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Samedi 10 novembre 2007

Une semaine deja a Buenos Aires et le depart approche. A regret tant cette ville et son atmosphere donnent l envie de prendre son temps et d y rester beaucoup plus longtemps.  Et ce, meme si les premiers pas ont ete difficile. La faute, encore une fois, a un manque de reservation dans l hotel qu on nous avait recommande. Du coup apres avoir deja marche 30 minutes pour le trouver, a 7 heures du mat et apres 12 heures passees dans un aeroport, on se retrouve dans un cyber cafe a attendre midi pour savoir si une reservation va etre annulee... en vain! On se dirige vers un autre hotel dans le quartier de San Telmo recommande par le routard, apres avoir payer les nuits de lundi et mardi reservees dans le premier. Le deuxieme n-est vraiment pas mal et on est direct accueillis par Sergio, un argentin marin qui se balade un peu partout, et d autres dont je ne me rappelle plus les prenoms, francais, belge, australien, autres argentins de Tucuman, Colombiens.. Un beau melting pot et on se retrouve dix minutes apres etre arrives sur le toit avec les guitares a boire l apero. On se decide quand meme a aller faire un petit tour en ville, centro, plaza de mayo, san telmo avant de rentrer, enfin, pour une sieste meritee. Reveil a 21 heures, on est samedi soir et apres avoir mange comme des goinfres on se dirige vers la petite boite reggae du coin. Le ventre plein, la fatigue toujours presente, le faible nombre d argentine et une ambiance tres moyenne ont vite raison de nous et on rentre se coucher assez tot. Le lendemain, au reveil, on recoit Bruno et Juan les deux amis espagnols de Nestor qu on avait deja vu a El Calafate pour une journee a l hotel. Ils partent le lendemain pour Iguazu. Petit dej, on discute et vers 14 heures c-est l heure de l Asado. Un bresilien s en occupe, pendant ce temps ca picolle, ca rejoue de la guitare, ca discute.. une belle ambiance sous un ciel bleu sur la terrasse de l hotel.. L'asado enfin pret est vite devore, et encore fatigue je retourne me coucher suivis par les espagnol et avec l espoir d enfin totalement recuperer. Le marathon patagonien a laisse des traces, et les premiers jours a Buenos Aires n auront pas ete tres actif. 
On se sent bien dans cet hotel mais on a deja paye les nuits dans le prenier celui du centro, et apres avoir dejeune avec Gwen, un artisan francais qui travaille de temps en temps a l hotel, on repart vers le centro. L'hotel est sympa avec bar, billard et bon personnel.. seul probleme, c'est un repere d anglophone et tout y est ecrit en anglais. On se sent moins en Argentine qu'a l'autre mais bon.. La forme etant revenue, on lache les sacs et on va se faire un petit tour dans la ville. Puerto Madero (pas si joli que ca mais belle balade au bord d'un bras du Rio de la plata), pour rejoindre la Boca, quartier "chaud" de Buenos aires au bord d'un ancien port aujourd'hui tas de vase. Et la magie d amerique du sud revient a l'approche de ce quartier, la rue revient a la vie. Aux approches du stade mythique de Boca Junior, la Bombonera, les gamins jouent au foot, il y a de la musique, les murs deviennent espaces d'expressions et les couleurs deviennent plus vives jusqu'a arriver au Caminito, LA rue de la boca et aussi la plus (la seule) touristique. Tous les batiments en toles ou en bois (faciles a reconstruire en cas de crue du rio) sont recouverts de couleurs vives, des danseurs de tango font des demonstrations, les peintres sortent toutes leur toile et les touristes leurs appareils. Les couleurs sont la depuis qu'un peintre illumine du quartier a demande aux habitants de venir avec un peu de peinture a l'ecole de la Boca pour la repeindre. Chacun ayant une couleur diffrente, le resultat fut joyeux et les habitants deciderent de repeindre toutes leurs maisons de la meme maniere. Le resultat est tres agreables mais en trompe l'oeil. On s'arrete a un bar et on discute avec le serveur le temps d une petit biere. Il nous explique que dans cette rue et les deux trois adjacentes, la presence policiere rend le quartier sur, ce qui n'est plus le cas deux rues plus loin. Un vrai coupe gorge ou meme les argentins des autres quartiers ne s'aventurent pas. Ainsi, les cars de touristes appeures debarquent par dizaine dans la journee, les touristes debarquent prennent des photos et repartent.. le modele japonais fait parfois des emules. Avec Nestor on prend plus le temps on flanne et on se dirige vers San Telmo et la plaza dorrego. On se croirait un peu dans le mouffetard argentin. Des rues paves, des artisans de tous les cotes et sur la place principale les bars ont installe leurs terrasses. Au milieu des gens, les gamins jouent au foot avec une bouteille d'eau. Certains tirs vont directement sur les clients des terrasses, mais aucun ne s'enervent et au contraire tous en rigolent.. Le foot ici c'est sacre, un futur talent ne doit pas etre bride!
Au coucher du soleil, pendant que l'on se boit une petite biere avec Nestor, un couple installe un petit ampli d'ou sort le son du tango qu'ils executent au milieu de la place. C'est la premiere fois que je vois un vrai tango et c'est vraiment beau. Moi qui ne suis pas fan des danses, celle-la est vraiment speciale, pleine d'emotions renforcees par la musique. Un bon debut de soiree avant de rentrer a l'hotel ou le changement est radical! 
Les gens y sont sur leur 31 pour la "fete interne" ou plutot l inside party. Toujours que des anglophones, la musique a fond, ca va pas m'aider pour parler. Une francaise rencontree a Cordoba est dans l'hotel et se joint a nous, mais la discussion nous fatigue vite avec Nestor "Ca fait 6 ans que je suis avec mon mec et je l avais jamais trompe, et la j'en suis a 6 en 15 jours.... C'est pas bien hein?". En gros c'est ca pendant une heure jusqu'a ce que la vision de James, un anglais rencontre a Quito et plus revu depuis, ne nous sauve la soiree! On tchatche avec lui, la francaise se trouve un 7eme, et cerveza aidante on passe une bonne soiree. La musique s'arrete vers 3 heures, on se cherche un endroit pour aller faire la fete mais il semble que tout soit ferme. On squatte dans la rue avec deux nouvelles francaises plus sympas celle la, brestoise qui plus est et apres une petite lutte on va se coucher.
Lendemain, mardi, je me decide a aller voir chez Sigma s'il peuvent reparer mon objectif. Il me le garde (j aime pas trop ca) et je devrai le recuperer le lendemain. On poursuit la balade dans le centro ou l'animation est partout. Mais la pluie aussi et apres un bon repas devant le match de Madrid en ligue des champions on rentre tranquille a l'hotel. On y appelle Paola avec qui on retourne manger une pizza a sa sortie de la fac a 22 heures. Elle bosse beaucoup et n'a pas trop la forme, on l'abandonne donc a la fin du repas pour rentrer se coucher assez tot.  
Mais en se couchant tot, l'avantage c'est qu on peut se lever tot aussi, et on ne rate pas le petit dej de l'hotel!! Un petit tour sur Internet et on se dirige a nouveau vers la place Dorrego pour y retrouver le gwen qui doit y vendre son artisanat. On le trouve vite et on passe un bon moment avec lui, et quelques autres artisans sur la place. Il m'apprend des nouveaux noeud de macrame pour faire des bracelets, je lui donne des tuyaux sur le Guatemala lui sur le Bresil, et surtout il me donne une idee a creuser pour l'asie. Ces colliers ne suffisant pas pour vivre a Buenos Aires, il s'est mis a vendre des aimants de ses photos. Le principe est simple et pas cher: deux formats (moitie de feuille A4 et quart de feuille) de photos, il decoupe une planche de carton, colle ses photos dessus et un aimant au dos. Le resultat est vraiment joli et il en vend pas mal, ce qui lui permet meme de remettre des sous de cote pour son billet de retour pour la France. Car il etait partit pour quelques mois, mais apres avoir appris un peu d'artisanat et rencontrer une argentine il a jete son billet de retour pour prolonger le voyage...
Vers 17 heures on le quitte pour aller chercher l appareil photo.. Verdict, mecanisme de zoom casse et 80 euros de reparation... je ferai marcher la garantie en France! Mais pour le dernier mois, je n'aurai plus qu'un objectif a focale fixe, c'est un peu chiant. Je vais ainsi me limiter a BA, qui me donne de toute facon plus envie de flaner que de photographier. C'est ce que l'on se dit avec Nestor, rien n'est impressionnant, mais l'ambiance qui regne ici est veritablement envoutante!
Apres-midi sympa, on rentre doucement a l'hotel pour recuperer les deux espagnols qui sont directs motives pour la fete. Ils s'installent, on boit quelques bieres, et direction le Barhein pour l'anniversaire du DJ! on arrive a 2 heures, heure normale ici pour arriver en boite et meme un peu tot... la preuve il n'y a personne. On se prend une bouteille et le temps de s'installer a une table la boite est remplie, et bien remplie. Je confirme que les plus belles filles rencontrees dans le voyage sont bien argentines!!!
Seul probleme de ces soirees bien frequentees, la musique exclusivement electro. Des gros boum boum c'est bien pour sauter partout mais pas forcement pour rencontrer du monde. On fait bien la fete quand meme, et on sort a... 7 heures de la boite c'est a dire tot, et on rentre a l'hotel en plein jour... L'avantage c'est que le petit dej est pret et on peut le prendre avant d'aller se coucher!
Du coup forcement le jeudi commence assez tard, vers 15 heures, ou on retourne a la boca pour y chercher des places pour le match de dimanche. La balade est longue et un peu sous la pluie et a l'arrivee toutes les places sont vendues reste le marche noir 4 fois plus cher. Ca reste abordable mais ca nous rebute et on rentre tranquille a l'hotel. La balade a ete longue je suis fatigue et je file au lit vers 20 heures. Les autres se remotivent pour LA soiree de la semaine (Sans moi donc). Car jeudi c'est le 69, la boite a la mode de BA avec des spectacles de tous les cotes, de la musique (toujours electro) et 1500 personnes en furie. Mais j'en aurais des echos que vers 9 heures du mat quand je me reveille au retour de mes comperes. Eux vont se coucher, je pars donc me balader. Mais le mauvais temps est encore la, donc je vais pas loin, commencant a ecrire ce pave sur Internet. Je retourne ensuite sur la Plaza Dorego, je n'y vois pas Gwen mais squatte avec un pote a lui qui m'apprend encore des noeuds (maintenant va falloir pratiquer ou je vais plus m'en souvenir). Je retourne a l'hotel ou Nestor est a peu pres reveille, on rejoint les deux autres comperes et on file au bar After-office, sorte d'institution a BA. Chaque vendredi soir des la sortie du boulot, tout le monde se retrouve dans les pubs pour boire une biere avant de manger et de sortir en Boliche!! L'ambiance y est sympa, tout le monde bien apprete car sortant du boulot.. J'ai la forme mais les trois autres non apres deux nuits de fete, ce sera donc un vendredi tranquille, on mange un peu et retour a l'hotel pour dodo. Je commence a preparer la suite du voyage car le Bresil approche et je n'ai pas encore prevu grand chose. Mais avec toutes les informations recoltees au cours du voyage je me fait un bon petit programme. Ce sera depart d'Iguazu pour Florianopolis. A mon arrivee ce sera le week-end prolonge de debut d'ete et donc fete jusqu'au dimanche. Puis plage, plage plage encore et depart pour Ilha Grande un petit paradis entre Sao Paulo et Rio pour faire de la... plage. Avant Rio et ses plages!
Je m'endors avec les images pleins la tete, en revant du Bresil. 
Samedi je me reveille tot mais pas Nestor. Je vais encore me balader vers la place de Mai ou quelques "folles de la place de mai" sont toujours presentes pour rappeler ce passe recent ou leurs enfants etaient enleves arbitrairement pour etre tortures ou executes (les desaparecidos) au nom de la dictature. Par terre, des foulards sont peint pour rendre hommage a ses femmes qui recouverte de ce chale blanc tournait en rond sur cette place pour qu'on leur rende leur fils. En face c'est la maison de Cristina, nouveau president, la fameuse Maison Rose.Apres un bon tour je rentre a l'hotel, ou bruno et Juan ont rejoint Nestor et veulent aller se manger une Parilla. On va donc dans le bon resto a touriste, et comme dans les restos a touristes, ce n'est pas excellent. 
On revient vers l'hotel ou on discute dans le salon en attendant le taxi qui doit mener Juan et Bruno a l'aeroport. Deux nouveaux departs, de nouveaux invites dans la maison que je n'ai pas encore (faudra que je me pose un jour) et deux nouvelles adresses en Espagne! Nestor est fatigue mais on est samedi soir et je le remotive rapidement. On se prend une petite biere a l'hotel et Esteban qui y travaille, se joint a nous. On a encore une discussion sur la situation de l'argentine dans son pays et dans toute l'amerique du sud. Du tres bon et du tres mauvais et encore un point commun entre BA et Paris, on aime ou on aime pas... En gros on est ne ici ou en province. Esteban est d'Ushuaia, et ne supporte plus cette ville ou il se sent en insecurite meme si c'est le lieu ou il y a du travail et ou l'on peut tout trouver!
Ca nous emmene jusqu'a 1 heure du mat, et on se dirige vers un nouveau quartier (pour moi) Palermo et ca place entouree de bars. On s'y rend en taxi dont le chauffeur discute un peu avec nous. En sachant que Nestor aime le folklore, il sort un CD nous le fait ecouter et demande a Nestor si ca maman est en vie. Ce dernier repond que lui et il lui donne le cd en lui faisant promettre de faire ecouter une chanson a sa mere! Tres gentil et bonne musique ma foi!
Palermo, c'est a BA le deuxieme lieu pour sortir avec les Boliches. Et encore une fois pas le meilleur pour faire des rencontres. Tout le monde est assis malgre la bonne musique a fond. L'inverse des Boliches ou tout le monde est debout pour de l'electro. PAs d'aternative entre les deux, de petites boites tranquilles, ou en tout cas pas en apparence. Il faut connaitre et suivre les soirees speciales organisees ca et la. On passe de l'un a l'autre au rythme de la musique, et sans s'en apercevoir il est deja 5 heures. On abandonne la boite et on rentre doucement domir. Aujourd'hui, dimanche le soleil est revenu et dans les rues.... personne! on marche vers la plaza frances a 30 minutes de l'hotel qui elle est pleine. Des chanteurs (Rock, krishna, tango), des danseurs, des artisans, des jongleurs, et une multitude de gens venus la, mate a la main, se faire une sieste au soleil dans le gazon du parc. On fait le tour, on mange bien et on rentre tranquille en fin d'apres-midi pour que je puisse suivre la victoire marseillaise a Lyon et finir ce recit.
J'ai cette fois du oublie beaucoup de chose, car rien d'impressionant ici, seulement une envie de rester encore plus longtemps! Pas de photos non plus, mais plein d'image dans la tete. Mais demain il faudra partir pour le nord et le Bresil, encore une fois a regret. Ce sera aussi l'heure de quitter le Nestor et de le laisser faire sa petite vie ici!
Je lui souhaite, car Paris sans les parisiens, c'est vraiment bien!

Par MoalitO
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Samedi 3 novembre 2007

Apres dix jours d'absence sur Internet (trop rare, trop lent et trop cher en Patagonie), me voila de retour a la civilisation a Buenos Aires. Je me croirais en plein ete a Paris, et ca fait bien bizarre apres la tempete de neige d'Ushuaia d'hier. Retour donc sur ces dix derniers jours. Au dernieres nouvelles, j'etais avec des hippies a El Bolson en partance pour El Calafate. Un voyage interminable, avec d'abord 25 heures de bus pour rejoindre Rio Gallegos ou l'on est arrive vers 2 heures du mat. Le bus pour El Calafate etant a 11 heures, on a donc opte pour la solution dormir dans le terminal.. Chose que l'on a pu faire jusque 6 heures ou l'on nous a reveille pour ne pas donner une mauvaise image de la station au flots de touristes qui allait debarque. Rien a faire, on erre comme des zombies dans la station en attendant le bus. 11 heures, enfin il est la et on se fait les 4h30 finales pour rejoindre El Calafate. Un voyage qui passe vite car j'ai du mettre 26 secondes a m'endormir. Milieu d'apres-midi, on arrive enfin dans la "vraie" Patagonie. Froid, neige, et a part quelques montagnes rien aux alentours! Les rabatteurs des hotels nous sautent dessus, et on opte pour la plus jolie (qui en meme temps propose l'hotel le moins cher).. Hostal El Manos, 25 pesos.. Inespere dans cette endroit super cher. On apprend ainsi que si les prix sont si eleves depuis Cordoba, c'est qu'un loi a ete vote au nord de l'Argentine pour empecher les double tarif (differents pour les touristes et les locaux). Ici elle n'existe pas et on se retrouve a payer plus cher pour les meme services que les argentins que ce soit dans le bus, les hotels ou au resto! Ca m'enerve profondemment mais pas le choix. Certains diront que c'est normal car les salaires europeens sont plus eleves, mais j'aimerais bien voir la gueule d'un americain a qui on ferait la meme chose a Paris.. Ils pensent que c'est comme ca qu'ils vont relancer l'economie du pays en plumant les touristes, mais vu les touristes argentins (a 90% des jeunes attires par les prix) ils vont plus repousser les touristes vers les pays limitrophes et etre encore plus dans la merde! MAis ca ils veulent pas le comprendre... Quand meme etrange comme pays.. Au nord, les gens sont laisses a l'abandon et sont majoritairement pauvres, mais sont prets a tout nous doner et ont toujours le sourire. Au sud, il sont riches grace a l'extermination des indiens par nos amis anglais et au tourisme et c'est la que l'on se fait le plus plumer...
Bref, en une demi journee on organise les trois jours suivants. Ce sera 1 journee au Perito Moreno, puis deux jours a El chalten un peu au nord avant Ushuaia. Et, bonne nouvelle de la journee, on trouve des billets d'avions pour faire Ushuaia Buenos Aires au meme prix que le bus... 9 heures contre 50... on hesite pas. C'est avec une petite compagnie LADE qui est un peu un bus aerien.On fera ainsi des escales sans descendre de l'avion pour recuperer des passagers a Rio Gallegos, Calafate, Barriloche, Mare del Plata pour arriver enfin a BA.
On rentre a l'hotel assez tot, on y achete les differents billets et dodo..
Lendemain reveil a 7 heures pour rejoindre le Perito Moreno, un des derniers glaciers au monde qui avance. JE ne sais pas trop a quoi m'attendre, vu que j'ai jamais vu des vrais gros glaciers, et je suis un peu degoute par le temps qui est loin d'etre au beau fixe. La route est belle et apres une petite heure on arrive au virage des soupirs.. Ainsi nomme a cause des soupirs emis par les touristes quand ils ont leur premiere vision du glacier... Et je n'y echappe pas! Oublie le mauvais temps, c'est encore une fois magique.. 30 kilometres de long, 5 de large et 60 metres de hauteur.. le tout qui descend de montagnes enneigees et se jette dans le lago Argentino. Je peux pas vraiment expliquer plus. Les photos ne veulent rien dire il faut vraiment se trouver en face pour ressentir la puissance du lieu. La route continue jusqu'a l'embarcadere pour prendre un bateau et s'approcher du glacier (un attrape touriste, c'est cher et la vue est moins belle que du mirador). Un grand grooupe de retraites francais est la... on ne peut pas les rater ce sont les seuls qui hurlent des conneries au lieu d'ecouter le glacier craquer! Il y a le comique qui essayent de brancher toutes les minettes du bateau, le ronchon qui etait mieux chez lui au chaud, et le couple qui ne fait que s'engueuler et ne regarde rien au spectacle. Par contre, meme sans regarder ils veulent les meilleures places et se pose devant tout le monde bien content de leur effetde groupe.. Bref ils m'enervent, je ne parle que espagnol avec Nestor pour ne pas qu'ils sachent que je suis francais sinon j'en ai encore pour une heure d'une discussion totalement sterile!
Meme si la vision n'est pas aussi belle que d'en haut c'est tout de meme impressionant. Surtout quand j'apprends les dimensions du glaciers..Je pensais qu'il faisit 15 metres de haut et qu on etait a moins de 20 metres de lui... mais non il fait bien 60 metres et on se trouve a 300 metres! 
Mais plus que les dimensions le bruit est impressionant. Le moindre petit bout de glace qu ise decroche du glacier le fait dans un fracas assourdissant avant de tomber a l'eau. Et en dehors de ces chutes on entend constammentun craquement, preuve que le glacier avance et est en quelque sorte en vie.
De rtour sur la terre ferme, on se dirige vers le mirador. Quartier libre pendant 2 heures on tente le chemin des ecoliers avec Nestor pour fuir la foule, mais impossible il y a des gens partout. on va tout en bas, on est un peu moins et on apprecie le spectacle.. rien de plus que je n'ai deja dit, mais j'aurais pu rester la des heures a observer le glacier sans rien dire! 
Retour ensuite vers le bus pour une petite marche (20 minutes) pour apprecier d'autres points de vue, et retour a Calafate ou le bruit du Perito continue de resonner dans mes oreilles. Apres une petite heure de recuperation, on part rejoindre un pote d'Espagne a Nestor, arrive la veille dans un autre hotel. Il nous prepare a manger, on apporte le vin et on mange tous ensemble avec le personnel de l'hotel. Mais a la fin du repas, malgre la bonne ambiance, le vin et la fatigue ont raison de moi et je rentre me coucher vers 1 heure. Satisfaction de la soiree j'arrive meme a comprendre les espagnols qui parlent entre eux(4 fois plus vite qu en amerique du sud).. 
Nestor rentre plus tard, du coup le reveil a 6 heures le lendemain est difficile. Mais on attrape quand meme le bus pour El Chalten et le Fitz Roy. Et encore un endroit feerique! A l'arrivee dans le village, avant le terminus le bus s'arrete a la maison des guides pour nous expliquer le principe du lieu. Le but est que le passage de l'homme ne se voit paset que chaque personne qui marche ici ait l'impression d'etre le premier. Pleins d'animaux dont certains en voie d'extinction, et resultat de cette demarche toute l'eau du parc est potable (riviere, ruisseau, neige, lac..). On se renseigne sur les balades a faire et apres avoir laisser les sacs a l'hotel (encore une fois super cher mais on est la qu une nuit), on file direct a la montagne. On a une demi-journee, on opte donc pour le mirador du Cerro Torre. LE fitz Roy sera pour le lendemain. 2 heures de marche normallement que l'on fait en... 45 minutes et sans forcer. Il y a pas a dire l'entrainement ca paye. Encore une fois le soleil joue a cache cache, mais si ca gache les photos, ca n'enleve rien au plaisir d'y etre. Effectivement, tout est propre et sauvage.. J'apercois mon premier condor, puis un deuxieme qui font des cercles au dessus de nous dans le silence des andes! Le tout avec le Cerro Torre qui sort un peu des nuages au fond et un peu plus pret un autre glacier qui tombe de la montagne. on reste la un bon bout de temps et on rentre a l'hotel. Une petite biere, une deuxieme et.... rien de plus. On est samedi et le lendemain ce sont les elections presidentielles en Argentine. Du coup vente d'alcool suspendue 24 heures avant le depouillement histoire que personne ne soit depouiller au moment d'aller voter! Sont forts ces argentins! On aurait fait la meme chose il serait peut etre pas passer Nicolas (desole mais je cherche encore des excuses a la France).
Bref, du coup dodo et encore une fois le lendemain reveil a 7 heures pour aller au Fitz Roy. Le temps n'est pas au beau fixe mais plus clair que la veille.. Enfin. Et surtout il a neige toute la nuit, les arbres et les prairies sont toutes blanches et c'est trop beau!
8 heures d'une marche tranquille nous attendent aller-retour. Plus on avance, plus il fait beau et plus c'est beau!! Plusieurs mirador nous permettent d'admirer toute la vallee. Des montagnes enneigees tout autour, des petits rio turquoises les traversent et au milieu le pueblito d'El Chalten. En marchant on se tire des boules de neiges (je sais je suis en pleine regression depuis le debut du voyage... j'atteins les 18 ans) ce qui fait beaucoup rire les touristes croises surtout quand je m'en sert comme boucliers. Les trois premieres heures sont tranquilles, seule la derniere est plus ardue. 600 metres de denivelle en une heure donc, ca grimpe bien mais arrive au sommet la recompense est la. On a de la neige parfois jusqu'au genou, et on atteint les premiers le mirador qui donne sur un lacsemi gele ou tombent des gros blocs de glaces, en provenance du glacier qui recouvre le flanc du Fitz Roy. Le sommet aussi est impressionant avec deux pics qui sortent des nuages. On reste la deux bonnes heures a manger et a apprecier. Le temps est de plus en plus beau jusqu'au plein ciel bleu au moment de partir. On a un peu traine sur place et du coup on doit faire en 3 heures la marche de 4 sous peine de rater le bus du soir pour rentrer a El Calafate. C'est de la descente donc ca se passe bien et on arrive meme avec 30 minutes d'avance.
Dodo dans le bus, et arrivee a l'hotel pile poil au moment des resultats des elections. Cristina, epouse du president sortant Peroniste, est elue des le premier tour avec 44% des voix. Comme quoi les francais sont plus machos que les Argentins qui n'ont pas hesite a elire une femme, EUX! (encore une excuse desole).
Reaction de la mere de la receptionniste de l'hotel "c'est une bonne chose elle a de la poigne et c'est ce qu'il faut a l'Argentine". Reaction de la fille "la poigne c'est bien mais il faut des idees!".. Pas faux surtout quand on voit le slogan de la fameuse Cristina "nous savons ce qu'il faut faire, et nous savons comment le faire!"... Oui et donc quoi et comment? la reponse dans les annees a venir. Quoiqu'il en soit les elections ici soulevent moins les foules qu'en France... Le peuple semble blase que la succesion de president ne change rien.. ca se comprend!
Bon fini pour les appartes on reprend le fil du voyage. De rtour a l'hotel donc, pas le temps de se reposer. Juste celui de se doucher avant de retourner prendre un bus a 3 heures du mat pour Ushuaia via Rio Gallegos. L'attente est longue mais une fois dedans tout s'enchaine bien. on arrive a 7 heures a rio gallegos, le temps de prendre un petit dej et a 8 heures on embarque pour Ushuaia. Avec Tecni Sur, compagnie plus rapide car les chauffeurs connaissent les douaniers qui du coup tamponnent sans verifier. Et vu que l'on passe deux frontieres en 10 heures de trajet ca fait gagner du temps. On est 5 dans le bus, qui s'arrete donc pour rentrer au chili 2 heures avant de revenir en Argentine, et dans une boulangerie excellente au milieu de nulle part, ou toute la Jet Set argentine est passee. Et 18 heures, enfin, nous voila au bout du monde.. Ushuaia! 
La premiere vision ne donne rien de special mais des frissons me parcourent le corps a chaque pas que je fais ici. On se trouve un hotel vite fait avec une grande baie vitree dans la chambre contre laquelle se trouve mon lit.. J'ai donc une vue imprenable sur toute la baie! Mais malgre la petite sieste du bus je n'ai tout recupere et apres un petit the je me jette au lit! Et j'avais bien besoin de sommeil car je me reveille 12 heures plus tard a 9 heures. Il fait super beau je prend quelques photos depuis le lit et apres un bon petit dej on va se renseigner sur les excursions a faire. Premier choix le tour en bateau dans le detroit de Beagle, puis parque National et Glacier Martial. On a deux jours de plus ca devrait le faire. Sauf qu'en quelques heures on fait connaissance avec la specificite d'Ushuaia... Les changements climatiques. Apres le soleil et le calme, le vent arrive emmenant des nuages qui rapidement font tomber des trombes d'eau et sont chasser par un nouveau coup de vent qui emmene d'autres nuages charges de neiges. Tous renseignements pris on rentre a l'hotel sous la neige pour se faire un bon repas et esperer un meilleur temps pour le lendemain. On mange donc bien, on discute un peu avec les gens de l'hotel et dodo. Lendemain on se leve tot mais le beau temps n'est pas la. On opte donc pour la journee parque national en esperant le beau temps le lendemain pour le bateau. On monte dans un bus (40 pesos aller-retour pour 40 minutes de route voleurs!!) et on arrive au parc (20 pesos pour les etrangers 6 pour les argentins voleurs!!!!). Mais tout cela vaut bien la peine. On se sent vraiment au bout du monde. On suit le petit chemin qui longe la cote dans une foret et a chaque point de vue la meme claque. L'ocean d'apparence calme est parseme d'iles, veritables montagnes dans la mers. Ici se trouve la queue des andes. Une cordilliere qui s'est dechiquetee laissant quelques morceaux partout. Ca c'est pour l'arriere plan. Car le premier est occupe par une multitude d'animaux. Cormorans, Oies sauvages, lapins a profusion, condors... les bruits sont partout et en meme temps il regne un calme difficilement descriptible mais facilement perceptible. On arrive a la baie de Lapataia apres 3 heures de marche. On traverse le canal par une petite ile qui fait la jonction et on se dirige vers la laguna negra, un turbier en formation. Puis c'est la castoreraie ou on ne voit pas de castors masi bien leurs cabanes et leurs barages. Enfin, apres 6 heures de marche, on atteint la fin de la route 3, endroit du monde le plus au sud ou une voiture peut acceder. Le soleil y refait une apparition appreciee et c'est l'heure du retour. on attend le bus une heure mais il ne vient pas.. heureusement un chauffeur de la meme compagnie passe par la avec un couple d'espagnol et nous ramene a l'hotel sinon c'etait a pied! De rtour meme refrain que la veille, repas et dodo tot. 
Je me reveille le lendemain avec une tempete de neige dehors, mais c'est le dernier jour pour le bateau alors je tente ma chance. Le matin pas possible, je repasse l'apres-midi sans Nestor, pas rassure sur l'eau par beau temps, donc qui reste a l'hotel sous la tempete!!! Et encore une fois, naviguation annulee... je ne verrais donc pas les loups de mers!
Je rentre a l'hotel un peu contrarie, mais dehors avec la neige c'est tout de meme magnifique je veux prendre deux ou trois photos et je me rend compte que mon objectif est bloque! plus moyen de zoomer. Je vais devoir prendre toutes mes photos jusqu'au retour en France ou je ferais marcher la garantie a moins qu'ils ne me le reparent a Buenos Aires... Ca finit de m'enerver, du coup on se decide a faire la fete avec Nestor et on embarque avec nous deux espagnoles de l'hotel. Pas grand monde de sortie, mais on rigole bien et on rentre a 5 heures du mat a l'hotel.. l'avion que l'on devait prendre a 11 heures ayant ete repousse a 14 heures. Dodo, grasse mat', je fais mon sac et hop a l'aeroport. Si tout se passe bien on sera a buenos aires a la bonne heure pour faire la fete! Mais non!!!! la tempete de neige est pire que jamais et apres 3 heures d'attente on apprend que notre avion ne viendra pas nous chercher.. Il faut attendre que des places se liberent sur Aerolineas, et la compagnie nous transferera dessus! Avantage pas d'escale, le vol va direct a BA, inconvenient on ne sait pas a quelle heure on va partir. On tue le temps comme on peut en jouant de la guitare, discutant avec un couple d'anglais en annee sabatique qui on aussi tout traverser depuis Mexico, un couple de francais en vacances entre deux saisons... Rien de bien folichon! En plus on se tappe encore la bande d'israeliens qui nous suit depuis calafate et que je peux pas sentir.. C'est bizarre car il y en a enormement qui voyagent en amsud. Quand ils sont deux ce sont des gens adorables et a partir de trois plus personne n'existe a part eux! Depuis Mexico c'est la meme chose. Ils ne disent bonjour a personne essayent de passer devant tout le monde en permanence se relayent sur Internet quand c'est gratuit pour que personne exterieur a leur clan ne puisse y acceder et ne comprennent subitement plus l'anglais et l'espagnol quand tu essayes de leur expliquer. C'est con a dire mais a plusieurs je ne peux plus les supporter et Nestor non plus! On a croiser une dizaine de groupes, et tous sont comme ca.. Encore plus etonnant quand on a parle avec deux d'entre la veille, que la soiree s'est bien passe et que le lendemain ils ne repondent meme plus a un bonjour quand leur amis sont arrives. Apres 8 heures d'attente je suis donc un peu tendu mais je me calme quand on me donne enfin une carte d'embarquement! Depart prevu a 1 heure pour une arrivee a 4 heures du mat. Je m'endors l'esprit tranquille jusqu'a ce que Nestor me reveille. On nous appelle pour le vol il est.... 3 heures du mat. Comme des zombies une nouvelle fois, on rentre dans l'avion et dodo jusqu'a Buenos Aires qu'on atteint enfin a 6h30 du matin... 24 heures de retard (mais ca reste moins que les 50 du bus)..
On se jette dans un taxi direction l'hotel.. Apres quelques hesitations on le trouve enfin mais il est complet jusque lundi! Le mec nous trouve sympa et va essayer de virer deux types qu'il aime pas pour nous donner leurs places.. C'est pas gagne, verdict dans 1 heure maintenant. Au pire, on a reserve pour une semaine a partir de lundi et d'ici la on peut etre loges par Paola, l'argentine rencontree a l'hotel de Salta.. 
Voila, apres le froid, les trajets interminables et la magie de la Patagonie, nous voila au chaud pour un petit moment a Buenos Aires capitale de la fete! Ce qu'il nous faut car c'est notre derniere semaine en commun avec Nestor. Lui va rester,et il sera temps pour moi d'entamer l'ultime remontee vers le Bresil et Rio...
1 mois de soleil pour rentrer bronzer et enerver tout le monde!!!! enfin!

Par MoalitO
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Mardi 23 octobre 2007
Apres 4 jours de calme et de marche, il est temps de reprendre la route pour continuer la marche vesr le sud austral. Mais encore une fois il est dur de quitter ce petit paradis. Love dans une vallee et entouree de montagnes enneigees et de lac, on se sent vraiment bien a El Bolson. Des vendredi soir, on etait accueillis chaleureusement par le proprio de l'hotel. Le temps d'aller faire quelques courses et on se retrouvait a l'hotel pour se faire un petit festin reparateur du bus. On en a pas pour cher et on a surtout des reserves pour les 4 jours. Dodo de bonne heure pour se reveiller tot et aller faire un tour a la feria du samedi. Veritable institution dans la region, les artisans, producteurs et pour la plupart chevelu et habilles bien roots vienent sur la place centrale vendre leurs produits. Du fromage, chocolat, pain, miel, colliers, bracelets, percus.... de tout pour tous les gouts. L'occasion d'une belle balade et de belles rencontres. LEs gens sont ouverts accueillants et tous contents de nous montrer et de nous apprendre leur art. Une artisane nous apprend ainsi de nouveaux points pour faire les bracelets et nous presente sa mere et son mari. Il vivent tous au pied de la montagne quelques kilometres a la sortie de la ville. Une grande discussion s'en suit et apres une bonne heure on continue notre chemin. On cherche une petite soiree feu guitare dans les environs, mais ce soir c'est la fete au centre culturel. De la musique et du theatre, a voir... Tous les samedis ils organisent des petits evenements dans la salle pour qu'elle ne disparraisse pas. Un projet de casino avait ete imagine pour la remplacer mais les habitants resistent farouchement de peur de perdre leur tanquillite. Ainsi des dessins representant le casino entoure de la prison, de prostituees, et d'hotel de luxe ont fleuri un peu partout dans la ville, pour refuser ce mode de vie! Et pour le moment ca marche. Apres un nouveau bon repas on se dirige donc vers la salle. Fermee a 22h30 on se fait inviter a boire une biere par Mario un mec d'un village a cote qui accompagne sa femme vendre son artisanat. Encore une fois bien sympa et petite discussion toujours sur les differences europe argentine bien instructive. Mais il fait froid et on se refugie dans la salle assiter aux concerts qui commencent. En premier deux petits jeunes, l'un a la guitare et l'autre au bandoneon. Ils sont un peu stresses, font quelques pains, mais la musique est belle et le public plus qu enthousiaste. On remarque ainsi avec Nestor au'on est les seuls etrangers au village. On est pas les seuls a remarquer, tout le monde nous observe... Un petit air de Corse!!
Entre chaque groupe un clown et un transexuel font le spectacle et nou sfont bien rire. On enchaine avec un groupe percu bresilienne avec 6 chanteurs. Bien rythme, avec des petites notes d'humour.. Bref une bonne soiree. On rencontre encore deux troi spersonnes toutes au courant de notre souhait de jouer un peu de guitare. On nous propose plusieurs endroits differents mais apres deux nouveaux groupes il est 4 heures du mat et on rentre se coucher. Dimanche c?est le jour ou personne ne fait rien... et on fait comme eux, dissuades par le mauvais temps d'aller se balader. Du coup on reste toute la journee a l'hotel a jouer de la guitare. J'apprends des nouveaux morceaux et surtout des nouveaux rythmes durs a assimiler pour ma main droite trop rock et reggae. Mais ca rentre progressivement avec de la Rumba et du Joropo au programme et Nestor en prof. Les doigts bleus je m'endort vers 20 heures... Une bonne nuit pour se reveiller tot et partir se balader a la montagne. 7h30 on est donc sur le chemin qui mene a un mirador. Celui-ci surplombe une autre vallee que traverse le rio azur avant de se jetter dans un lac toujours au pied des montagnes enneigees. De l'autre cote ce sont les cotes du Chili. On est a 1500 metres (en fait le village n'est pas a 300 mais a 1300 metres...) il fait bon et les montagnes les plus hautes ne sont qu'a 2300 metres. Ca sent la fin de la cordilliere. On poursuit le chemin dominant la vallee jusqu'a la cabeza del indio, une roche en forme de visage humain. Pause photo et on poursuit vers la cascade escondida.. deux solutions, la plus raisonnable est de redescendre a l'entree du chemin officiel, la deuxieme suivre un autre chemin plus pret qui nous semble aller dans la meme direction. Evidemment on choisit la deuxieme et on met 3 heures pour rejoindre la cascade qui etait normallement a 1 heure. Mais la balade valait la peine, au milieu d'une foret avec toujours ces montagnes et ces rio...Seul moment penible lorsqu'on arrive a 200 metres de la cascade... avol d'oiseau, mais que les proprietes nous empechent de rejoindre. Apres avoir desesperement cherche un chemin entre deux d'entre elles, on trouve une vieille senora qui nous autorise a passer. Ouf! Les chiens des autres nous avaient dissuader de passer sans permission. 
On arrive ainsi a la cascade escondida, mignone apres 6 heures de marche sans une goutte d'eau qu'on a oublie a l'hotel. Du coup on prend a nouveau le chemin des ecoliers, coupant a travers la montagne pour rejoindre le village et la fabrique de biere artisanale. Cette fois tout se passe bien et apres 20 minutes on rejoint le cimetiere a l'entree de la ville, puis le camping producteur de cerveza, mais celui-ci est ferme! on se contentera d'une bouteille d'eau achetee a la station service suivante. Du coup on rentre a l'hotel bien morts avec juste le temps de se renseigner pour les bus direction Calafate. La, mauvaise surprise, il n'y a pas de direct. Il faut rejoindre Rio Gallegos tout au sud en 25 heures et prendre un Collectivo qui nous emmenera a Calafate en 4 heures supplementaires. Pas le choix, c'est donc pour le lendemain!
 De retour a l'hotel on rencontre Christian, un nouveau fou qui traverse l'amerique du sud a velo. Il est suisse, fume comme un pompier, n'etait absolument pas sportif avant de partir, mais il s'est embarque pour deux ans dans ce delire. A l'en croire, seule la premiere semain est difficile.. J'ai du mal a le croire mais bon.Je mettrai plus tard l'adresse de son blog en lien.. Du coup aujourd'hui on s'est fait une derniere petite balade avec lui, et dans 1 heure c'est le bus pour Rio Gallegos.
Ensuite ce sera Calafate, Ushuaia et retour a Buenos aires. Le froid approche!!
Par MoalitO
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Samedi 20 octobre 2007
Voila, la grande entree en Patagonie a ete effectuee sans encombre. 20 heures de bus qui sont passees pour une fois trop vite! Car les bus en Argentine c'est cher mais vraiment confortable. Apres un bon repas et un bon film je me suis endormi vers 23 heures, et reveille a 8 heures comme une fleur pour le petit dej. On etait a l'arriere du bus du coup on pouvait s'etaller completement du bonheur. Apres le petit dej, premieres visions de la patagonie. C'est comme la pampa, mais sans nature.. Du sable, de la pierre et rien de plus. Du coup je me rendort pour me reveiller a 13 heures pour le nouveau repas! Et la le paysage n'a plus rien a voir.. on est a nouveau dans les andes et pour la premiere fois les sommets sont completement enneiges a pourtant faible altitude...On sent qu'on va vers le sud.. Un Rio apparait, et les arbres morts de soifs se sont poses autour. Du bleu turquoise, le vert des arbres, le blanc de la neige et les couleurs de la montagne aux formes bizarres... c'est du bonheur pour mes yeux qui ne decollent pas. Jusqu'au traditionnel bingo du bus. Je n'ai pas envie de jouer mais Nestor prend un carton. Il a pas trop de numero me le refile et 10 minutes plus tard BINGO!!! et hop une bouteille de vin pour bibi! Du coup entre les caves a vins de Mendoza et le bingo du bus, la pause bibine c'est pas pour tout de suite. On boit la bouteille avec un argentin du siege d'a cote. 
Vers 14h30, pause a Barriloche, la suisse de l'argentine. Un village autour d'un lac entoure de montagnes. C'est beau mais couvert de nuage.. on remonte et deux heures plus tard nous voila a El Bolson a 150 km plus au sud. Et c'est TROP BEAU. La aussi les montagnes enneigees (on est pourtant qu a 300 metres d'altitude le plus bas depuis pres de 3 mois et demi....), mais plus de soleil et des gens adorables. Les prix sont beaucoup plus bas qu'a Mendoza et les possibilites de balades infinies. On s'y attaque demain et quand on sera fatigues ce sera direction El Calafate.
Pour l'instant pas la trace d'une dread blonde a Florent Pagny.. dommage je lui aurais bien explique ma liberte de pensee!!! Peut -etre plus tard.
Par MoalitO
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Jeudi 18 octobre 2007
Ca y est on y est.. La derniere grande descente vers le sud commence ce soir, avec 20 heures de bus pour rejoindre El Bolson, petit village hippie au sud de San Carlos de Bariloche, et debut de la Patagonie argentine. Point de depart : Mendoza, ville tres agreable ou on s'est pose il y a deux jours. Les trois dernieres jours ont fait du bien et on permit de recuperer les forces perdues a dormir sur un toit apres des nuits de fete!! Une premiere vraie nuit dans un lit au meme hotel de Cordoba, suivie de 10 heures de sommeil dans le bus de Cordoba et Mendoza puis une bonne nuit dans un nouvel hotel a Mendoza m'ont redonne les forces necessaires pour attaquer une des regions les plus sauvages qu'il existe. Dans le bus je n'ai rien rate... Chaque petit reveil me donnait la meme vision, une pampa completement plate et remplie de champs et de betail. Seule animation, et pas de plus agreables, en arrivant dans la banlieue de Mendoza sur l'autoroute, des petits gamins s'amusent a jeter du pont des paves sur les bus. Un atteint notre pare-brise. Resultat des eclats de verres qui recouvrent les nanas du premier rang pleines de coupures. Nous on est au deuxieme et on a rien recu. Sympa l'accueil! Ici, ils appellent ces gamins des banlieues "les negros". Rien a voir avec la couleur de peau ou les origines, seulement a leur niveau de vie similaire a celui des noirs des banlieues americaines. Limite quand meme...
Deuxieme mauvaise surprise Mendoza coute cher! On nous avait prevenu, mais en descendant vers le sud les prix double. On se trouve quand meme un petit hostel sympa a 30 pesos la nuit, bar, table de ping pong, congas et... beaucoup d'americains! ou en tout cas anglophone. Du coup apres une bonne nuit, on decide de ne pas passer par l'hotel pour les excursions et bien nous en prend car on paye trois fois moins cher qu'avec eux. Apres une matinee a se renseigner et a se balader dans une ville tres sympa, propre, pleine de places qui fait bien penser a ceratines villes francaises, on monte dans un collectivo pour Mupai un petit village voisin. Objectif: visite d'une bodega (cave a vin) et bien sur degustation. On fait donc le petit tour de l'exploitation, des vignes jusqu'a la cave, en passant par tout le processus de fabrication.. Un francais qui decouvre le vin en Argentine, je sais ca fait un peu de la peine. Mais j'apprecie, surtout la degustation! Apres trois petits verres on achete une bouteille qu'on rentre se boire a l'hotel, apres s'etre une derniere fois laisser entrainer a flaner dans les rues de Mendoza. L'hotel propose un barbec a 25 pesos, la encore trop cher, on connait les prix de la viande maintenant.... On se contente de la bouteille et on va se coucher tot, pour se reveiller a 5 heures et filer au Puente Del Inca. Mission accomplie sans trop de difficultes, mais a peine dans le bus on s'endort comme des masses. 4 heures de trajet dont je ne vois que la derniere.. en pleine cordilliere des andes. On est qu a 2000 metres mais les sommets enneiges nous entoure.. La montagne est belle, pleine de couleurs et la nature verdoyante ca fait du bien! 
Apres 4 heures donc, on atteint le puente del inca. Un pont naturel dont se servait les incas pour traverser le rio. Fait de sel, il etait regulierement solidifie par les irrigations oeuvres des incas. Les couleurs sont belles, les environs majestueux. On se decide pour aller jusuq'a un mirador a 3 km de la pour observer l'aconcagua plus haute montagne des ameriques. On a 40 minutes pour l'aller-retour, donc on file. Heureusement a mi-chemin, un couple d'argentins en lune de miel que Nestor a pris en photo au pont de l'inca, passe en voiture et nous embarque. 10 minutes plus tard on se retrouve donc en face de l'aconcagua, fier, qui domine l'amerique de ses 6959 metres. Pas d'escalade mais un reel plaisir a l'observer. Des flaques de neige nous entourent malgre une temperature plus qu agreable! On prend tellement de plaisir a rester la que le temps passe... On s'en rend compte et on file sur la route ou le bus passe juste a ce moment. Le chauffeur sympa accepte de s'arreter hors d'un arret normal (il nous fallait redescendre au pont de l'inca normallement) et nous embarque. Heureusement le prochain a 17 heures nous aurait fait rater le bus du soir pour El Bolson! Le retour passe vite tant les paysages sont magiques. Montagnes, lacs azurs, petits villages, et a une heure de Mendoza on quitte la cordilliere pour retrouver cette fameuse pampa, plate et monotone. Et la nous voila de retour a l'hotel, apres une grande discussion avec un bouquiniste argentin fan d'Edith Piaf, attendre le bus de 20 heures. 
Des trajets si longs il va falloir s'y faire car j'ai pris une grande decision ces deux derniers jours... aller jusqu'au bout du delire, au bout de l'amerique et presque au bout du monde: a Ushuaia. Ca coutera peut-etre un peu plus cher (obligation de prendre un avion pour rentrer sur Buenos aires.. meme prix que 4 jours de bus), ca me prendra du temps sur Buenos Aires, mais etre si proche et ne pas y aller ce n'est pas possible!! 
Au programme des prochains jours donc, je termine de recuperer a El Bolson, puis Calafate et le glacier du Perito Moreno et enfin Ushuaia avant un retour sur Buenos Aires debut novembre.
Patagonie nous voila!
Par MoalitO
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