et Cafayate. Avant de vraiment s'embarquer sur les routes en terre, pause dans les bodega (cave a vin locales) pour y deguster le blanc du coin. Resultat une degustation et deux bouteilles achetees. Il fait chaud il faut les boire vite. Ce que l'on fait sans soucfis tant le vin est bon. Du coup je me prend pour Arri Vatanen sur les routes en terre, la musique est a fonc nous aussi c'est sympa jusqu'a un virage ou malgre les coups de klaxon d'usage une voiture sort du neant coup de frein et arret a 2 cm de cette voiture, juste assez pret pour voir les lettres POLICIA se former sur le capot. Heureusement ils sont plus decontractes qu en france, et nous laisse partir en rigolant. Du coup la suite de la route toujours magique se fait plus tranquillement. Quelques pauses photos, arret dans un petit village paume pour manger (avec encore un proprio adorable qui nous tchatche tout le repas) et on arrive dans la nuit a Cachi. C'est la fete du village, apres un repas rapide, Pepe et Fred partent faire la fete, Nestor et moi on se couche. Le reveil du lendemain est prevu pour 7 heures pour rejoindre Salta a midi et rendre la voiture. Vu qu'on s'est couche tot, Nestor et moi n'avons pas de probleme pour nous reveiller. Ce n'est pas la meme chose pour les deux comperes couches a 5 heures du mat. On les met dans la voiture tant bien que mal et a 7h30 nous voila reparti. Pendant trois heures les paysages sont magnifiquesmais un peu gaches par une brume persistante. On se regale quand meme mais pour les photos ce n'est pas ca. Tant pis pour Fred et Pepe qui dorment comme des loirs a l'arriere. Apres une petite pause dejeuner on atteint Salta a 11h30, apres un nouveau Rallye pour ramener la voiture. On a le droit a 20 pesos de penalite de lavage vu l'etat de la caisse, et malgre les negociations de Nestor! Pas bien grave on se dirige vers l'hotel pour un repos bien merite... enfin je croyais car je me fais avoir par le match de la france face a la nouvelle-zelande. Du coup pas de sieste je regarde les bleus remonter leur handicap pour la troisieme bonne nouvelle sportive de la semaine! Dans la foulee on rejoint Pepe et Fred a peine reveilles pour aller faire la fete! C'est samedi soir il faut pas rater ca. On se boit une bouteille de rhum a l'hotel et on part en pleine forme dans un bar boite. Autre bouteille tant qu il n'y a personne (il est minuit) et a 1 heure c'est blinde. La suite est un peu floue, je sais juste que Fred s'est troube une argentine pendant qu NEstor et moi rentrions titubant a l'hotel. Dimanche je me reveille encore un peu bourre du coup je fais le spectacle dans l'hotel et dans les rues, avec Paola et Nestor. Nouvelle journee recuperation et nouveau match de rugby avec l'argentine contre l'Ecosse. Victoire argentine mais peu ici se passionnent pour le match la faute au super classico de football entre River et Boca, une sorte de messe annuelle! on rigole bien avec Paola et nouveau sommeil tot. Enfin hier lundi, c'etait la journee des missions tranquilles, linge, banque, et vers 18 heures Fred debarque pour nous dire au revoir. Il a pas pu changer son billet et doit rejoindre Santiago du Chili au plus tot pour prendre son avion pour la nouvelle-zelande. On prend rendez-vous pour l'Asie et on le laisse partir. Apres le depart du Waras, les deux plus vieux compagnons de route sont partis ca sent la fin de l amerique du sud. Heureusement dans la foulee le Fefe debarque plein de patate et aujourd'hui on va s'embarquer pour le nord. 
Une nouvelle semaine de passee, moins active mais tres agreable. La decouverte d'un pays moins pauvre que les precedents avec des gens adorables et des filles magnifiques. Je sens que le prochain mois va encore etre magique!!!

Par MoalitO
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Samedi 29 septembre 2007

Apres une petite semaine d'absence sur les ondes, nous voila au Chili a San Pedro de Atacama au coeur du desert le plus aride du monde. Mais avant plus de details sur cet oasis retour en arriere a Potosi, avant derniere etape bolivienne du voyage. Une ville mignonne, la plus haute du monde de plus de 10 000 habitants a plus de 4000 metres d'altitude. Il y fait froid, pas grand chose a faire a part la visite des mines d'argent. Des mines qu en faisaient il y a quelques temps la ville la plus riche de Bolivie. Une histoire ancienne, mais certains batiments gardent les traces de cette richesse passee. Aujourd'hui, la plupart des gens qui naissent dans cette ville sont destines a travailler dans les mines, par choix, par traditions ou par manque d'autres possibilites de travail. Et Quand on rentre dans les entrailles de la montagne, on comprend que c'est en fait rarement par choix! Il fait chaud, on respire mal, il y a plein de substances toxiques dont de l amiante et le travail est dur et mal paye. Enfin pas pour tout le monde. Pour les ouvriers, c'est le loto. Ils ne savent jamais sur quel filon ils vont tomber. Les plus chanceux se retrouvent a travailler avec des machines sur des bons filons, les plus malheureux travaillent manuellement sur des gisements peu rentables. Ces derniers travaillent le plus dur et sont les plus mal payes (rendement oblige). L'occasion aussi de gouter l alcool "potable" a 96 degre de rigueur chez les mineurs avec les feuilles de coca en chique.. Une belle claque quand on pense a la thune que se font l'etat, les proprietaires des concessions et a l'autre bout de la chaine, le bijoutier en Europe.
Potosi-travail-automatique.jpg
Cela fait, il ne nous restait plus qu'a organiser le voyage vers Uyuni. On se decide a partir le lendemain, et a trouver dans le village une agence pour traverser le Salar. Dans la soiree Nestor se fait voler sa sacoche pendant qu il est sur Internet. Rien de grosse valeur sauf... l'appareil avec toutes les photos de Bolivie. On part au marche noir voir s'il n est pas en vente (ca s'est deja vu), mais rien. Bien enerves on se fait une raison, le depart reste fixe au lendemain. Vers midi donc, on se retrouve, apres une petite course poursuite taxi bus, dans ce dernier, pour rejoindre Uyuni. 7 heures de route qui passent tres vite malgre la route en terre, le manque de place et le gout prononce du chauffeur pour les derapages, grace a un paysage chaque kilometre plus grandiose et sauvage. Les arbres disparaissent, les lamas, la lune et les rochers apparaissent jusqu'a la premiere vision sur le Salar. Ou plutot sur les iles qui sont posees dessus tels des vaisseaux spatiaux. 
Entre-Potosi-et-Uyuni-premiere-vue-du-salar.jpg
Arrives a 18 heures on se trouve vite un hotel et une agence pour traverser le desert. Tout compris ca nous coutera 65 dollars par personne. Seule condition, ne pas parler de ce prix avec les deux hollandaises qui doivent nous accompagner et qui ont paye 130 dollars depuis La Paz.. On charge les appareils et apres une nuit friotte, et un bon petit dej', on se dirige vers l'agence. Finallement pas de hollandaises dont le bus a creve dux fois dans la nuit mais un couple italo francais, Fabien et Chiara et une sud-coreenne qui vit a Londres, Eunice. Eux sont enerves (mais pas longtemps) a cause de leur agence, noi je suis euforique a l'idee de traverser le desert. Apres presentation on est donc partis. Premiere etape en douceur, le cimetiere de train. A peine sortis de la ville on rentre dans le desert ou sont abandonnes ces trains etrangers faute de mecano et de conducteur competents. Sympa, on repart vers le dernier village aux portes du salar ou sont vendus toutes sortes d'objets en sel. Et on en repart apres 10 minutes pour le voyage dans l'espace. 
Pendant 15 minutes, on se contente de longer le Salar avant d'y rentrer pour de bon. Quelques kilometres suffisent pour se retrouver perdus au milieu de cette immensite blanche. Des petits tas de sel, oeuvres des ouvriers du sel, et les volcans poses sur l'horizon donnent a peine un peu de relief a la scene.  L'horizon est tellement plat qu'il parait courbe. Du coup c'est la seance photo, on fait les pitres et sur un poirier, Nestor retombe lourdement, et apres la perte d'un appareil photo deux jours avant casse l'ecran du deuxieme. Plus de reglage possible a l'entree du Salar, il est un peu enerve!
Salar-d-Uyuni-depart-6.jpg Salar-d-Uyuni-hexagone2.jpg
Apres une bonne demi-heure, notre guide Orlando nous fait signe et on reprend la route direction l'hotel de sel. Perdu au milieu de nulle part, tout est fait en sel. C'est plutot un musee qu'un hotel, mais on peut toujours y dormir pour tres cher. la pause est courte, l'isla Pescado nous attend pour le repas. 
Une petite heure pour la rejoindre, une heure d'une route parfaitement plate et magique pour arriver sur cette terre au milieu de nulle part. Il y a 15000 ans c'etait une ile perdu au milieu de cette gigantesque mer. Mais un tremblement de terre a evacue l'eau et seul le sel et quelques iles sont restes dans cette cuvette. A cet endroit, l'un des plus profonds, le sel prend des formes hexagonales (de la forme de la molecule de sel) sur plusieurs kilometres. Bref tout ca ne ressemble a rien de ce que j'ai pu voir dans ma vie. Une autre planete. Apres un repas rapide on dispose d'une heure et demi pour explorer cette terre inconnu. L'ile est rempli de cactus dont le plus grand mesure 12 metres. ils poussent  de 10 centimetres par an, a vous de faire le calcul.
On est a 3800 metres et l'ile culmine a 4000. De la haut la vue sur tout le salar est imprenable. des cactus, des volcans en fond et le ciel bleu.. a part ca que du blanc. Tous les francais croises n'ont qu'un mot a la bouche: hallucinant. C'est ca! 
Salar-d-Uyuni-isla-pescado16.jpg
On profite bien et, vers 17 heures on reprend la route pour rejoindre le premier refuge a la sortie du salar. On atteint la limite opposee vers 17h30. Le soleil se couche vers 18h30, on demande a Orlando de nous laisser la. Lui ramene les deux nanas et reviendra nous chercher le soleil couche. 1 heure a attendre, il fait froid mais toute la suite en vaut la peine. Perdus a 4 au milieu de nulle part a attendre la puesta del sol. une attente magique car chaque seconde change totallement le decor. La lune (quasi pleine, une grande chance) apparait a nouveau et l'horizon prend toutes les teintes du bleu au rouge au fur et a mesure que le soleil se couche sur la montagne de l'autre cote. Ici c'est l'appocalypse avec des couleurs magnifiques. 
puesta-del-sol-en-plein-desert-de-sel9.jpg
Congeles, on appercoit les feu de la voiture et on embarque pour se rechauffer au refuge. Pleins de groupes sont deja en place, dont pas mal de retraites francais qui "se demandent ce qu'ils foutent la". Ils ont pas aime la journee, j'ai du mal a comprendre. Dans la foulee, seule mauvaise nouvelle dela journee, Cedric se rend compte que 200 euros caches dans une pochette, rangee dans une poche au fond du sac, avaient ete remplaces par la meme somme en billet de.... la Banco de la fortuna, certainement un jeu de societe bolivien. Hallucines, on se dirige vers la soupe du soir et le bon petit repas. On fait ca vite, fatigues on se couche, apres que cedric et nestor aient mis leur appareils en charge. Le mien devrait tenir la journee du lendemain et je le chargerai au prochain refuge. Lendemain, on essaye de se lever tot pour le lever du soleil mais Nestor, qui me precede de 15 minutes, le rate pour quelques minutes. La vue est quand meme magnifique, mais pas de couleurs speciales, juste l'immensite du salar. Apres un petit dej rapide, on repart vers 7 heures pour une route qui quitte le Salar pour rallier le Sud Lipiez. La premiere partie est bien longue. Les paysages n'ont rien a voir avec la veille mais on sympathise dans la voiture avec les autres ca fait passer le temps. On est dans un desert de pierre (erg ou reg je laisse les amateurs de mots fleches choisir) transition entre le salar et le sud Lipiez. Au passage de la voie ferree qui relie Bolivie et Chili on joue un peu de guitare avec Nestor pour la photo qui fera la pochette de notre album et tout le monde (ceux de notre voiture et ceux d'une autre au meme moment au meme endroit) nous mitraille, c'est le debut de la gloire! 
Guitare-sur-la-route-du-sud-lipiez-derriere-le-chili.jpg
Du coup on joue dans le 4*4 jusqu'a atteindre le premier desert de (grosses pierres). La terre a rougi, des nouveaux volcans plus proche ont fait leur apparition et les pierre prennent des formes magnifique. Chacun fera travailler son imagination en regardant les photos. J'y ai vu un diplodocus, une vache et differents visages...
Desert-de-pierre7.jpg
Pause rapide on reprend la route pour atteindre le lieu du repas, un lac pose au milieu de nulle part. La route un peu banale jusque la reprend un cote mystique avec volcans, sable et ce lac blu turquoise ou les flamants roses pas du tout effrayes par les touristes en masse se balade tranquillement. Des demarches curieuse et des envols gracieux, c'est magnifique. Sans vent, leur image se reflete dans l'eau lisse du lac.
Sud-Lipiez-premiers-flamants8.jpg
Pause rapide et on entre dans le desert de Sidonie. Grande etendue sablonneuse avec des montagnes multicolores (couleurs des minerais qui la composent) tout autour. Au croisement d'une masse rocheuse Orlando apercoit un Vizcacha. Sorte de lapin avec un cul de kangourou. On s'approche, il ne fuit pas et on l'immotalise quelques instants. Une deuxieme voiture pleine de nos chers retraites francais arrive. Une nana descend appareil en main et prend des photos de loin. son mari: "rapproche toi, rapproche toi, ils se genent pas eux!!" (prononce avec l'accent du bon parisien en vacances sur les plages corses) elle: "je peux pas j'ai trop peur". Une deuxieme arrive, leur ami se jette appareil photo en main. Avec tout ce bruit l'animal fuit. Le prmier mec: "oh ben nonnnnn! c'est ces jeunes ils sont sans gene et t'as tout loupe, font chier". Vive la France! 

On se moque bien d'eux et on reprend la route. avant-derniere etape, l'arbre de pierre et encore des pierres aux formes curieuses avant de rejoindre le deuxieme refuge a la laguna colorada. 
Sud-Lipiez-arbre-de-pierre.jpg
on arrive vers 17 heures. On est a 4270 metres le soleil se couche un peu plus tot a 18h15. Pour bien profiter de la vue il faut marcher 2 kilometres dans le froid jusqu'au mirador. J'hesite, les autres renoncent et finallement j'y vais. C'est un peu long mais je suis vite recompense. Apres avoir pris un peu de hauteur je comprend pourquoi ce nom de lac colore. Du rouge vif, du jaune, du vert, du bleu, dus aux differentes algues et aux minerai tombe de la montagne, et poses dessus des milliers de flamants roses. Pour la premiere fois je regrette de ne pas avoir un zoom puissant pour en prendre un au milieu de ces couleurs les volcans en fond.
Sud-Lipiez-laguna-colorada7.jpg
le soleil commence a se coucher j'ai froid et je rentre. Arrive a la chambre, je me rend compte que les prises alimentees par panneau solaire fournissent du 12 volt pas suffisant pour charger l'appareil. Plus de photosinutiles il va falloir faire des choix. Au chaud devant la soupe, j'apercois des couleurs etranges dehors. Plus de batterie et froid, mais je retourne quand meme recuperer l'appareil. LA lune est a nouveau la et le soleil donne au ciel une couleur irreelle. Pause longue qui acheve la batterie, froid mais pour un resultat dont je suis assez fier. 
Sud-Lipiez-coucher-de-soleil-sur-la--laguna-colorada.jpg
Le gros point noir est donc cette batterie dechargee. Pour oublier ca et le froid on se boit une petite bouteille de rhum et a 21heures au lit. Je dors avec ma batterie pour la rechauffer jusqua 4h30, heure de preparer les sacs pour un depart a 5h00. Tout le monde est a l'heure et on demarre direction les geysers et les bains chaud pour dejeuner. Il fait un froid incroyable proche du moins 10 et bien sur c'est a ce moment qu'apres 30 minutes de piste on creve! Changement de roue express dans le froid et on repart. 6h30 le soleil n'est toujours pas leve, le chauffage ne marche toujours pas et sert plus a remplir la voiture de sable qu a chauffer et on arrive aux geysers: J'y commence mon jeu prefere de la journee, chauffer la batterie, prendre une photo sans reglage, sortir la batterie et la chauffer.... ca me permet d'en prendre une ou deux mais ca m'enerve et j'ai froid. 
Sud-Lipiez-lever-de-soleil-sur-les-geyser.jpg
7heures, le soleil se leve on arrive au bain chaud. Beaucoup se baigne, j'ai trop froid et peur de la sortie alors je me contente de chuffermes pìed avec Nestor. Puis on rejoint les autres au petit dej. Ca rechauffe, le temps aussi! 45 minutes de chauffage et on repart vers le Chili. Sur la route le desert Dali est somptueux. Des pierres perdues a droite a gauche un sable fin et multicolore comme les montagnes. 
Sud-Lipiez-desert-dali2.jpg
Je continue rapidement mon petit jeu et on repart pour la derniere etape les laguna verde et blanca au pied du vocan Licancabur. Le lieu est encore une fois magique, mais pas trop le temps d'en profiter le bus pour le Chili nous attend a la frontiere. Quelques minutes tout de meme pour profiter de toutes ces couleurs reunies au meme endroit. 
Sud-Lipiez-laguna-verde2.jpg
Et nous voila deja arrives a la frontiere.. Les formalites sont rapides, et 15 minutes plus tard on arrive sur notre premiere route goudronnees et sans trou depuis 2 mois... on est bien au chili. Direction San Pedro de Atacama, village love dans une oasis du desert le plus aride du monde. Les formalites d'entree au Chili sont aussi rapides que celles de sortie de Bolivie et on se retrouve a midi dans un village ou on se sent bien direct. L'auberge est sympa, les gens aussi, seul probleme tout est tres cher! On s'installe, laverie, banque, repas et vers 17 heures on rentre a l'hotel avec l'intention de ne rien faire. Mais Nestor achete une biere, moi aussi, et on sympathise avec Ane et Sarah deux allemandes, Eunice la coreenne et Sylvia une francaise rencontree dans le bus et qui est dans le meme dortoir que nous. Tout le monde achete des bieres, les guitares sortent et jusqu'a 21h30. On boit, chante (meme si ca ressemble plus au cirque au'a un concert) et on est mort de rire. Du coup, on poursuit la soiree au sexto grados juste a cote. On a une forme rarement atteinte et apres avoir parle a tout le monde, danser comme des fous on rentre vers 2 heures bien morts. Le reveil est du coup difficile mais bonne nouvelle: il fait chaud!!! Vers 14 heures je me motive a aller chercher a manger et je tombe sur un francais qui s'est installe il y a une semaine pour ouvrir... une boulangerie. Avec du vrai pain!!! Il m'a pique mon idee mais j'ai confirmation:Ca marche! il est deborde et a des demandes de tous les cotes! je rentre vers l'hotel, plein de monde m'arrete pour me saluer... je ne me rappelle pas forcement mais ca fait plaisir. De rtour je tombe sur les allemandes motivees pour aller faire du sandboard au clair de pleine lune dans le desert et la vallee de la muerte. La tete fait un peu mal mais on se motive. A 18 heures nous voila embarque avec Christian un guide rencontre la veille et qui nous fait une grosse ristourne pour voir le coucher du soleil, premier moment magique de la soiree. On arrive juste a temps pour profiter de la vue magnifique sur la vallee. 
Des montagnes de sable au forme lunaires, l'oasis et le village au milieu et une quinzaine de volcans dont le licancabur, cone parfait, en fond. 
San-pedro-coucher-de-soleil-sur-la-valle-de-la-muerte-sandboard.jpg
Des que la lumiere disparait on chausse les planches et on s'elance dans la premiere descente. Probleme ca ne glisse pas et on finit en courant sur les dunes. Apres deux descentes on remonte sur la crete de l'une d'elles pour attendre la lune. 20h30, comme par magie elle apparait derriere le Licacambur devoilant le paysage qui nous entoure. C'est surrealiste et impressionant. Plus un bruit, tout le monde profite. 
Lever-de-lune-sur-le-desert2.jpg
Les autres reesayent le surf, je me jette dans la descente a grandes enjambees, c'est magique! Arrives en bas, l'heure du choix sonne. Rentrer en taxi ou a pied pour 40 minutes dans le desert. Pourmon plus grand plaisir tout le monde opte pour la deuxieme solution. On parcourt le desert avec la lune comme guide, moment mystique. Les formes sont partout, le silence assourdissant. les dernieres kilometres se font sur la route l'occasion d'un petit foot avec une bouteille de plastique, nestor et Anne. Du coup on est bien mort, et apres avoir dit au revoir aux allemandes et essayer une sortie on va se coucher bien tot. Le lendemain on doit partir pour la vallee de la lune tot. Reveil vendredi donc relativement tot, on se rendeigne sur les moyens d'y aller. Apres avoir envisager le velo et les agences on decide de prendre un taxi qui nous emmene et viendra nous chercher a 21 heures apres le lever de la lune. Avantage: pas fatiguant pas plus cher et on evite toutes les agences qui partent a 16 heures pour une visite express. 14h30 on est donc avec Nestor Cedric et Sylvia au fond de la vallee, seuls. On parcourt les 4 km qui nous separent de la dune ou voir le coucher de soleil en autant d'heure. On grimpe sur les cretes, parcourt des etendues de sable jusqu'a un point d'ombre ou se fait la pause pique-nique face a l'amphitheatre de pierre. Indescriptible. 
San-Pedro-vallee-de-la-lune16.jpg
A 18heures les agences deferlent et lachent un flot de touriste sur la dune. 
San-Pedro-vallee-de-la-lune20.jpg
Mais apres une petite heure ils disparraissent aussi vite et nous laisse seuls pour profiter. Les couleurs sont superbes le silence toujours present. On rejoint la croisee des chemins avant la nuit noire pour attendre la lune avec une petite angoisse que le taxi nous oublie. 
San-Pedro-coucher-de-soleil-sur-la-vallee-de-la-lune4.jpg San-Pedro-coucher-de-soleil-sur-la-vallee-de-la-lune5.jpg
Car il fait plus froid que la veille et la lune se fait attendre. Ce n'est pas plus mal car ca nous laisse le temps d'apprecier le ciel etoile. 21 heures pàs de lune mais le taxi est ponctuel. Il nous ramene doucement quand au detour d'un virage la lune apparait une nouvelle fois pleine et belle. Retour enchante et on file au bar faire la fete. La c'est officiel on connait tout le monde. Christian le guide, Enzo le cuistot, Evi la finlandaise....... du coup nouvelle grosse soiree et on se retrouve a 1 heure a la fermeture du bar a chercher la soiree clandestine. On ne la trouve pas, mais on rigole bien et on rentre se coucher vers 3 heures du mat. Le samedi se passe relativement tranquillement. Un bon petit dej a la boulangerie, un bon repas ensuite et entre les deux un peu de temps pour envoyer toutes les photos sur le blog. Du coup derniere soiree on se fait embarque a nouveau avec les memes plus d'autres toujours au meme endroit. La fete est encore terrible, cette fois on trouve la clandestine avec debarquement policier a 4 heures et rentrage apres avoir echanger quelques e-mail. Un endroit vraiment genial, ambiance hippies, environs magiques mais qu'il faut quitter car une ville tres chere! Dimanche on monte donc dans le bus qui nous emmene a Salta en Argentine. Derniere etape espagnophone du voyage. On est desormais 4, Sylvia la francaise restant avec nous. Le voyage bien que magnifique traversant la cordilliere semble tres long, et apres 10 heures nous arrivont enfin en Argentine. On a encore rien vu, mais je pense que je vais aime! Il fait chaud (on est plus qu a 1200 metres), les gens sont adorables, les prix abordables, les filles jolies, la ville tres belle la nuit et la viande succulente... un bonheur. 
Voila fin d'une semaine tres tres riche et longue a ecrire (commencee au Chili je finit enfin en Argentine). Peut-etre la plus belle et certainement la plus hallucinante. Un autre monde qui ne ressemble a rien, et que malgre quelques oublis et passages rapidement passes, j'espere que vous prendrez autant de plaisir a lire que moi a vivre!

Par MoalitO - Publié dans : moalito
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Jeudi 20 septembre 2007
Ca y est on a quitte La paz, et il etait relativement temps.. A mon retour de La paz, j'ai retrouve Nestor et Cedric qui n'y avait rien fait en m'attendant. Du coup une seule hate, partir au plus vite. Donc pas de Yungas, pas de 6000 metres, pas de condoriri rien... on se motive pour sortir une derniere fois un petit peu. Et deux bouteilles de rhum plus loin on rentre a l hotel a 7 heures du mat'... La journee suivante je me leve tant bien que mal pour aller a l'ambassade de la Paz y recoller mon passeport. 10 minutes de taxi et je change de zone et de ville. 400 metres plus bas il fait meilleur, les alentours sont magnifiques (cirque de montagnes et falaise) et tout est plus... plus riche plus propre, plus securisant, plus gentils. Jusqu'a l'ambassade ou je suis recu comme un roi malgre ma gueule de bois! Passeport recolle je rentre a l'hotel ou les deux se reveille et on se decide a partir le lendemain matin a Cochabamba. Pourquoi? je sais pas! c'est sur la route de sucre, ca fait une pause et c'est la fete de la ville donc vamos!! Lendemain, un peu de retard a l'allumage... mais on embarque a 13 heures pour 7 heures de route. une route jolie sans plus et une arrivee dans un terminus pourri, dans une rue pourrie avec des gens desagreable... Qu'est ce qu on fout la? On se dirige vers la ruie des hotels pas chers, mais pas accueillants et apres 10 minutes de pause on file manger. Direction la calle españa, un petit bar resto sympa on assiste a un defile de bombes perpetuel. On apprendra plus tard que les plus belles filles de Bolivie sont a Cochabamba et c'est confirme. Du coup, regain d'energie on va a un concert reggae, puis en boite... toutes les nanas sont jolies et font des sourires de tous les cotes, mais un peu mort je ne veux pas danser et on rentre a l'hotel tranquillement. Lendemain petite visite touristique du marche, des places principales.. la ville n'est pas exceptionnelle mais charmante, plate et ensoleillee. Apres La paz ca fait du bien, on peut marcher en tee-shirt sans suffoquer dans des cotes polluees. On se renseigne sur les soirees du coin et on nous conseille la pimienta, rue des bars et des boites. Apres un nouveau passage au Picasso bar de la veille on s'y dirige, y rencontre deux nanas qui nous embarque dans un autre endroit, ou on rencontre deux autres nanas qui doivent rentrer tot et un militaire qui se prend d'affection pour Nestor et nous arrose toute la soiree. On retourne alors a la Pimienta pour une grosse fin de soiree. Toujours autant de jolies filles et toujours le militaire et sa bouteille a la main. Du coup on fait la fermeture et dodo.. sisi dodo..
Lendemain nouveau reveil difficile et on file prendre le petit dej pour recuperer des forces. Le bus est le soir, on prevoit de ne rien faire. Apres une heures en terrasse de cafe, une rencontre que je qualifierais de toilettaire et charmante nous propose d'etre notre guide de l'apres-midi. Du coup on se laisse embarquer par deux jolies demoiselles nommees Luciana et Karen (merci a nestor qui est a cote de moi) au christ Blanco. plus grand que celui de Rio plus haut aussi. La vue sur la ville est sympa, on squatte un peu et on redescend. 
Luciana ne veut pas nous laisser partir sans gouter la specialite locale le "pique". Oui il s'agit bien de nourriture! On se regale et du coup repousse le depart au lendemain. On est dimanche la soiree est courte on retourne se coucher dans un autre hotel que Luciana la Guia nous a conseille. Lendemain, on se balade une nouvelle fois, musee archeologique, plaza... jusqu'a une heure du depart. Luciana nous rejoint et ne veut pas qu on parte du coup elle appelle en renfort toutes ses sopines qui debarquent au cafe. Toutes sont belles et ont envie de nous connaitre plus mais on ne cede pas. Forts dans nos tetes Nestor et moi se dirigeont vers Sucre, tandis que Cedric attend le Fred une journee de plus. 
On repart donc pour une nuit de trajet. Ca passe vite et a 7 heures nous voila dans un petit hotel de la ville blanche. Elle merite bien son surnom, tous les batiments sont blancs et d'une belle architecture. Seuls les fils electriques omnipresents m'empechent de prendre des photos. Petit dej sur le marche, repas au comedor du marche encore et entre les deux, petite visite d'un couvent. Joli mais qui vaut surtout pour la vue sur toute la ville au soleil couchant de son toit. On se regalle et nouvelle soiree tranquille on file jouer de la guitare. Car avec Nestor on s'est fait une petite liste de chanson a apprendre et a jouer a partir de l'argentine et ca avance pas mal!!
Avant ca on assiste a un defile plein de joie et de couleurs pour manifester contre le grand probleme bolivien du moment... Sucre est la capitale juridique et historique de la Bolivie. La paz possede tout le reste. Et en ce moment ils hesitent a tout ramener a Sucre ou a declarer La paz capitale officielle de Bolivie. Dans les journeaux, on voyait des images d'affrontements entre police et jeunes. Sur place des manif deguisees et bon enfants avec un slogan La sede SI se mueve, present dans toutes les bouches, sur tous les murs et dans toutes les vitrines. Mais pas de violence juste une greve de la faim!!!
Mais j'en reviens a nos petites personnes. Aujourd'hui mercredi, leves tot, on se dirige vers le couvent de la recoleta qui surplombe la ville. Petite balade sympa au soleil, on rencontre des artisans bien sympas et on va au cafe du mirador dominer toute la ville. Au bout de 5 minutes un orage arrive mais il nous semble de courte duree.. quand tout le monde rentre on attend sur la terrasse a "l'abri" de parapluie en bois (plus des parasol en fait). On avait raison il ne pleut que 10 minutes, mais c'est le deluge avec des grelons! Mais les parasolpluies limitent les degats et au retour du soleil on est tous seuls avec nos mates de coca sur la terrasse la ville en face... comme a la maison. Du coup on ne fait rien d'autre de la journee et dieu que c'est bon. Ce soir on va retourner sur la place voir nos artisans et leur acheter deux trois bracelets.. Demain direction Potosi, ou on rejoint le waras qui a abandonne Fred parti a Santa Cruz. Au programme visite de la ville et d'une mine d'argent avant de rejoindre Uyuni et le Chili!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il est temps, j'en ai marre des villes (meme si Sucre est particulierement jolie), j'ai besoin d'espace et de nature!!! Et avec Uyuni, le sud Lipez et le desert de l'Atacama je risque d'etre servi!! demain les photos.
Par MoalitO
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Jeudi 13 septembre 2007

Voila les 4 jours de repos au bord du lac sont termines. Resultat, la sante va mieux et je suis pret a repartir de plus belle. Un petit pincement au coeur quand meme au moment de laisser Sofia et ses jolis yeux rentrer a Lima. Mias je vais retrouver mes barbus ca compensera. Quatre jours donc tres agreables et qui m'ont montre a quel point on pouvait vivre deux sejours completements differents dans un meme endroit! Des mon arrivee dimanche matin. Devant la cathedrale deserte lors du premier passage, une trentaine de voiture decorees comme pour un mariage attendent de se faire baptiser.... pendant que les proprietaires eux n'attendent pas de se baptiser a la biere! Resultat un joyeux bordel pleins de couleurs et d'animation. Un peu plus loin le marche bat son plein. plusde monde en une heure quand trois jours la derniere fois. 13 heures, je file a Kasani le village frontiere entre bolivie et perou attendre Sofia. La encore rien a voir. La premiere fois c'etait  le desert, on etait passe hors des horaires en vitesse. Cette fois c'est la fete du village. Du coup des concerts et des stands de partout, je me fais embarquer dans une danse avec une mama bolivienne, goute le jus de Durazno (je mettrais trois jours a savoir que c'etait de l'abricot), me balade... heuresement qu il y a la fete car le bus de la Sofia a une bonne heure de retard. Mais 15 heures enfin elle arrive. Toute sourire, toute gentille, toute belle, et ce sera 4 jours comme ca...
Seul probleme du sejour a Copacabana le temps. La journee, tout est parfait, soleil et chaleur. Mais des la nuit tombee les temperatures font de meme et il caille!!! Si bien qu on a le droit a des grelons la premiere nuit et une coupure de courant de 4 heures dans toute la ville. Pour le reste, rien de special. Balade autour du lac, bon petits repas, soirees aux deux bars locaux y voir toujours les memes francais jouer ou un autre groupe sympa d'argentins. Du coup on aura bien rigoler avec tous ces gens completement perches et decides a passer un bon bout de temps dans cette minuscule ville (et ca franchement je pourrais pas......)! 
Ce sera passer bien vite, et c'est tres bizarre de passer des si bons moments avec quelqu'un tout en sachant qu'on ne la reverra probablement jamais. Mais c'est peut etre pour ca que c'etait si agreable et ca evite les prises de tetes. 
De retour au point de depart a l'hotel de La Paz, je vais maintenant attendre mes compagnons de voyages peut etre motives pour se faire une petite fete!!!!! Avant de randonner une derniere fois dans les montagnes andines..

Par MoalitO
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