Une semaine deja a Buenos Aires et le depart approche. A regret tant cette ville et son atmosphere donnent l envie de prendre son temps et d y rester beaucoup plus longtemps. Et ce,
meme si les premiers pas ont ete difficile. La faute, encore une fois, a un manque de reservation dans l hotel qu on nous avait recommande. Du coup apres avoir deja marche 30 minutes pour le
trouver, a 7 heures du mat et apres 12 heures passees dans un aeroport, on se retrouve dans un cyber cafe a attendre midi pour savoir si une reservation va etre annulee... en vain! On se dirige
vers un autre hotel dans le quartier de San Telmo recommande par le routard, apres avoir payer les nuits de lundi et mardi reservees dans le premier. Le deuxieme n-est vraiment pas mal et on est
direct accueillis par Sergio, un argentin marin qui se balade un peu partout, et d autres dont je ne me rappelle plus les prenoms, francais, belge, australien, autres argentins de Tucuman,
Colombiens.. Un beau melting pot et on se retrouve dix minutes apres etre arrives sur le toit avec les guitares a boire l apero. On se decide quand meme a aller faire un petit tour en ville,
centro, plaza de mayo, san telmo avant de rentrer, enfin, pour une sieste meritee. Reveil a 21 heures, on est samedi soir et apres avoir mange comme des goinfres on se dirige vers la petite boite
reggae du coin. Le ventre plein, la fatigue toujours presente, le faible nombre d argentine et une ambiance tres moyenne ont vite raison de nous et on rentre se coucher assez tot. Le lendemain,
au reveil, on recoit Bruno et Juan les deux amis espagnols de Nestor qu on avait deja vu a El Calafate pour une journee a l hotel. Ils partent le lendemain pour Iguazu. Petit dej, on discute
et vers 14 heures c-est l heure de l Asado. Un bresilien s en occupe, pendant ce temps ca picolle, ca rejoue de la guitare, ca discute.. une belle ambiance sous un ciel bleu sur la terrasse
de l hotel.. L'asado enfin pret est vite devore, et encore fatigue je retourne me coucher suivis par les espagnol et avec l espoir d enfin totalement recuperer. Le marathon patagonien a laisse
des traces, et les premiers jours a Buenos Aires n auront pas ete tres actif.
On se sent bien dans cet hotel mais on a deja paye les nuits dans le prenier celui du centro, et apres avoir dejeune avec Gwen, un artisan francais qui travaille de temps en temps a l hotel, on
repart vers le centro. L'hotel est sympa avec bar, billard et bon personnel.. seul probleme, c'est un repere d anglophone et tout y est ecrit en anglais. On se sent moins en Argentine
qu'a l'autre mais bon.. La forme etant revenue, on lache les sacs et on va se faire un petit tour dans la ville. Puerto Madero (pas si joli que ca mais belle balade au bord d'un bras du Rio de la
plata), pour rejoindre la Boca, quartier "chaud" de Buenos aires au bord d'un ancien port aujourd'hui tas de vase. Et la magie d amerique du sud revient a l'approche de ce quartier, la rue
revient a la vie. Aux approches du stade mythique de Boca Junior, la Bombonera, les gamins jouent au foot, il y a de la musique, les murs deviennent espaces d'expressions et les couleurs
deviennent plus vives jusqu'a arriver au Caminito, LA rue de la boca et aussi la plus (la seule) touristique. Tous les batiments en toles ou en bois (faciles a reconstruire en cas de crue du rio)
sont recouverts de couleurs vives, des danseurs de tango font des demonstrations, les peintres sortent toutes leur toile et les touristes leurs appareils. Les couleurs sont la depuis qu'un
peintre illumine du quartier a demande aux habitants de venir avec un peu de peinture a l'ecole de la Boca pour la repeindre. Chacun ayant une couleur diffrente, le resultat fut joyeux et les
habitants deciderent de repeindre toutes leurs maisons de la meme maniere. Le resultat est tres agreables mais en trompe l'oeil. On s'arrete a un bar et on discute avec le serveur le temps d une
petit biere. Il nous explique que dans cette rue et les deux trois adjacentes, la presence policiere rend le quartier sur, ce qui n'est plus le cas deux rues plus loin. Un vrai coupe gorge ou
meme les argentins des autres quartiers ne s'aventurent pas. Ainsi, les cars de touristes appeures debarquent par dizaine dans la journee, les touristes debarquent prennent des photos
et repartent.. le modele japonais fait parfois des emules. Avec Nestor on prend plus le temps on flanne et on se dirige vers San Telmo et la plaza dorrego. On se croirait un peu dans
le mouffetard argentin. Des rues paves, des artisans de tous les cotes et sur la place principale les bars ont installe leurs terrasses. Au milieu des gens, les gamins jouent au foot avec
une bouteille d'eau. Certains tirs vont directement sur les clients des terrasses, mais aucun ne s'enervent et au contraire tous en rigolent.. Le foot ici c'est sacre, un futur talent ne doit pas
etre bride!
Au coucher du soleil, pendant que l'on se boit une petite biere avec Nestor, un couple installe un petit ampli d'ou sort le son du tango qu'ils executent au milieu de la place. C'est la
premiere fois que je vois un vrai tango et c'est vraiment beau. Moi qui ne suis pas fan des danses, celle-la est vraiment speciale, pleine d'emotions renforcees par la musique. Un bon debut
de soiree avant de rentrer a l'hotel ou le changement est radical!
Les gens y sont sur leur 31 pour la "fete interne" ou plutot l inside party. Toujours que des anglophones, la musique a fond, ca va pas m'aider pour parler. Une francaise rencontree a Cordoba est
dans l'hotel et se joint a nous, mais la discussion nous fatigue vite avec Nestor "Ca fait 6 ans que je suis avec mon mec et je l avais jamais trompe, et la j'en suis a 6 en 15 jours.... C'est
pas bien hein?". En gros c'est ca pendant une heure jusqu'a ce que la vision de James, un anglais rencontre a Quito et plus revu depuis, ne nous sauve la soiree! On tchatche avec lui, la
francaise se trouve un 7eme, et cerveza aidante on passe une bonne soiree. La musique s'arrete vers 3 heures, on se cherche un endroit pour aller faire la fete mais il semble que tout soit ferme.
On squatte dans la rue avec deux nouvelles francaises plus sympas celle la, brestoise qui plus est et apres une petite lutte on va se coucher.
Lendemain, mardi, je me decide a aller voir chez Sigma s'il peuvent reparer mon objectif. Il me le garde (j aime pas trop ca) et je devrai le recuperer le lendemain. On poursuit la balade dans le
centro ou l'animation est partout. Mais la pluie aussi et apres un bon repas devant le match de Madrid en ligue des champions on rentre tranquille a l'hotel. On y appelle Paola avec qui on
retourne manger une pizza a sa sortie de la fac a 22 heures. Elle bosse beaucoup et n'a pas trop la forme, on l'abandonne donc a la fin du repas pour rentrer se coucher assez
tot.
Mais en se couchant tot, l'avantage c'est qu on peut se lever tot aussi, et on ne rate pas le petit dej de l'hotel!! Un petit tour sur Internet et on se dirige a nouveau vers la place Dorrego
pour y retrouver le gwen qui doit y vendre son artisanat. On le trouve vite et on passe un bon moment avec lui, et quelques autres artisans sur la place. Il m'apprend des nouveaux noeud de
macrame pour faire des bracelets, je lui donne des tuyaux sur le Guatemala lui sur le Bresil, et surtout il me donne une idee a creuser pour l'asie. Ces colliers ne suffisant pas pour vivre
a Buenos Aires, il s'est mis a vendre des aimants de ses photos. Le principe est simple et pas cher: deux formats (moitie de feuille A4 et quart de feuille) de photos, il decoupe une planche de
carton, colle ses photos dessus et un aimant au dos. Le resultat est vraiment joli et il en vend pas mal, ce qui lui permet meme de remettre des sous de cote pour son billet de retour pour la
France. Car il etait partit pour quelques mois, mais apres avoir appris un peu d'artisanat et rencontrer une argentine il a jete son billet de retour pour prolonger le voyage...
Vers 17 heures on le quitte pour aller chercher l appareil photo.. Verdict, mecanisme de zoom casse et 80 euros de reparation... je ferai marcher la garantie en France! Mais pour le dernier mois,
je n'aurai plus qu'un objectif a focale fixe, c'est un peu chiant. Je vais ainsi me limiter a BA, qui me donne de toute facon plus envie de flaner que de photographier. C'est ce que l'on se dit
avec Nestor, rien n'est impressionnant, mais l'ambiance qui regne ici est veritablement envoutante!
Apres-midi sympa, on rentre doucement a l'hotel pour recuperer les deux espagnols qui sont directs motives pour la fete. Ils s'installent, on boit quelques bieres, et direction le Barhein pour
l'anniversaire du DJ! on arrive a 2 heures, heure normale ici pour arriver en boite et meme un peu tot... la preuve il n'y a personne. On se prend une bouteille et le temps de s'installer a une
table la boite est remplie, et bien remplie. Je confirme que les plus belles filles rencontrees dans le voyage sont bien argentines!!!
Seul probleme de ces soirees bien frequentees, la musique exclusivement electro. Des gros boum boum c'est bien pour sauter partout mais pas forcement pour rencontrer du monde. On fait bien la
fete quand meme, et on sort a... 7 heures de la boite c'est a dire tot, et on rentre a l'hotel en plein jour... L'avantage c'est que le petit dej est pret et on peut le prendre avant d'aller se
coucher!
Du coup forcement le jeudi commence assez tard, vers 15 heures, ou on retourne a la boca pour y chercher des places pour le match de dimanche. La balade est longue et un peu sous la pluie et a
l'arrivee toutes les places sont vendues reste le marche noir 4 fois plus cher. Ca reste abordable mais ca nous rebute et on rentre tranquille a l'hotel. La balade a ete longue je suis fatigue et
je file au lit vers 20 heures. Les autres se remotivent pour LA soiree de la semaine (Sans moi donc). Car jeudi c'est le 69, la boite a la mode de BA avec des spectacles de tous les cotes, de la
musique (toujours electro) et 1500 personnes en furie. Mais j'en aurais des echos que vers 9 heures du mat quand je me reveille au retour de mes comperes. Eux vont se coucher, je pars donc me
balader. Mais le mauvais temps est encore la, donc je vais pas loin, commencant a ecrire ce pave sur Internet. Je retourne ensuite sur la Plaza Dorego, je n'y vois pas Gwen mais squatte avec un
pote a lui qui m'apprend encore des noeuds (maintenant va falloir pratiquer ou je vais plus m'en souvenir). Je retourne a l'hotel ou Nestor est a peu pres reveille, on rejoint les deux autres
comperes et on file au bar After-office, sorte d'institution a BA. Chaque vendredi soir des la sortie du boulot, tout le monde se retrouve dans les pubs pour boire une biere avant de manger et de
sortir en Boliche!! L'ambiance y est sympa, tout le monde bien apprete car sortant du boulot.. J'ai la forme mais les trois autres non apres deux nuits de fete, ce sera donc un vendredi
tranquille, on mange un peu et retour a l'hotel pour dodo. Je commence a preparer la suite du voyage car le Bresil approche et je n'ai pas encore prevu grand chose. Mais avec toutes les
informations recoltees au cours du voyage je me fait un bon petit programme. Ce sera depart d'Iguazu pour Florianopolis. A mon arrivee ce sera le week-end prolonge de debut d'ete et donc fete
jusqu'au dimanche. Puis plage, plage plage encore et depart pour Ilha Grande un petit paradis entre Sao Paulo et Rio pour faire de la... plage. Avant Rio et ses plages!
Je m'endors avec les images pleins la tete, en revant du Bresil.
Samedi je me reveille tot mais pas Nestor. Je vais encore me balader vers la place de Mai ou quelques "folles de la place de mai" sont toujours presentes pour rappeler ce passe recent ou leurs
enfants etaient enleves arbitrairement pour etre tortures ou executes (les desaparecidos) au nom de la dictature. Par terre, des foulards sont peint pour rendre hommage a ses femmes qui
recouverte de ce chale blanc tournait en rond sur cette place pour qu'on leur rende leur fils. En face c'est la maison de Cristina, nouveau president, la fameuse Maison Rose.Apres un bon tour je
rentre a l'hotel, ou bruno et Juan ont rejoint Nestor et veulent aller se manger une Parilla. On va donc dans le bon resto a touriste, et comme dans les restos a touristes, ce n'est pas
excellent.
On revient vers l'hotel ou on discute dans le salon en attendant le taxi qui doit mener Juan et Bruno a l'aeroport. Deux nouveaux departs, de nouveaux invites dans la maison que je n'ai pas
encore (faudra que je me pose un jour) et deux nouvelles adresses en Espagne! Nestor est fatigue mais on est samedi soir et je le remotive rapidement. On se prend une petite biere a l'hotel et
Esteban qui y travaille, se joint a nous. On a encore une discussion sur la situation de l'argentine dans son pays et dans toute l'amerique du sud. Du tres bon et du tres mauvais et encore un
point commun entre BA et Paris, on aime ou on aime pas... En gros on est ne ici ou en province. Esteban est d'Ushuaia, et ne supporte plus cette ville ou il se sent en insecurite meme si c'est le
lieu ou il y a du travail et ou l'on peut tout trouver!
Ca nous emmene jusqu'a 1 heure du mat, et on se dirige vers un nouveau quartier (pour moi) Palermo et ca place entouree de bars. On s'y rend en taxi dont le chauffeur discute un peu avec
nous. En sachant que Nestor aime le folklore, il sort un CD nous le fait ecouter et demande a Nestor si ca maman est en vie. Ce dernier repond que lui et il lui donne le cd en lui faisant
promettre de faire ecouter une chanson a sa mere! Tres gentil et bonne musique ma foi!
Palermo, c'est a BA le deuxieme lieu pour sortir avec les Boliches. Et encore une fois pas le meilleur pour faire des rencontres. Tout le monde est assis malgre la bonne musique a fond. L'inverse
des Boliches ou tout le monde est debout pour de l'electro. PAs d'aternative entre les deux, de petites boites tranquilles, ou en tout cas pas en apparence. Il faut connaitre et suivre les
soirees speciales organisees ca et la. On passe de l'un a l'autre au rythme de la musique, et sans s'en apercevoir il est deja 5 heures. On abandonne la boite et on rentre doucement domir.
Aujourd'hui, dimanche le soleil est revenu et dans les rues.... personne! on marche vers la plaza frances a 30 minutes de l'hotel qui elle est pleine. Des chanteurs (Rock, krishna, tango), des
danseurs, des artisans, des jongleurs, et une multitude de gens venus la, mate a la main, se faire une sieste au soleil dans le gazon du parc. On fait le tour, on mange bien et on rentre
tranquille en fin d'apres-midi pour que je puisse suivre la victoire marseillaise a Lyon et finir ce recit.
J'ai cette fois du oublie beaucoup de chose, car rien d'impressionant ici, seulement une envie de rester encore plus longtemps! Pas de photos non plus, mais plein d'image dans la tete. Mais
demain il faudra partir pour le nord et le Bresil, encore une fois a regret. Ce sera aussi l'heure de quitter le Nestor et de le laisser faire sa petite vie ici!
Je lui souhaite, car Paris sans les parisiens, c'est vraiment bien!
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